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    AuteurLa stratégie du choc !
    jema
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    jema
      Posté : 07-09-2008 20:48

    Capitalisme du désastre et spoliations durables

    Les guerres, les crises politiques et financières, les catastrophes, qu'elles soient d'origine naturelle ou humaine, sont devenues grâce à une doctrine économique dite « doctrine du choc » des opportunités sans égale pour créer et pomper de la richesse tout en éradiquant certaines classes sociales de toute une région, un pays. Certains auteurs, comme la journaliste et activiste canadienne Naomi Klein, ont pointé le doigt vers d'implacables mécanismes éminemment destructeurs qui, depuis le début des années 70, ont incarné « des moments historiques » d'enrichissement économique centripète au profit des plus forts.

    Son dernier ouvrage, La stratégie du choc, vient de paraître en librairie, et c'est un livre capital à lire en urgence !! :

    ON EN PARLE ICI

    Par ailleurs, le dernier numéro de Nexus est en kiosque avec un dossier brûlant: Catastrophes naturelles ou représailles climatiques ... le monde selon HAARP

    Une partie de ce dossier est une synthèse du livre de Naomi Klein, en voici le contenu:

    Les consortiums ainsi que les gros propriétaires fonciers, épaulés par les institutions financières internationales et des « conseillers » de la CIA en matière de contre-guérilla, se sont emparés des économies de nations entières. À la base de cette stratégie, la doctrine étrange de la « tabula rasa » ou « table rase », mais aussi celle de la « shock doctrine » ou « doctrine du choc » selon laquelle une région, un groupe social ou un pays soumis à un grand traumatisme collectif comme une guerre, une catastrophe naturelle ou un coup d'État se prête aisément à un remodelage favorable. Ainsi, les désastres, au lieu d'être des moments de crises et de dépression à éviter à tout prix deviennent des événements « souhaitables », des occasions d'enrichir ceux qui sont déjà détenteur de la richesse. Du Chili de Pinochet de l'année 1973 au 11 Septembre 2001 en passant par l'Irak, l'ouragan Katrina et le tsunami du sud est asiatique, ces « occasions en or » obéissent à une stratégie qui, très étrangement, puise ses racines théoriques dans les expériences psychiatriques réalisées pour le compte de la CIA dans les années 50 et portant sur l'emploi de la torture et du traumatisme pour manipuler les comportements.

    Au nom du FMI
    « Aujourd'hui, je démissionne de mon poste au Fonds monétaire international après douze années de service et 1000jours de travail sur le terrain, période au cours de laquelle j'ai fait avaler votre médecine et vos tours de passe-passe aux peuples d'Amérique Latine, des Antilles et de l'Afrique. Cette démission est pour moi une inestimable libération : c'est le premier pas que je franchis dans l'espoir de laver un jour mes mains de ce qui, dans mon esprit, représente le sang de millions de pauvres et d'affamés... Il y a tant de sang, vous savez qu'il forme des rivières. Il sèche aussi, il forme des croûtes sur tout mon corps. Parfois, j'ai l'impression qu'il n'y aura pas assez de savon dans le monde pour me laver des gestes que j'ai commis en votre nom. »
    Ces propos lourds en émotions et en rancœur clôturent la lettre de démission que Davison Budhoo, économiste formé à la London School of Economies, présenta au FMI en 1998. L'homme, qui est un technocrate compétent et passionné, craqua, dégoûté par les multiples malversations qu'il dut commettre au nom du FMI pour administrer à de nombreux pays le fameux « traitement de choc » à la mode néolibérale. Et si les pays en question, mis sous pression par les avis du FMI n'étaient pas dans une situation économique dramatique, l'institution monétaire n'hésita pas, selon Davison Budhoo, à trafiquer les statistiques économiques, à gonfler les dettes et autres chiffres pour faire croire que ledit pays traversait une crise financière et que la main-d'œuvre n'était pas productive. Les mesures préconisées par le FMI obéissaient et obéissent toujours à un modèle économique très particulier : celui de l'école de Chicago et de Milton Friedman.

    L'État selon le néolibéralisme
    Dans la vision du monde de Friedman, un État fort et interventionniste est incapable de générer de la croissance économique. Pour l'école de Chicago, l'État équivaut à l'immobilisme, la fiscalité, le socialisme et à la bureaucratie stalinienne. Seules les entreprises et le secteur privé ont assez de dynamisme et de capacité d'innovation pour générer de la croissance et de la richesse. Par conséquent, pour ces économistes de l'école de Chicago, il faut laisser un maximum de liberté aux entreprises, à la concurrence, à la loi de l'offre et de la demande et donc, imposer ce que l'on appelle une « contraction de la sphère étatique ». Pour ce faire, il convient de faire des coupes sombres dans les dépenses publiques - surtout dans les programmes sociaux, éducatifs et de santé publique. Il faut privatiser au plus vite les secteurs qui étaient des monopoles de l'État central l'éducation, les soins de santé, la sécurité sociale, les transports, la distribution des énergies et de l'eau. Selon Friedman et les adeptes du néolibéralisme, une fois que le secteur privé devenu maître de ces secteurs aura réalisé des profits considérables, l'argent ainsi drainé sera redistribué « par percolation » vers le bas, vers les classes sociales les plus fragiles. Mais au départ, ce sont ces classes sociales fragiles qui subiront les secousses de cette mutation économique, ce que Friedman appelle « le traitement de choc ». Dans ce traitement de choc, « les bons économistes deviennent eux-mêmes le traitement, des anticorps capables de combattre les idées et les politique anti-économiques, affirma un jour Augusto Guzzettti, ministre des Affaires étrangères de la junte militaire argentine, adepte de la politique économique néolibérale de l'école de Chicago. Le corps social du pays, lorsqu'il est infecté par une maladie qui pourrit ses entrailles génère des anticorps. Une fois que le gouvernement aura contrôlé et détruit la guérilla, l'action des anticorps cessera de se faire sentir. » Quant à Davison Budhoo, il a préconisé et conditionné tant et tant de fois l'administration de ce traitement de choc à tant de pays, traitement qui a causé tant de souffrances dans le seul but de permettre à des investisseurs étrangers de prendre des parts de marché, d'acheter à bas prix les industries dénationalisées de ces pays, qu'il en est arrivé à renoncer à une carrière pourtant prometteuse et à se mettre en danger en dénonçant la politique du FMI qu'il qualifie de génocidaire.

    Origines de la théorie du choc
    Pour comprendre comment on en est arrivés là, il faut remonter aux années 40 et à la création par le Major Rawling Rees du Tavistock Institute, vénérable institution britannique installée dans le centre de Londres qui s'intéresse de près à la manière de manipuler les groupes sociaux. Rapidement, Kurt Lewin, chercheur en psychologie d'origine allemande et fondateur en 1947 du célèbre NTL (National Training Laboratories, spécialisé dans la psychologie du comportement ou behaviorisme) rejoint Rees. Tous deux sont des hommes-clés de l'OSS, l'ancêtre de la CIA. Lewin est connu pour ses travaux en matière de manipulation du comportement des masses, des lavages de cerveau à large échelle obtenus « par des tortures et des traumas répétés... » (op cit Jim Keith, Encyclopedia ofMind Control). C'est lui qui est à l'origine de la théorie de la tabula rasa (table rase) selon laquelle si la terreur peut être induite à large échelle dans une société donnée, la société plonge alors dans une sorte d'état d'hébétude (« blank state »), une situation où « le contrôle peut facilement être obtenu à partir d'un point extérieur » (cf : Henri Victor Dicks, Fifty Years of the Tavistock Clinic, London, Routledge and Paul, 1970). Lewin affirme alors que la société, pour être contrôlée efficacement, doit être amenée vers un état d'esprit « infantile », immature, équivalent « à celui de la situation de la petite enfance », une sorte de « chaos social » qu'il labellise sous l'étrange appellation de « fluidité ». En 1963, Eric Trist, patron des administrateurs de l'institut Tavistock, résume cette approche dans l'un de ses écrits : « L'administration d'une série de chocs traumatiques successifs sur une société a pour effet de la déstabiliser » et de créer « des conditions permanentes de turbulence sociale » qui serviront à terme à générer « une société nouvelle, un nouveau paradigme de société, une nouvelle possibilité de façonner le visage de cette planète ».
    Ce chaos social, plutôt que d'être un effet indésirable est en fait recherché par certains théoriciens, notamment les économistes de la droite néolibérale américaine. Ce chaos permanent incarne en réalité une occasion unique de changer une société puisque les classes sociales les plus fragiles, qui montrent en général le plus de résistances aux changements, deviennent plus vulnérables, moins solidaires et donc moins aptes à se rebeller, ce qui permet, à court terme d'imposer un nouveau modèle de société et de faire passer des lois et des mesures qui, en temps normal, auraient sus¬citer de considérables oppositions.

    La doctrine de la page blanche
    Dans les années 50 et 60, sous l'impulsion de psychiatres travaillant pour la CIA, sont menées une série d'expériences portant sur la manipulation du comportement. L'objectif est triple : trouver un sérum de vérité, mettre au point de nouvelles méthodes d'interrogatoire et créer un super agent dont on aurait percé tous les secrets de la conscience. Deux noms se dégagent de l'armée de psychiatres, psychologues, sociologues, chimistes, militaires et agents spécialisés dans les opérations spéciales : le Dr Sydney Gottlieb, chef du département de recherche de la CIA et le Dr Ewen Cameron, son bras armé en quelque sorte qui lancera dans sa clinique privée ba¬sée au Canada une longue série d'expériences portant sur le traumatisme et la destruction de la personnalité. Ses patients, le plus souvent des femmes dépressives, en feront les frais et seront entraînées au cœur de la folie. Le but des expériences est de briser la personnalité et de voir s'il n'y a pas moyen d'en reprogrammer une entièrement à partir de zéro, d'une sorte de page blanche. Pour cela, il convient de détruire la mémoire et la personnalité du sujet par le biais de drogues, de séances d'électrochocs et de privation sensorielle. Plutôt que d'être une réussite dans le domaine de la guérison de la dépression ou des obsessions, la méthode de « psychic driving » du Dr Cameron permettra de mettre au point des outils de tortures et des protocoles d'interrogatoires très performants aujourd'hui employés aussi bien à Guantanamo que dans les prisons secrètes en Irak. Psychiatres, sociologues et économistes réalisent alors que les méthodes de déstructuration de la personnalité qui fonctionnent pour un individu peuvent également opérer sur un groupe social, voire un pays.
    Rien d'étonnant donc à ce que les croisés du néolibéralisme s'emparent de ses méthodes au moment de lancer, dans les années 70, leur train de mesures financières faites d'austérité des dépenses publiques et de généreux dons au secteur privé.

    Instaurer le corporatisme en Amérique du sud
    Dans le même temps, les spécialistes militaires en matière de lutte contre la subversion et les agents de la CIA formés à une autre école « de traitements de choc » descendent d'avions pour pratiquer des expériences d'une rare violence afin d'imposer dans le continent sud américain un nouveau modèle social : le corporatisme ou « corporativisme », à savoir l'alliance objective entre un État militaro-policier, des multinationales et des syndicats qui leur sont soumis. Au début des années 70, la Maison Blanche voit une occasion unique d'expérimenter dans le réel, à l'échelle d'un pays entier la double « thérapie de choc » : celle qui va à la fois secouer les consciences d'une population par la terreur policière et militaire et une autre, très radicale également, de type économique, qui consiste à créer pour la première fois une économie ultralibérale avec un train de mesures qu'aucun politicien américain Conservateur n'oserait appliquer dans son propre pays, tant la rigueur des sacrifices imposés à la population est impitoyable. Ce laboratoire économique premier sera le Chili qui sera suivi rapidement par d'autres pays du cône sud américain.

    L'expérience chilienne
    Le 11 septembre 1973, une junte militaire dirigée d'une main de fer par le général Augusto Pinochet prend le pouvoir, épaulée par des conseillers militaires chargés de soumettre le peuple chilien au « traitement de choc » psychologique : enlèvements, séquestrations, déportations, tortures, disparitions, assassinats deviennent le lot quotidien d'une population en état de stupeur. Dans le même temps et pratiquement dans les mêmes avions, arrivent des économistes américains et chiliens formés à école de Chicago et chargés de transformer en un temps record une économie de gauche, adepte du keynésianisme, en une économie ultralibérale : privatisation, déréglementation, baisses massives des salaires et réduction drastique des dépenses sociales. Les économistes chiliens avaient bien tenté d'introduire ces mesures en temps de paix, mais elles avaient été rejetées avec force par le parlement. Des avions de chasse, des salles de torture et des caravanes de la mort parviennent à maintenir le peuple chilien en respect et à imposer ces mesures drastiques.
    AuxÉtats-Unis, Friedman, les économistes de l'école de Chicago, certains chefs d'entreprises et les juris¬tes de la CIA se réjouissent de pouvoir enfin appliquer leurs mesures jusqu'au bout grâce à la force brute. Pinochet privatise certaines sociétés d'État, ouvre grandes les frontières aux importations étrangères en abolissant les barrières douanières, élimine le contrôle des prix, mesures très rudes dans un pays qui réglementait depuis des décennies le prix des denrées alimentaires de base. Enfin, il dégraisse singulièrement le secteur public en licenciant bon nombre de fonctionnaires. C'est une catastrophe puisqu'en 1974, l'inflation atteint les 375 %, le niveau le plus élevé au monde à cette époque. Pinochet diminue de moitié les dépenses publiques alors que les classes fortunées accroissent leurs revenus de 83 %.

    L'utopie friedmanienne
    Mais cela n'a guère d'importance pour les tenants du libéralisme de l'école de Chicago : selon eux, à un moment, les lois de l'offre et de la demande, à l'instar des lois de la nature, finiront par réguler d'elles-mêmes l'économie. Et ceux qui auront pu s'enrichir, c'est-à-dire quelques entrepreneurs locaux et propriétaires terriens liés au pouvoir, ainsi que les multinationales américaines, finiront par faire jouer l'ascenseur social et redistribuer la richesse. Car c'est bien là, la conviction profonde des « friedmaniens », des adeptes du néolibéralisme : l'État est le pire des régulateurs et ne peut mener qu'au communisme. Seule, l'entreprise privée est porteuse « d'heureuses initiatives », de « dynamisme » et est apte à redistribuer les richesses parce que les lois de l'économie peuvent jouer librement. Naïve ou non, cette croyance va guider les comportements des partenaires économiques les plus puissants de la planète pour les quarante prochaines années, des multinationales aux institutions financières internationales que sont la FMI ou la Banque mondiale. Et comme les mesures économiques, lourdes en mécanismes d'injustices sociales sont très impopulaires puisqu'elles ponctionnent la richesse des classes sociales les plus défavorisées au bénéfice des classes les plus aisées et des grosses entreprises, il faudra profiter des crises et des moments de violences pour les imposer et pourquoi pas, provoquer volontairement ces crises et ces conflits. C'est de la sorte que de nouveaux secteurs économiques émergeront de cette politique des crises : ce que l'on appellera le « capitalisme du désastre » fondé sur des entreprises travaillant dans la gestion de crises, la sécurité domestique et la reconstruction de zones détruites.

    Le néolibéralisme à l'assaut du monde
    De l'Argentine au Brésil en passant par l'Uruguay ou la Bolivie, c'est l'ensemble du cône sud de l'Amérique du Sud qui servira de zone d'expérimentation pour appliquer les théories économiques de Milton Friedman. En 1970, les 10 % des Argentins les plus riches gagnent 12 fois plus d'argent que les plus pauvres. En 2002, bien des années après la prise de pouvoir par la junte militaire de Videla (en 1976) et l'application de la stratégie du choc de la droite néolibérale, ce chiffre monte à 43 % ! C'est dire si l'écart entre riches et pauvres s'est accentué. Tous ces pays voient déferler concomitamment des conseillers militaires de Washington en matière de torture et de sécurité policière pour mater les syndicats et « les forces de résistances au progrès » ainsi que des conseillers économiques sortis de l'école de Chicago chargés d'édicter des mesures radicales de privatisation, de déréglementation au profit des industries étrangères, et ce, afin d'attirer des investisseurs étrangers venus racheter à bas prix les anciennes entreprises d'État dénationalisées. Tous ces pays connaissent une inflation record ainsi que de lourdes dettes provoquées par les achats massifs en armes et en matériels de sécurité opérés par les juntes militaires au pouvoir. Comble du cynisme, ce sont les impôts prélevés sur les salaires des classes moyennes et ouvrières en voie d'appauvrissement généralisé qui financent le remboursement des dettes de l'État militaire ! Le système a été conçu de telle manière, fait remarquer Naomi Klein, que ce sont les victimes qui paient les outils de leur propre répression. Quant au FMI, il préconise bien entendu de nouvelles mesures d'austérité néolibérales et d'autres vagues de privatisations comme conditionnement à l'obtention de nouveaux prêts.
    Cette mécanique parfaitement huilée est appliquée à une bien plus large échelle en Europe de l'Est, dans les gigantesques territoires de l'ancien bloc communiste que sont la Russie, les pays de l'Est et la Chine. Quant aux désastres et aux crises permettant de vaincre les résistances des populations de l'ancien bloc communiste face à l'application du « traitement de choc » néolibéral, ces pays n'auront que l'embarras du choix : effondrement du communisme, guerre contre la Tchétchénie, le coup de force de Boris Eltsine contre le parlement russe, le massacre de la place Tienanmen sont autant de traumatismes psychologiques qui donnent toute liberté aux adeptes de l'école de Chicago de s'atteler à leurs occupations favorites : privatisations et démantèlement des services publiques. En échange des vagues de privatisation et de diminution drastique des dépenses publiques (santé, éducation, aides sociales), on promet aux Russes une aide massive de l'Occident ainsi que des prêts du FMI, mais Washington préfère laisser l'économie russe s'effondrer. Les entreprises d'État sont privatisées, démantelées et rachetées pour une somme symbolique par certains anciens membres du parti et par des structures maffieuses. C'est ainsi que se forment les énormes fortunes des oligarques pendant que les caisses de l'État central sont tout simplement pillées.

    Thérapie de choc aux États-Unis et en Irak
    L'application de la « thérapie de choc » néolibérale, qui permet aux entreprises de faire des profits comme jamais le capitalisme n'en a connu, s'est sophistiquée d'année en année, d'expérience en expérience et de pays en pays pour générer cette nouvelle forme de capitalisme, celle que Naomi Klein appelle le capitalisme du désastre. Le modèle économique ultra-libéral est certes américain, mais les conservateurs devront patienter des années, bien après l'ère Reagan, et une catastrophe majeure pour appliquer à la lettre aux USA les mesures de la thérapie de choc. Le choc traumatique des attentats du 11 Septembre 2001 permit non seulement au gouvernement Bush de faire passer les mesures sécuritaires du Patriot Act, mais surtout de faire voter devant le Congrès des coupes sombres dans les dépenses publiques, les soins de santé et l'aide aux citoyens comme jamais les États-Unis n'en avaient connus, ce qui provoqua des vagues massives de licenciements. En échange, comme promis, Bush accorda des fortes réductions d'impôts qui bénéficièrent directement aux entreprises, qui délocalisaient vers le Mexique, et aux classes sociales les plus aisées. Suite à l'application brutale de ces mesures ultra-libérales, les écarts entre riches et pauvres ont grandi comme jamais : en 1980, au moment où Ronald Reagan entamait l'amorce de la croisade fried-manienne, les PDG gagnaient 43 fois plus que le travailleur moyen. En 2005, quelques années après la thérapie de choc, ils percevaient 411 fois plus ! « Mais cette victoire, souligne Naomi Klein, ils (les cadres de la révolution néolibérale) l'ont obtenue au prix d'une perte de confiance généralisée qui résidait au cœur de la libéralisation des marchés, à savoir que la richesse accrue serait partagée. » Malheureusement, ce partage - ce que les néolibéraux appelle la percolation - n'a pas eu lieu et n'aura jamais lieu. Au contraire, on assiste à des phénomènes de concentrations et de capitalisations des richesses qui sont investies, non dans l'économie réelle mais dans une économie virtuelle et spéculative.
    Deux événements majeurs servirent de terrains d'expérimentations pour les entrepreneurs et les groupes industriels liés à l'administration Bush et au cartel militaro industriel : la guerre en Irak et l'ouragan Katrina.

    L'expérience irakienne
    L'aide massive promise aux Irakiens -sorte de mini plan Marshall- au lieu d'aller directement à la population et aux entreprises irakiennes pour que l'économie puisse redémarrer- bénéficia aux entrepreneurs américains, à des entreprises comme Halliburton, Blackwater, Bechtel etc.. C'est une véritable économie fondée sur la guerre et les désastres qui s'est développée en Irak grâce au boom de la reconstruction privatisée en zones de guerre et ce, avec l'argent des contribuables américains. Ces entreprises tirent une grande par¬tie de leurs revenus en gonflant artificiellement leurs frais généraux « de façon tout à fait licite, ces fonds ont, dans une large mesure, financé d'énormes investissements dans l'infrastructure des entreprises - les bataillons de véhicules de terrassement de Bechtel, les avions et les parcs de camions d'Haïliburton, l'architecture de surveillance mise au point par 1-3, CACI et Booz Allen. L'investissement de Blackwater dans son infrastructure paramilitaire a toutefois été le développement le plus spectaculaire, souligne Naomi Klein qui rappelle aussi que ces investissements ont permis à la société de créer une armée privée de 20 000 hommes.
    Au début de l'invasion américaine en Irak, la proportion de mercenaires et autres soldats privés par rapport aux unités militaires était de 1 pour 10. Au bout de trois années d'occupation américaine, elle était de un pour trois. Rien que Halliburton reçut un budget de 20 milliards de dollars, soit quatre fois plus que le budget de maintien de la paix de l'ONU de 5 milliards de dollars pour l'année 2006-2007. « L'Irak sous Bremer fat l'aboutissement logique de la théorie de l'école de Chicago : un secteur public réduit au strict minimum composé principalement de contractuels vivant dans une ville-État construite par Halliburton, chargés d'entériner des lois favorables aux entreprises rédigées par KPMG et de remettre des sacs de paquetage bourrés d'argent liquide à des entrepreneurs occidentaux protégés par des mercenaires, eux-mêmes bénéficiaires d'une immunité juridique absolue. Tout autour d'eux, des gens furieux, de plus en plus enclins à se tourner vers le fondamentalisme religieux, seule source de pouvoir dans un État "coquille vide" », analyse sans complaisance Naomi Klein.
    Car le peuple irakien et les entrepreneurs locaux, les grands oubliés de l'aide américaine, ne bénéficièrent jamais de l'aide promise. Le gouvernement Bush laissa volontairement s'effondrer les entreprises irakiennes ainsi que les services publiques dû pays. Aujourd'hui, plus rien ne fonctionne dans ce pays, de l'électricité à la fourniture d'eau, le ramassage des ordures, les transports publics en passant par l'enseignement au motif d'une lutte contre les anciens membres du parti de Saddam Hussein. La seule chose qui marche parfaitement est la fameuse « zone verte », sorte de ville-État en plein Bagdad, entièrement sécurisée par Halliburton qui offre aux diplomates, fonctionnaires, mercenaires et forces d'occupation un mini paradis made in USA. L'état irakien revu et corrigé à la sauce néo-libérale est devenu une coquille vide : « de même que le gangstérisme russe et le copinage à la Bush, l'Irak contemporain est le produit de la croisade lancée il y a 50 ans pour la privatisation du monde ». Cette expérience sordide fut riche en enseignements pour les adeptes de la stratégie du choc de l'école de Chicago puisque dans le cadre d'une politique de terreur constante (tortures, incessantes perquisitions, arrestations arbitraires), l'administration Bremer a fait signer au gouvernement irakien provisoire des lois ultra-libérales accordant aux entreprises étrangères une main-mise totale sur le pétrole irakien. Les entreprises comme Halliburton et consort, spécialisées dans la gestion des crises, des désastres et de la sécurité ont pu se faire la main dans ce pays pour se tourner vers d'autres nouveaux marchés, notamment le marché domestique américain.

    L'ouragan Katrina et le tsunami asiatique
    L'ouragan Katrina et le tsunami qui a ravagé l'Asie du Sud-Est ont un point commun : ce sont des catastrophes naturelles qui ont permis à certains acteurs économiques d'appliquer avec un maximum de brutalité et d'efficacité le train de mesures néo-libérales. Ces deux événements dévastateurs ont été perçus par les entrepreneurs et les économistes comme des occasions en or de repartir de zéro et de réécrire l'histoire sur une page blanche. Au même titre que la guerre en Irak fut une opportunité pour des entrepreneurs spécialisés dans la sécurité et la gestion des désastres de se tailler un marché à l'échelle d'un pays.
    À la Nouvelle-Orléans tout comme le long des côtes du Sri Lanka, de l'Indonésie, de l'Inde ou de la Thaïlande, ce sont des millions de personnes qui se sont brutalement retrouvées dépossédées de leurs terres, de leurs maisons et de tous leurs biens.

    En Asie du Sud-Est, les gouvernements ont profité de l'hébétude des populations pour leur interdire de rebâtir leurs logements sur toutes les zones littorales, soi-disant par mesure de sécurité. Toutes les terres ont été revendues à très bas prix à des chaînes hôtelières de luxe afin de faire de ces zones, des sortes de nouveaux paradis pour écotouristes fortunés. Ainsi, tous les petits pêcheurs qui vivaient sur ces côtes ont été chassés au profit des flottes de pêcherie industrielle. Les aides des pays riches auront servi finalement à reconstruire les routes et toute l'infrastructure nécessaire au développement de ce tourisme de haut vol. Quant aux victimes du Tsunami, elles sont parties grossir les camps de réfugiés et les bidonvilles des grandes cités. À la Nouvelle-Orléans, les mêmes entrepreneurs qui ont construit à Bagdad la zone verte - Blackwater, Fluor, Shaw, Bechtel ou CH2M Hill- ont envoyé leurs troupes de spécialistes, mercenaires, ingénieurs, techniciens, pour évacuer les populations défavorisées et reconstruire la ville selon leurs propres visions. Certains mercenaires étaient passés directement des rues de Bagdad à celles de la Nouvelle-Orléans. À peine dix jours après la rupture des digues, le gouvernement attribua sans appels d'offres à ces partenaires privés chéris par Bush des contrats d'urgence pour un montant de près de 3,4 milliards de dollars. L'argent, plutôt que de reconstruire des services publiques dignes de ce nom, a été confié à ces partenaires privés qui ont bien entendu bâti des écoles privées, des cliniques privées et de nouveaux lotis¬sements de luxe ultra sécurisés. « À la Nouvelle-Orléans comme en Irali, on ne négligea aucune possibilité de profit..., précise Naomi Klein. Le travail s'effectua avec une extrême lenteur. Des cadavres croupirent sous le soleil impitoyable pendant des jours. On interdit aux secouristes et à des entrepreneurs de pompes funèbres bénévoles de donner un coup de main sous prétexte qu'ils empiétaient sur le territoire commercial de Kenyon (la société privée chargée de ramasser les corps) ». Les bénévoles venus sur le terrain pour donner gratuitement un abris provisoire aux personnes sinistrées étaient très mal "vus et parfois chassés. C'est ainsi qu'une zone de catastrophe se mue en un marché rentable où la gratuité de l'aide est découragée. Autre point commun entre l'Irak et la Nouvelle-Orléans : « Comme en Irak, le gouvernement joua le rôle de guichet automatique enregistrant les dépôts et les retraits. Les entreprises retiraient des fonds au moyen d'énormes contrats puis remboursaient le gouvernement non pas en exécutant du travail de qualité mais en cotisant à sa caisse électorale ou en fournissant des bénévoles pour sa prochaine campagne... Et comme en Irak, il y avait une aversion des entrepreneurs à embaucher des résidents de la ville qui auraient vu la reconstruction de la Nouvelle-Orléans comme une façon non seulement de gagner sa vie mais aussi de guérir et de réhabiliter leurs communautés » (en fait, plus du quart des travailleurs ayant participé à la reconstruction de la ville étaient des immigrants illégaux bien moins payés que les populations locales). Toutes les classes sociales les plus fragiles ont ainsi été chassées de la ville. Tel est le modèle de société rêvé par l'école de Chicago. Le gouvernement central devenu « État corporatiste » devient un simple fournisseur de budgets pour le secteur privé. Quant aux grandes entreprises, à l'instar de l'État, elles deviennent également des coquilles vides, ne conservant qu'un conseil d'administration, des cadres pour les décisions stratégiques et un secteur marketing et publicité. La production est le plus souvent délocalisée dans des pays où la main-d'oeuvre, docile, représente un coût négligeable ou bien, elle est déléguée à des entrepreneurs sous-traitants travaillant aux frontières de la légalité et qui sont capables de comprimer au maximum les coût salariaux. Dans un tel mode de fonctionnement, les liens de solidarité entre classes sociales sont coupés. Les classes aisées financent des services publics (enseignement, sécurité, soins de santé, énergie, communication, etc.) performants à leur bénéfice exclusif dans des ghettos pour riches tandis que l'État central déficient et vidé de sa substance assurera la stricte survie des classes moins favorisées, incapables de se payer une sécurité sociale décente, des soins de santé adéquats ou un enseignement valable. Ces classes sociales prolétarisées vivent dans d'immenses banlieues laissées à l'abandon. C'est le mode de fonctionnement vers lequel se dirige petit à petit l'ensemble du territoire américain. Ainsi suite à l'ouragan Katrina, certains comtés occupés par des populations nanties se sont dores et déjà retirées des services publiques généraux. Ils ont confié leurs impôts à des firmes privées qui leur assurent des services publics haut de gamme dans des sortes de « zones vertes » construites sur le modèle de celle que l'on trouve à Bagdad alors que les quartiers défavorisés deviennent des zones de non-droit où tout est laissé à l'abandon. Ce genre d'expérience s'est étendu dans certains quartiers riches à Atlanta. Naomi Klein conclut en ces termes : « II n'y a pas si longtemps, les désastres étaient des périodes de nivellement social, des moments d'exception où des communautés fragmentées mettaient leurs divisions de côté et se solidarisaient. De plus en plus, cependant, les désastres ont l'effet contraire : ce sont des fenêtres ouvertes sur un avenir cruel et impitoyablement fractionné où l'argent et la race sont les conditions de survie... Partout où elle a triomphé, l'école de Chicago a créé un prolétariat permanent dans lequel se retrouve de 25% à 60% de la population. C'est toujours une forme de guerre. Lorsqu'on impose un modèle économique belliqueux fait d'évictions massives et de cultures mises au rancart à un pays déjà ravagé par un désastre et marqué dans sa chair par un conflit ethnique, les dangers sont encore plus grands... ». Ce nettoyage par le vide grâce à la crise et au désastre est devenu pour les entrepreneurs ce que l'on nomme des moments uniques de « destruction créative » qui permettent de générer des profits sans précédents et à l'état central de se désengager au profit du privé. « Les infrastructures publiques du monde entier sont soumises à une pression sans précédent en raison des ouragans, des cyclones, des inondations et des feux de forêt, autant de phénomènes dont la fréquence et l'intensité s'accroissent. On n'a aucun mal à imaginer un avenir dans lequel un nombre de plus en plus grand de villes, voyant leurs infrastructures fragiles et négligées depuis trop longtemps détruites par des catastrophes les laisseront pourrir sur place, sans restaurer ni réhabiliter leurs fonctions essentielles. Les nantis, eux se réfugieront dans des enclaves résidentielles protégées où des fournisseurs privés répondront à tous leurs besoins »


    Peut-être, par souci de ne pas choquer plus encore le lecteur non averti, Naomi Klein n'est-elle pas allée jusqu'au bout de ses pensées ... je le fais pour elle:
    Il est permis de se demander si tous ces évènements auxquels elle fait référence ne sont-ils pas délibérément provoqués il est même légitime aujourd'hui de franchir le pas au vu des milliers d'articles et vidéo sur Internet (et peut-être bientôt dans nos grands médias !!) concernant le 11 septembre, HAARP et tous les autres fléaux, savamment orchestrés, s'abattant sur l'humanité

    http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=4698&forum=5&a_p=

    ** Sans compter les évènements postérieurs à la rédaction de son ouvrage, tels le tremblement de terre au Sitchuan ainsi que les ouragans en cours !!!!

    Après la lecture de ce livre le lecteur non encore "éveillé" (et il y en a encore beaucoup trop ) aura toute la compréhension et l'esprit d'analyse nécessaire (en tout cas c'est à souhaiter !!) pour pouvoir décrypter finement les stratégies et bouleversements à l'oeuvre dans le monde ..... alors précipitez-vous dans les librairies


    Sans Terre vive, l'Homme s'enterre !!



    [ Message édité par : jema : 09-09-2008 14:22 ]

      Profil  
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 08-09-2008 05:15


    Merci beaucoup cher Jema.

    Je suis entrain de lire ce livre qui m'a été offert par un ami présent sur notre forum et qui se reconnaîtra.

    Tout ce que dit Naomi Klein est fortement documenté et étayé par des preuves détaillées, mais elle révèle une réalité terrible !

    Il n'est pas à la portée de tout le monde de recevoir de plein fouet, et de subir sans dégâts, les informations qu'elle donne, mais cependant je m'associe à toi pour recommander cette lecture.

    Amitiés à tous



    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous

      Profil  E-mail  www  
    Francoise
    10272       

    Francoise
      Posté : 08-09-2008 09:57

    Merci Jema !

    Rien que ce que tu as mis en ligne est édifiant !

    Même en sachant qu'on puisse se laisser un moment abuser par un profit financier à court terme, comment est-il possible de comprendre que des êtres humains acceptent de ruiner la vie de milliers d'autres, de contribuer à détruire la planète qui les a formés , les portent et les nourrit et de laisser le chaos et le désert à leur propre descendance , pour appliquer une théorie économique ? Vraiment je n'en sais rien ! C'est incompréhensible !

    Le pire est que cela a créé un système qui maintenant enfle et se propage quasi de lui-même !



    [ Message édité par : Francoise : 08-09-2008 09:58 ]

      Profil  
    Francoise
    10272       

    Francoise
      Posté : 10-09-2008 11:46




    Voir une video de présentation du livre


      Profil  
    jema
    502      

    jema
      Posté : 10-10-2008 11:25

    Avec cette grave crise financière mondiale, qui va certainement laisser beaucoup de traces douloureuses et persistantes, ne voit-on pas là un nouvel état de choc, à l'échelle de la planète, que ne va pas manquer d'exploiter le Nouvel Ordre Mondial !!

    Un exemple de ce qui peut suivre (mais le pire n'est jamais sûr ) avec ce clip:

    http://www.o1o.fr/

    Il ne faut pas se leurrer .. c'est un nouveau 11 septembre !! rien ne sera plus comme avant malgré les discours plus ou moins rassurant des économistes et autres politiques, qui parlent d'un "certain temps avant le retour à la normale" QUELLE NORMALITE ??

    Il y avait hier soir, dans "Envoyé Spécial", un reportage tourné il y a quelques jours seulement montrant les effets déjà réels et visibles en France de ce chaos financier: des milliers d'entreprises faisant faillite, des licenciements à la pelle et, le plus poignant, un responsable d'agence bancaire qui s'est suicidé en début d'année, pressé et critiqué par sa hiérarchie pour ne pas développer suffisamment de "produits financiers". Son dilemme: il refusait d'engager ses clients dans des aventures financières risquées pour eux, au vu de la situation déjà très critique du moment .... et que dire sur les mois à suivre !!

    Pour autant inutile de céder à la panique ni de sombrer dans la paranoïa: si cet état de choc, cette nouvelle "page blanche" peut - et va même sûrement - être exploité par le N.O.M, c'est également une opportunité de poser les bases d'une nouvelle société humaine, dans tous les sens du terme

    Je vois fleurir tout un tas d'initiatives heureuses autour de moi: services d'aide à domicile respectueux de l'environnement et qui réinsère des personnes en difficulté, création de nombreuses AMAP autour de Rennes, développement du bio, S.E.L, voitures électriques bientôt en service dans la ville ..... plus tout ce qui enrichit le thème "Initiatives positives et signes d'espoir" - en parlant " chiffres pures" on peut noter qu'il y a (sur le forum) environ 2000 sujets plutôt négatifs contre environ 1000 plutôt positifs, et il me semble bien que ces derniers gagnent du terrain

    Petit rappel: Apocalypse ne signifie pas "fin du monde" mais "changement profond" (en pire ou en mieux !!) mais comme le dit l'expression: Choisis ton camps camarade !!

    Se préparer en conscience (certes çà va être douloureux), lâcher prise, mais rester vigilant sur les évènements à venir et faire les bons choix



    Sans Terre vive, l'Homme s'enterre !!


    [ Message édité par : jema : 10-10-2008 15:16 ]

      Profil  
    jema
    502      

    jema
      Posté : 21-10-2008 23:15

    Naomi Klein était l'invitée de Daniel Mermet le 9 octobre dernier dans sa célèbre émission "Là-bas si j'y suis", vous pouvez écouter l'émission ici:

    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1518



    Sans Terre vive, l'Homme s'enterre !!

      Profil  
    Trinity
    1220       

    Trinity
      Posté : 05-04-2010 11:28

    Livré à votre discernement.

    C'est le président de la France qui l'a dit :


    "Vous croyez qu'il y a une différence fondamentale entre les fous qui font sauter des victimes innocentes dans le métro de Moscou et les insensés qui ont lancé des avions sur les tours jumelles de New York?"

    Lire l’article ici



    [ Message édité par : Trinity : 05-04-2010 11:30 ]

      Profil  www  
    Francoise
    10272       

    Francoise
      Posté : 02-05-2013 08:43


    Noami Klein parle de la "Stratégie du choc" appliquée à la Grèce ...

    "Selon l’auteur Naomi Klein, l’utilisation systémique du choc et de la peur par les élites au pouvoir pour ébranler les communautés vulnérables est très évidente dans la Grèce d'aujourd'hui. De la montée du racisme à la vente du pétrole et des ressources en gaz naturel du pays, beaucoup de ce qui va façonner le futur immédiat de la Grèce sont des conséquences prévisibles de la politique d’austérité, explique Naomi Klein dans un entretien avec EnetEnglish."
    ...........

    "Comment les événements en Grèce se rapprochent de vos arguments dans la stratégie du choc ?

    Pour moi, c'est un exemple classique de ce que j'ai écrit. C'est navrant de voir les mêmes astuces et les mêmes tactiques utilisées si brutalement. Et il y a eu une énorme résistance en Grèce. Il est particulièrement affligeant de voir la répression violente des mouvements sociaux qui résistaient à l'austérité. Et cela dure depuis si longtemps maintenant. Les gens sont usés.

    J'ai suivi récemment la braderie des ressources naturelles pour l'exploitation minière et le forage. C'est la prochaine frontière de la manière dont cela va se jouer - la ruée vers le pétrole et le gaz dans la mer Egée. Et cela va aussi affecter Chypre. Il s'agit d'un tout autre niveau d'utilisation de l'austérité et de la dette pour forcer les pays à vendre leurs droits d'exploitation minière et de forage pour des prix de vente à bas coût.

    Lorsque vous ajoutez la crise climatique en plus de tout cela, c'est une culpabilité d'avoir une crise économique utilisée comme levier pour extraire plus de combustibles fossiles, en particulier parce que la Grèce elle-même est très vulnérable au climat. Et je pense que c'est possible, comme la ruée vers le pétrole et le gaz s'intensifie, qu'il y ait plus de résistance parce que c'est une énorme menace pour l'économie de la Grèce."

    Lire l’article ici

    Le livre : "La stratégie du choc"



    -> http://www.sens-de-la-vie.com
    Heureusement, Wakan Tanka a prévu l' impermanence !!!

      Profil  
    Francoise
    10272       

    Francoise
      Posté : 18-11-2015 08:09


    Et ailleurs aussi en Europe , apparemment....

    Un livre qu'il est opportun de lire si ce n'est fait.






    -> http://www.sens-de-la-vie.com
    Heureusement, Wakan Tanka a prévu l' impermanence !!!



    Message édité par : Francoise / 18-11-2015 08:13


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