Lien vers l'Index général des pages du site sens de la vie

Devenez membre privilégié en cliquant ici

8 visiteur(s) et 0 membre(s) en ligne.
Recherche
SVP utilisez le moteur de recherche, en bas de page, avant de créer un nouveau sujet. Si celui-ci existe déjà, utilisez le pour vous exprimer.
  Sens de la vie - Forums [ Accueil ] · [Anonyme - Connexion] · [ Déconnexion ] Lettre de diffusion:  lundi 24 février 2020
 
Forums
  • Forums
  •  
     
    Activité du Site
    Pages vues depuis 13/10/2003 : 24 742 520
    • Nb. de Membres : 709
    • Nb. d'Articles : 0
    • Nb. de Forums : 40
    • Nb. de Sujets : 0
    • Nb. de Critiques : 0

    Top 10  Statistiques

     
    Modéré par : Moderateur 
    Index du Forum » » Initiatives positives et signes d'espoir » » Survivance et réussite des entreprises artisanales françaises  
    AuteurSurvivance et réussite des entreprises artisanales françaises
    chenoa
    1217       

    chenoa
      Posté : 10-07-2009 08:09



    Survivance et réussite des entreprises artisanales françaises





    L'entreprise Jean de Bonnot. Editeur indépendant et fier de l'être, l'entreprise Jean de Bonnot édite des œuvres tombées dans le domaine public. "Nous les imprimons comme au XVIIIe siècle, sur du papier chiffon, indique sa patronne et propriétaire, Violaine de Vlieger. Pour y parvenir, elle fait appel à des métiers devenus rares comme celui de tanneur pour les couvertures, de graveur de fer doré pour les illustrations et partage un relieur avec la collection de La Pléiade. Hugo, Molière, Shakespeare, ses livres séduisent une clientèle soucieuse de disposer d'une "culture d'honnête homme".





    En période de crise, qui parierait sur la vitalité de sociétés qui produisent des objets vieux comme le monde, un peu poussiéreux, fabriqués à la main et de surcroît en France.... Pas foule. Et pourtant, certaines entreprises artisanales, parce qu'elles sont les dernières à fabriquer un objet ou parce qu'elles ont su le populariser auprès de nouveaux marchés, traversent cette période difficile presque sans encombre.

    Privilégions le « made in France »


    Voir la galerie d'images

    Pour apprendre à Voir :

    http://www.sens-de-la-vie.com


    [ Message édité par : chenoa : 19-08-2012 05:59 ]

      Profil  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 11-07-2009 03:47



    Merci beaucoup Chenoa

    C'est une excellente idée.

    De plus tu m'as rappelé que j'avais une vaste collection de livres de Jean de Bonnot (qui les vendait par souscription), et que Bernard Van Doren - le N°1 mondial des hanches de flûte - est un ami très proche avec lequel j'ai entretenu la meilleure des relations. Sa propriété à Bormes les Mimosas est une splendeur. Je possède ici, un couteau qu'il m'a offert.

    Amitiés à tous




    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous

      Profil  E-mail  www  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 15-08-2009 04:45




    Bonjour amis des beaux métiers

    Dans cette rubrique des « entreprises artisanales françaises qui réussissent », je me dois de mentionner Moustiers et ses faïences, un village que je connais très bien.

    A 634m d'altitude, construit en ampithéâtre au creux des collines provençales, Moustiers-Sainte-Marie est un petit village situé sur un site remarquable où se côtoient lac, montagnes et champs de lavande. Au coeur du Parc régional naturel du Verdon, la cité mérite de faire partie des "plus beaux villages de France".


    Les faïences traditionnelles de Moustiers Sainte Marie



    Ici une vue générale du village




    Les ruelles de Moustiers enchantent par leur côté enchevêtré, où, après avoir gravi d'étroits escaliers à pic, on se retrouve sur des places insoupçonnées, cachées derrière les façades rouges et jaunes des maisons, aux toits recouverts de tuiles. Au gré des petites fontaines de pierres et des ruelles ombragées, on parvient au centre de la cité : la place de l'église.


    La cité de faïence

    Outre le charme de son site et de ses ruelles, la petite citée s'enorgueillit de produire de très belles faïences, qui ont fait sa renommée dans les cours d'Europe aux XVIIème et XVIIIème siècles.

    Un exemple de la faïence de Moustiers



    Cette assiette en faïence de Moustiers est caractéristique de la production française des XVIIe et XVIIIe siècles. Il y en a aussi de plus « modernes »



    Mais la nouvelle mode de la porcelaine et de la faïence fine anglaise mit fin presque fin à ces deux siècles d'intense activité.

    Cet artisanat connaît un renouveau de son activité depuis 1930. Il y a, à présent, 19 ateliers de faïence. Certains peuvent se visiter.

    L'endroit est idéal pour de belles promenades le long des nombreux chemins balisés. Ainsi, le sentier botanique de Tréguier longe la falaise à travers la garrigue et les oliveraies, jusqu'au pic rocheux surplombant le canyon d'Anguouire. A l'est de Moustiers, s'élèvent encore les vestiges de l'enceinte fortifiée du XIème-XIIème siècle : la porte du Riou, qui borde le ruisseau du même nom, reste le dernier témoignage du passé médiéval et défensif de la cité.

    Amitiés à tous



    Lire cet article sur Moustiers



    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous

    [ Message édité par : Moderateur : 19-08-2012 06:12 ]

      Profil  E-mail  www  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 17-08-2009 03:51




    Bonjour amis des beaux objets


    Dans cette rubrique des « entreprises artisanales françaises qui réussissent », je me dois de mentionner aussi les couteliers de Thiers.

    Etagée sur les flancs du ravin où coule la Durolle, une vue magnifique sur la grande Limagne et les monts Dômes et de vieux quartiers, méritent d'attirer le touriste à Thiers. La ville s'établit d'abord sur la rive gauche de la Durolle, autour de la petite église du Moutier pillée et incendiée par les Francs en 532 dont Thierry 1er, fils de Clovis en fut le chef. Elle se relève de ses ruines tandis que l'évêque de Clermont, Avitus, bâtit un sanctuaire sur l'autre rive, autour du tombeau du martyr Saint Genès. Plus tard, un château fort est édifié près de cette église et, dès lors, la ville se développe sur la rive droite; elle devient le siège d'une baronnie

    Ce sont les eaux de la Durolle qui ont fait la fortune de Thiers. Les industries du couteau y fabriquent des produits renommés depuis le 15ème siècle.


    La ville de Thiers au XVème siècle



    A peine une bourgade




    Thiers (14.000 habitants) est, depuis plusieurs siècles, le plus grand centre français de coutellerie.

    L'origine de sa spécialisation remonte au Moyen Age : selon une légende, les croisés auvergnats, lors de la première croisade, auraient rapporté d'Orient le secret de la fabrication ; en fait la métallurgie thiernoise remonte au 14e siècle.

    Le développement de la coutellerie permet à la ville d'exporter ses produits, dès le 16e siècle, en Espagne, au Pays-Bas et en Lombardie. Des lames de toutes sortes sont repassées sur les meules actionnées par la Durolle. Mais le travail du coutelier s'est modernisé et l'on ne voit plus, comme le représentait une image populaire, l'émouleur allongé à plat ventre au-dessus de sa meule, son chien couché sur les jambes pour lui tenir chaud. Les progrès de la technique et l'électricité ont donné naissance à de puissantes usines.

    Cependant, Thiers possède encore près de 300 fabricants ou artisans. Les artisans encore nombreux, affectionnent leur savoir-faire ; avec les nouvelles techniques, tout en gardant le respect de la qualité, ils créent et fabriquent. Il peuvent faire des pièces uniques et de plus grosses quantités. Thiers fut aussi jusqu'au 19e siècle un important centre papetier spécialisé dans la reproduction des cartes à jouer.


    Un exemple de coutellerie de Thiers



    Ici le couteau "Thiers" du musée de la Coutellerie



    70% de la production française de couteaux, rasoirs, ustensiles de cuisine, matériel chirurgical et autres objets tranchants sont produits par Thiers. Un Thiernois sur trois travaille pour ou autour du couteau. En 1994, la ville a créé son propre couteau, le Thiers et le festival du couteau d'art organisé chaque année en avril est toujours populaire. Par ailleurs c'est à Thiers que j'avais confié la fabrication d'un couteau de grande chasse de ma conception: l'Afrikan Hawk.

    Amitiés à tous



    Le site officiel des couteliers

    Le salon virtuel

    Annuaire des entreprises




    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous


    [ Message édité par : Alain : 22-08-2009 04:54 ]

      Profil  E-mail  www  Citation   
    chenoa
    1217       

    chenoa
      Posté : 17-08-2009 07:07



    Bonjour à tous,

    Un grand merci Alain pour la découverte des couteaux de Thiers ! L’histoire de l’origine des couteaux et de leur évolution à Thiers est vraiment passionnante.

    Leur site web est en plus très complet : sont par exemple expliquées les techniques de fabrication du couteau et d’autres choses encore.


    Il y a aussi Le musée de la coutellerie de Thiers qui comporte : un musée, des ateliers de démonstration et de fabrication, un site de plein air pour découvrir une histoire de plus de 6 siècles, tout l'art des couteliers d'hier et d'aujourd'hui et une étonnante collection de couteaux du XVIe siècle à nos jours.


    Une excellente idée de balade à faire ! Merci !

    Amitiés



    Pour apprendre à Voir :

    http://www.sens-de-la-vie.com

      Profil  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 18-08-2009 04:28




    Bonjour amis des beaux meubles

    Merci beaucoup de ton encouragement Chenoa.

    Dans mes posts précédents j’ai évoqué Moustiers Sainte Marie et ses faïences, ainsi que Thiers pour ses couteaux. Il me faut maintenant ajouter une petite ville où j’aimais faire halte sur la route de Toulouse (en venant du sud-est) et où j’ai acheté mes premiers beaux meubles, dès que je fus en mesure de le faire. Voici donc, dans cette rubrique des « entreprises artisanales françaises qui réussissent » : les ébénistes de REVEL

    Revel (8648 habitants en 2004) est une commune française, située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

    A l’origine elle fut une simple bastide, créée en 1342 au pied de la montagne Noire, par le roi Philippe VI de Valois sur la Via Tolosane sous le nom de La Bastide de Lavaur. Elle devint au XVIe siècle une place forte des Huguenots, qui fut démantelée en 1629 en conséquence de la paix d'Alès. Par sa forme octogonale et sa construction géométrique, Revel, modèle parfait de la bastide, est un exemple quasi unique en France. En son cœur, la place entourée de belles demeures aux arcades formant galeries. Au centre, l'immense halle du XIVème siècle soutenue par une forêt de piliers, de poutres et surmontée d'un beffroi, jadis tour de guet. Sous les arcades, sous la halle et tout autour, le marché du samedi matin, classé parmi les plus beaux de France, réunit la foule des revélois et des visiteurs.

    Armoirie de la ville de Revel



    Blason d’'azur à la lettre R capitale d'argent surmontée d'une couronne d'or.



    Revel doit sa renommée à un certain Alexandre MONOURY. Né en 1837 à Versailles, il était un ébéniste formé à l’école des Maîtres de la Manufacture Royale des Meubles de la Couronne. Il collabora aux grands travaux d’ébénisterie et de décoration entrepris à cette époque. A l’occasion d’une visite, il va être séduit par Revel et s'y installe en 1888. C’est un virtuose de la marqueterie. Désireux de faire partager sa passion, il va transmettre son savoir-faire à ses apprentis qui, à leur tour vont créer des ateliers. C'est à partir de cette date que commence la grande aventure du Meuble d'Art.

    A coté de Revel se trouve le lac de Saint-Ferréol, Pièce maîtresse du génial dispositif créé au XVIIème siècle par Pierre Paul RIQUET, pour alimenter en eau le Canal du Midi. Le lac de Saint-Ferréol, classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO, constitue un site touristique à fréquenter en toute saison. Avec son parc de 80 ha, ses cascades et ses allées ombragées, le site offre tous les plaisirs de la baignade, de la pêche, de la découverte de la nature ainsi que la pratique de nombreux sports : bateaux, planche à voile, tennis, équitation, randonnée pédestre et VTT, escalade, spéléologie.


    Revel Capitale du meuble d’art



    Un livre de 192 pages – 55 €



    Retrouvez les meubles de Revel dans le livre bilingue (Français-Anglais) « Revel Capitale du meuble d’art » édité par Philippe PLOQUIN et Françoise PEURIOT, illustré de plus de 450 photographies en couleur accompagné des textes de Olivier MIQUEL. Cet ouvrage est destiné à immortaliser le talent des maîtres artisans qui réalisent dans le Lauragais depuis plus cent vingt ans une ébénisterie incomparable


    Actuellement la production de meubles Revéloise fait appel à de nombreux savoir-faire : ébénistes, marqueteurs, sculpteurs, doreurs sur bois, fondeurs et ciseleurs de bronze, tapissiers décorateurs, marbriers ...Ces maîtres savent travailler, coller, polir toutes ces essences de bois dont la seule évocation invite au rêve et au voyage : acajou, citronnier, palissandre, bois de rose ou de violette. Ils galbent, sculptent, ajustent de fines pièces de bois précieux. Maîtres dans l'Art de la restauration ou spécialisés dans la reproduction de meubles anciens, ils sont aussi créateurs de meubles contemporains.

    J’ajoute que tous ces meubles sont fabriqués avec les mêmes techniques et matériaux anciens. A titre d’exemple ces artisans ont eu le génie de pouvoir refaire à l’identique le bureau à cylindres du Roi Louis XV, l’un des fleurons de la prestigieuse ébénisterie française, qui a nécessité l’intervention de 14 corps de métier différents totalisant 18000 heures de travail.

    Amitiés à tous



    Présentation de Revel

    Le livre sur Revel

    Les artisans réunis de Revel




    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous


    [ Message édité par : Alain : 18-08-2009 04:38 ]

      Profil  E-mail  www  Citation   
    chenoa
    1217       

    chenoa
      Posté : 18-08-2009 06:43




    Bonjour à tous,

    Alain, je te remercie encore pour le moment que tu viens de me faire passer par la découverte de Revel, de ses admirables artisans et de ses somptueuses collections.

    Quelle joie tout d’abord de savoir que la production industrielle n’a pas pris le dessus partout, et qu’il existe encore des endroits comme Revel où des artisans offrent le meilleur de leur savoir-faire pour créer des objets que l’on ne peut qu’admirer.

    Le site qui regroupe la liste des artisans permet de voir les différents métiers qui sont aussi passionnants les uns que les autres.

    Le bureau à cylindres du Roi Louis XV est particulièrement impressionnant quand on sait le nombre d’heures qui ont été nécessaires pour sa construction, les difficultés rencontrées pour l’imitation parfaite du bureau de l’époque ainsi que ses mécanismes...Fabuleux !

    Un grand merci encore !

    Amitiés



    Pour apprendre à Voir :

    http://www.sens-de-la-vie.com

      Profil  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 19-08-2009 06:00




    Bonjour amis des métiers manuels et de l’artisanat

    Merci à nouveau Chenoa


    Après avoir parlé de Moustiers Sainte Marie et ses faïences, deThiers pour ses couteaux et de Revel pour ses meubles, je manquerai gravement à mon devoir, en ne mentionnant pas Les Compagnons du Devoir. Les Compagnons du Devoir est le nom générique de plusieurs associations françaises, riches héritières des mouvements du compagnonnage nés à l’époque de la construction des cathédrales vers le XIIe siècle, qui encore actuellement assurent à des jeunes gens, à partir de 16 ans, une formation à des métiers traditionnels, basée sur l’apprentissage, la vie en communauté et le voyage appelé tour de France.

    Le compagnonnage était jadis, sous le régime des règlements, des restrictions et des privilèges que la Révolution renversa, le second degré du noviciat pour arriver à la maîtrise. On n'y était admis que cinq ans après avoir été reçu apprenti et sur la production d'un chef-d'œuvre. L'association des compagnons d'un corps d'état pour s'entraider, s'assister et trouver de l'ouvrage, a survécu à la chute du monopole industriel frappé par la loi du 2 mars 1791, et forme le compagnonnage en cours au XIXe siècle.

    Une légende assez répandue cite Maître Jacques (tailleur de pierre), et le père Soubise, (charpentier) et même le Roi Salomon en tant que fondateurs des compagnons. Le compagnonnage serait un reliquat des sociétés secrètes de l'antiquité. Antiquité qui avait d'ailleurs ses sociétés d'ouvriers. (voir lien)


    Emblème des Compagnons du Devoir



    Devise : "Ne pas asservir, ne pas se servir, mais servir"




    Le compagnonnage contemporain n'est plus que la survivance d'un grand mouvement d'association ouvrière qui s'est développé dans les métiers artisanaux à l'époque de la Renaissance et qui a été étouffé à la fin du XIXe siècle par l'essor de l'industrie. Il reste cependant aujourd'hui une institution de formation reconnue dans le monde artisanal et dans le monde du bâtiment.

    Partout nous pouvons admirer les travail des compagnons d'aujourd'hui : de la tour Eiffel, dont les travaux ont été conduits par un compagnon, à la restauration de l'Arc de triomphe ou de l'Assemblée Nationale, du Musée d'Orsay à l'archange du Mont Saint-Michel, de la réfection de la toiture de la gare St-Charles à Marseille, des soubassements de la pyramide du Louvre au métro de Caracas, du tunnel sous la Manche jusqu'à la restauration de la flamme de la statue de la Liberté...

    Les métiers représentés restent nombreux que ce soit dans le bâtiment (maçons, couvreurs, charpentiers...), l'industrie (chaurdonniers, mécaniciens, serruriers...), les métiers de bouche (pâtissiers, boulangers) et les jeunes ouvriers continuent à se perfectionner au travers d'un tour de France qui tend à s'étendre de plus en plus vers l'étranger. Il se crée en effet régulièrement de nouvelles étapes, notamment en Belgique (Bruxelles), en Allemagne, en Ecosse mais aussi au Canada (Montréal) et même à la Réunion. Les jeunes aspirants sont accueillis dans des "maisons de compagnons" et travaillent dans les entreprises locales tout en suivant des cours donnés par des compagnons. On parle parait-il d'accueillir bientôt des jeunes filles dans le compagnonnage, il s'agira alors d'un grand changement au sein des sociétés compagnonniques.


    Un chef d’oeuvre des Compagnons du Devoir dans la Cathédrale de Saint Maximin - Var.

    Sa construction fut décidée par Charles II d’Anjou, comte de Provence, Roi de Naples et de Sicile, suite à “l’invention” des reliques de Marie-Madeleine et de ses compagnons.



    Chaire Sculptée au XVIIIème siècle, elle est l’œuvre du Frère Louis Gudet.(photo de Choupette83)




    Les compagnons ont toujours cultivé certaines valeurs éthiques et une sorte de mystique réaliste du travail bien fait, de la richesse de l'expérience pratique et de la transmission des savoir-faire. Leur formation comprend trois niveaux,souvent assortis de rites traditionnels:

    • Apprenti ou stagiaire : jeune qui suit une formation en alternance dans un « centre de formation d’apprenti » (CFA) pour obtenir un CAP ou un BEP ; pour devenir aspirant, l’apprenti doit réaliser une « maquette d’adoption » ;

    • Aspirant ou affilié: jeune en cours de perfectionnement sur le « tour de France » ;

    • Compagnon : Aspirant qui a réalisé son travail de réception, le « chef-d'œuvre de réception » qui démontre ses capacités professionnelles.


    L’hébergement des apprentis et des compagnons se fait dans des « maisons des Compagnons du Devoir » (du moins pour l'Association Ouvrière des Compagnons du Devoir) au nombre d’une quarantaine en France, plus quelques-unes dans d'autres pays du monde.

    J’ai moi-même fait appel à eux pour réaliser une charpente traditionnelle en bois, pour une toiture à quatre pentes, destinée à être visible de l’intérieur de la maison. Ils réalisèrent un pur chef d’oeuvre. Merci à eux qui se reconnaîtront.


    Amitiés à tous




    HISTOIRE du Compagnonnage

    Le site des Compagnons du Devoir

    Musée des Compagnons du Devoir


    Découvrez la basilique de saint Maximin




    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous

    [ Message édité par : Moderateur : 19-08-2012 06:26 ]

      Profil  E-mail  www  Citation   
    Francoise
    10272       

    Francoise
      Posté : 19-08-2009 10:21


    Merci du soin que tu apportes à rassembler ces traces cher Alain !

      Profil  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 21-08-2009 04:54




    Bonjour amis des beaux métiers manuels.

    Merci chère Françoise.

    En effet j’ai pensé utile de me consacrer à faire connaître ces « traces ». En fait, bien que méconnues, les entreprises artisanales – notamment françaises – se portent bien. En dehors de celles dont j’ai déjà parlé à savoir: Moustiers Sainte Marie et ses faïences, Thiers pour ses couteaux, Revel pour ses meubles, et Les Compagnons du Devoir, soyons conscients que la France compte 217 métiers d'art officiellement reconnus par l'arrêté ministériel du 12 décembre 2003 qui sont repartis en 19 secteurs.


    "La France est le pays le plus riche au monde par son patrimoine d’artisanat d’art ", a souligné Pierre Chevalier, président de la Société d’Encouragement aux Métiers d’Art (SEMA).

    Les métiers d’art sont répartis en métiers de tradition, de création et de restauration du patrimoine. Les artisans d'art ont au moins ce point commun : ils allient la créativité et la maîtrise technique. Parmi leurs qualités premières figurent la sensibilité aux œuvres du patrimoine, la curiosité, le goût de l'innovation du travail des matériaux, et la motivation. (voir lien 1).

    Le secteur est difficile à cadrer, mais très vivant.

    Voici par exemple le nombre de professionnels en poste pour les spécialités suivantes :

    - 1400 céramistes ;
    - 300 relieurs ;
    - 15 000 tailleurs de pierre (plusieurs centaines de places sont à pourvoir) ;
    - 100 imprimeurs d'art ;
    - 128 000 professionnels dans les métiers de l'ameublement, (dont 11 000 apprentis)

    Voir lien 2 sur les métiers d’art et d’artisanat et aussi la Liste des métiers d'art en France, lien 3.


    Il existe aussi LA SOCIETE D’ENCOURAGEMENT AUX METIERS D’ART (S.E.M.A.)

    Sous tutelle du ministère délégué aux P.M.E. au commerce, à l’artisanat, aux professions libérales et à la consommation, elle a pour mission de promouvoir et favoriser le développement des métiers d’art en France et à l’international et l’encourage par des prix dans chaque département, comme celui-ci.


    Prix départemental des Métiers d'Art



    Atribué à Jean-Pierre MARTIN, restaurateur de mobilier ancien, à SEYSSES-SAVES




    Mentionnons enfin un phénomène d’engouement très perceptible:

    Le premier Salon des ateliers d'art de France ouvre ses portes au début des années 1970 au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Avec entre deux à trois cents exposants, le succès est immédiat.

    Depuis chaque petite ville cherche à créer son exposition d'artisanat d'art. Dans l'Eure, une association d'artisans d'art expose pour une journée plusieurs fois par mois dans les villages. Les grandes villes créent des évènements plus importants comme le "Marché médiéval" de Chinon où plusieurs centaines d'artisans d'art costumés exposent leurs créations le temps d'un week-end en été. Toutes les fêtes se doivent d'avoir leurs "artisans". Une affiche fait le tour des journaux spécialisés en 1985 elle s'intitule "Artisans-tomates farcies" à Rigny (Loir et Cher). La promenade dominicale des français peut inclure la tournée des ateliers. Outre l'achat de pièces authentiques, le public s'intéresse à la manière de vivre particulière de ces artisans d'art, proche de la nature. De nombreuses communautés s'installent et leurs moyens de subsistance se basent sur le revenu de l'artisanat d'art.

    Dès 1981 et l'arrivée de la Gauche au pouvoir, les cotisations minimum d'URSSAF multipliées par dix obligent de nombreux très petits ateliers à fermer. Ces marginaux vivent pratiquement en autarcie mais justifient malgré tout d'une profession, ils doivent s'inscrire au chômage.

    Le statut d'artiste-libre se complique, situé entre l'artisan inscrit à la Chambre de métiers et l'artiste du Ministère de la Culture. Le mouvement, peu structuré, puisqu'il s'agit d'un phénomène de société, s'essouffle. Mais il reste très vivant néanmoins

    Amitiés à tous



    Quels métiers d'art, pour quelles carrières ?

    Le site des métiers d’art et d’artisanat.

    Liste des métiers d'art en France






    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous

    [ Message édité par : Moderateur : 19-08-2012 06:31 ]

      Profil  E-mail  www  Citation   
    Pat
    1274       

    Pat
      Posté : 22-08-2009 10:10

    Bonjour à tous,

    Merci également pour cet exposé sur les entreprises artisanales françaises !


    Bonne journée

    Patrick

    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Pour comprendre les enjeux actuels

      Profil  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 23-08-2009 11:50




    Bonjour amis

    Merci Patrick, content que tu apprécies


    Dans cette rubrique des « entreprises artisanales françaises qui réussissent », après avoir mentionné Moustiers Sainte Marie et ses faïences, Thiers pour ses couteaux, Revel pour ses meubles, Les Compagnons du Devoir, et l’organisation des Métiers d’Art en France, j’ai envie de compléter ceci par l’évocation de Bendor, l’île des Arts (1). Petite île séparée de Bandol (Var) par un bras de mer qu’une navette traverse en un clin d’oeil. Elle est le lieu où se trouve le village des créateurs, qui comporte un atelier de souffleur de verre, des émaux, statues et fresques qui ornent les bâtiments, ainsi qu’une galerie d’art. Et ce n’est pas tout on peut notamment y organiser des séminaires et réunions (2).

    Cette initiative heureuse fut celle d’un mécène et grand ami de ma famille : Paul Ricard créateur du célèbre pastis portant son nom.


    Bendor, l’île des Arts, et l’oeuvre d’un mécène



    400.000 visiteurs convergent chaque année sur l’île




    Parallèlement à son entreprise, Paul Ricard a été mécène, et s’est engagé dans de nombreuses aventures par défi ou conviction.

    Il se posa toute sa vie en défenseur de la ruralité, de la sociabilité villageoise et de l'environnement : il dénonça souvent les grandes enseignes marchandes qui tuaient le petit commerce ou encore les négligences dans la gestion des espaces forestiers. Ainsi Paul Ricard dénonça le peu d'intérêt de l'État dans ce domaine en adressant au président Georges Pompidou une lettre appelée « Quand toute la forêt aura brûlé, il n'y aura plus d'incendie ».

    Dans les arts et la culture, Paul Ricard mit en place dans les années 60 la Fondation Paul-Ricard qui avait pour objectif de révéler et de promouvoir de jeunes talents de la littérature, de la peinture et bien d’autres. Il était passionné par la peinture et fit l’acquisition de la « Pêche au thon » de Salvador Dali.

    En sport, Paul Ricard, qui possédait près de Signes, village dans l’arrière-pays varois dont il fut le maire, un vaste domaine de mille hectares, a fait construire à côté d’un aérodrome le circuit du Castellet, qui va très vite devenir une référence des sports mécaniques : la F1 en 1971 (et jusqu’en 1990), les grands prix moto et le Bol d’Or. (2)

    Il fut aussi le mécène du navigateur Alain Colas en 1973 puis soutint Eric Tabarly en 1978 pour la conception de l'Hydrofoil, l'ancêtre de l'Hydroptère : amoureux de la mer et propriétaire d’un bateau de croisière, le Garlaban, du nom de la montagne de son enfance, Paul Ricard fit parler la passion.

    Dans sa ville natale, Marseille, il est l'instigateur, avec l'appui du directeur du quotidien La Marseillaise, Michel Montana du Mondial La Marseillaise de pétanque, dont la première édition eu lieu en 1961.

    La marque a toujours continué cette politique, même après le départ du patron, avec la création en 1988 de la Ricard SA Live Music qui organise des concerts, dont certains gratuits, avec des stars nationales et internationales, ainsi que la fondation d'entreprise Ricard dédiée a la promotion de l'art contemporain.

    Paul Ricard manifesta son amour de la mer et de la nature jusque dans ses derniers jours : il repose aujourd’hui sur une pointe des Embiez, face au grand large.


    Je vous conseille vivement d’aller voir Bendor.

    Amitiés à tous




    Lire cet article sur Bendor



    (1) Paul Ricard fit l’acquisition de deux îles : les Embiez, au large de Six-Fours-les-Plages, et qui est un haut lieu touristique de la Côte d’Azur ainsi que l’île de Bendor au large de Bandol, un endroit plus intimiste et plus personnel.

    (2) Bendor propose aussi l’emblématique hôtel*** Le Delos, des restaurants le Musée des Vins et des spiritueux, et une multitude de plaisirs culturels, gastronomiques et sportifs pour savourer chaque instant.

    (3) Le circuit a été racheté en 1999 par Bernie Ecclestone, le patron de la F1, qui en a fait un circuit de tests ultra moderne, mais sans spectateurs ni compétitions.




    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous


    [ Message édité par : Alain : 23-08-2009 11:59 ]

      Profil  E-mail  www  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 14-09-2009 04:43



    Bonjour amis des beaux métiers

    Aux portes de Paris, dans un cadre idyllique, artisans et stagiaires travaillent dans la plus grande discrétion. C’est ici, à la Fondation de Coubertin, que sont réalisées des merveilles de métal, de fonte, de pierre ou de bois. A une semaine des Journées du patrimoine, visite au coeur d’un savoir-faire français exceptionnel.

    Voici qui va bien compléter les articles précédents sur le talent des artisans français.

    Les magiciens du patrimoine




    La statue de Louis XIV et son cheval, après une profonde restauration, sont en train d’être patinés avant d’être réinstallés sur la place d’Armes devant le château de Versailles.





    Voir la galerie d’images





    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous



    [ Message édité par : Alain : 14-09-2009 04:46 ]

      Profil  E-mail  www  Citation   
    chenoa
    1217       

    chenoa
      Posté : 04-04-2010 18:00




    Bonjour les amis,

    Dans cette rubrique des « entreprises artisanales françaises qui réussissent », après avoir mentionné Moustiers Sainte Marie et ses faïences, Thiers pour ses couteaux, Revel pour ses meubles, Les Compagnons du Devoir, et l’organisation des Métiers d’Art en France, Bendor l’île des Arts, complétons aujourd’hui la liste avec la prestigieuse cristallerie de Baccarat.

    Baccarat est une ville d’environ 5000 habitants du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département de Meurthe-et-Moselle, en Lorraine. Ville très dynamique avec ses nombreuses entreprises, commerces et associations, Baccarat est particulièrement reconnue pour son fleurissement et a le titre de « Ville et Métiers d’Arts » grâce notamment à sa Cristallerie qui compte 24 Meilleurs Ouvriers de France et au projet « Pôle Bijou » qui mêle Innovation et Arts.




    Baccarat a obtenu 3 fleurs grâce à son fleurissement très apprécié des habitants et des touristes qui rend la ville très agréable.





    La cristallerie de Baccarat



    Le nom Baccarat apparaît pour la première fois en 1291. Le village se développe rapidement, en plus de son vin réputé, la cité est surtout renommée pour ces drapiers. Baccarat possède outre des tanneries, des taillanderies florissantes, des moulins à farine et même un petit hôpital : c’est une ville en pleine prospérité.

    Mais le bourg va se développer davantage grâce à la création en 1764 de la verrerie sainte-Anne dont Louis XV autorise la création. Il ne s’agissait à la base que de produire de simples miroirs ou vitres. Mais en 1816, avec l’arrivée du premier four à cristal, la production prit un nouveau tournant avec la multiplication des commandes pour de nombreuses familles royales et chefs d’Etat : les rois Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe, l’Empereur Napoléon III, les palais de Constantinople, le Tsar Nicolas II, les Présidents de la République…et plus généralement les amoureux de la qualité et des belles choses.



    Image Baccarat



    Baccarat commença donc à se forger une réputation de qualité et de finesse bien au-delà des frontières françaises notamment grâce à la présence d’œuvres en Baccarat aux expositions universelles. Peu à peu, Baccarat s’internationalise et ouvre des comptoirs partout dans le monde (dès 1885!) et au début des années 1900, la production de flacons de parfum prend son essor pour le bonheur de marques telles que Coty, Houbigant, Patou, Schiaparelli, Elizabeth Arden, Guerlain, Dior, Montana, Versace, Lancôme…

    En 1993, Baccarat lance sa première ligne de bijoux... et invite régulièrement des créateurs à imaginer des pièces exceptionnelles qu’ils réalisent avec les Meilleurs Ouvriers de France. Très vite, Baccarat acquiert ses lettres de noblesse en tant que joaillier en mariant avec délicatesse les métaux précieux, les pierres précieuses ou fines, renforçant encore plus la magie du cristal.


    Mais l’univers de la cristallerie est avant tout un ensemble de savoir-faire extraordinaires (1), voici une description d’une journée dans la cristallerie de Baccarat par Courrier International:


    « Le cristal est cueilli dans le four pour être travaillé par les verriers. (...) Sous l’impulsion d’un souffle expert, cette matière brute se transforme alors en une boule dont la forme sera travaillée et affinée par des outils rudimentaires : palette de bois, pince, compas, ciseaux. Mais c’est la précision et l’habileté des gestes du verrier qui émerveillent : comment un processus de fabrication aussi archaïque et entièrement manuel donne-t-il naissance à des objets qui ne souffrent aucun écart, aucune imperfection, et semblent absolument identiques ?

    On dit qu’il faut quinze ans pour faire un verrier, pour qu’il dompte et apprivoise le processus de fabrication du cristal. René Vinter fait partie de ceux qui excellent dans cet art : c’est l’un des vingt-cinq meilleurs ouvriers de France que compte Baccarat, le nombre le plus élevé de cette élite d’artisans parmi toutes les maisons de luxe françaises. (...) “Ça ne sert à rien de souffler fort ; il faut souffler du ventre”, explique René Vinter, qui a appris à travailler sa respiration comme un chanteur d’opéra qui s’ignore. Il est rentré à la “manuf’” à 17 ans ; il en a 44 aujourd’hui. Son père, ses sœurs, tout le monde y travaillait. C’était alors une évidence, pas une vocation.

    Ce qui intéresse aujourd’hui René Vinter, c’est de travailler sur de nouvelles pièces. Grâce aux designers de renommée internationale avec qui Baccarat a engagé une collaboration active depuis l’an 2000, les défis ne manquent pas. Les pièces d’avant-garde ont permis à la marque d’être bien plus qu’un symbole de tradition sur les belles tables et de se tailler une place de choix dans la création contemporaine.»


    Lire la suite



    En espérant que vous aurez apprécié l'art de la cristallerie, je vous propose de continuer la découverte par la visite du site web de La Cristallerie Baccarat, très bien fait où vous pourrez voir en vidéos les savoir-faire, les collections d'objets et bijoux en cristal, l'histoire de la maison et bien d'autres choses.

    Amitiés à tous



    Autres sources : Epik Art, le journal de l’art et de l’artisanat en France et Cristalange, blog sur le cristal.





    (1) Le cristal Dérivé du grec krustallos, “morceau de glace”, le mot désigne le cristal de roche, et par extension une qualité de verre extraordinairement pur et transparent. La recette de base est la suivante : on mélange trois parts de silice (sable blanc), deux parts de minium (oxyde de plomb), une part de carbonate de potasse, trois parts de groisil (du cristal recyclé) et quelques diverses substances chimiques, le tout étant porté à fusion à plus de 1 100 °C puis affiné, c’est-à-dire débarrassé de toutes les impuretés à plus de 1 450 °C. C’est la part de minium qui fait la différence entre verre et du cristal.

    La fabrication du cristal repose donc sur une alchimie complexe d’éléments et pour un résultat parfait, la coordination entre les différents acteurs de l’élaboration d’une œuvre est extrêmement importante. Dans le cas de la fabrication d’un simple verre 5 personnes sont nécessaires :

    - Le cueilleur qui prélève la quantité nécessaire de cristal au bout de sa canne et fabrique la paraison (coupe du verre)
    - Le careur qui souffle à la bouche le cristal en fusion pour former la paraison qui épouse la forme du moule
    - Les grands gamins qui cueillent le cristal nécessaire à la fabrication de la jambe et du pied du verre.
    - Le chef de plaque qui pose et étire la jambe du verre
    - Le second souffleur qui pose et façonne le pied du verre




    Pour apprendre à Voir :

    http://www.sens-de-la-vie.com


    [ Message édité par : Moderateur : 19-08-2012 07:28 ]

      Profil  Citation   
      
    Sauter à :
    !!!_else!
     

    Moteur de recherche interne

    Vous pouvez faire une recherche Interne dans sens-de-la-vie.com avec Google (écrire l'objet de votre recherche dans le cadre ci-dessous sans utiliser d'accents, de cédilles ou trémas. Ne marche pas si vous bloquez les pop up) ou voir les Liens sur le sommaire ci-contre à gauche classés par sites et chapitres. Une fois entré dans une page, le lien vers sa suite est en bas de texte.




    Tous les Logos et Marques sont déposés, les commentaires sont sous la responsabilité de ceux qui les ont publiés, le reste @ sens-de-la-vie.com.

    Retour au site WWW.SENS-DE-LA-VIE.COM


    Ce site a été construit avec NPDS Version Sable 5.10, un système de portail écrit en PHP. Ce logiciel est sous GNU/GPL license.