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    2 pages [ 1 | 2 ]
    AuteurLes 'agrocarburants' : une grave menace masquée de vert
    Francoise
    10272       

    Francoise
      Posté : 31-10-2006 16:35

    30 Janvier 2010

    De ce premier post du 31 Octobre 2010 jusqu'à aujourd'hui , le 30 Janvier 2010, les raisons de penser que les "agro carburants" ou "bio-carburants" ne sont pas une bonne voie à suivre, ni pour les humains, ni pour la planète, n'ont pas manqué ! Pour qui s'intéresse particulièrement à ce sujet, voici une compilation d'articles de référence couvrant cette période :



    Rouler ou manger « les « biocarburants » pointés du doigt


    Les biocarburants : une grave menace masquée de vert

    Etats-Unis : Explosion de la demande de céréales destinées à la production de carburant vert


    Qui tire profit du commerce des biocarburants ?


    Les pays pauvres impactés par les biocarburants


    La conversion d’aliments en produits énergétiques est une monstruosité


    La controverse des bilans des agrocarburants est enfin reconnue


    L'Allemagne s'inquiète du boom de l'utilisation des bio-carburants


    L'Allemagne stoppe l'essor des biocarburants


    Le développement des bioénergies fait peser une nouvelle menace sur les populations autochtones



    Le japon veut rouler aux algues


    Dossier agrocarburants

    Quels biocarburants pour quelle agriculture ?


    Les biocarburants ne réduisent pas les émissions en gaz à effet de serre


    Les cinq mythes de la transition vers les agrocarburants


    Ethanol : l’énergie du … désespoir ou comment affamer des millions de pauvres !


    L'UE doute du bilan environnemental des biocarburants


    Les objectifs de l’Union Européenne concernant les biocarburants remis en question


    Biocarburants : incertitudes sur la politique européenne


    Jean Ziegler qualifie le recours aux biocarburants de "crime contre l'humanité"



    Un appel des Amis de la Terre : stop au financements européens des agrocarburants en Amérique Latine !



    Guatemala : les Indigènes face aux agrocarburants


    Comment les biocarburants détruisent l'Amérique latine


    Réservoirs pleins, assiettes vides – le site

    Réservoirs pleins, assiette vide – bande annonce


    Les agrocarburants et les centrales à charbon font partie des projets retenus par la banque mondiale pour "sauver le climat"....

    L’E10 : un agrocarburant à côté de ses pompes



    Biocarburants : branle-bas de combat aux Etats-Unis


    Biocarburants : une soif en eau qui pèse sur les réserves (des Etats-Unis)



    Jusqu'à 14 000 litres d'eau pour produire un litre de biodiesel !




    ***



    ***




    Une réflexion de -> http://terresacree.org

    A moi aussi, il me paraît choquant et dangereux de détourner des terres cultivables pour produire des carburants dans un monde où , on l’a vu récemment, 18.000 enfants meurent de faim chaque jour . N’est ce pas encore plus choquant que le pétrole ? Nous donnions leur nourriture à manger à notre bétail, allons nous à présent la donner à nos véhicules ?
    Déjà, on entend des agriculteurs séduits par les gains… et comment ne pas les comprendre ?

    D’autres solutions avec moins d’inconvénients n’attendent-elles pas dans les cartons qu’on veuille bien les développer ?

    La question devrait être prise à la base : pourquoi ne pas (ré) organiser les choses pour que nous n’ayons pas besoin de nous (et de tout) déplacer autant

    Autrement dit, pourquoi pas une volonté politique de
    RENAISSANCE DU LOCAL ! ?


    ***




    Rouler ou manger : les « biocarburants » pointés du doigt

    Michel Walter, pour Terre sacrée, le 30 octobre 2006.

    Mais c’est une imposture ! Il faut la dénoncer avant qu’il ne soit trop tard.

    Au secours ! On veut nous faire avaler une couleuvre ! On cherche à nous faire croire que le « pétrole vert » est bio. Ainsi parle-t-on de « biocarburant » Et bien non seulement il ne l’est pas, vu l’utilisation outrancière de pesticides qu’il nécessite, mais en plus il vole le bol alimentaire des plus pauvres et fait même une hécatombe en rasant les dernières forêts tropicales.

    On nous fait croire que les « biocarburants » sont écologiques, mais rien n’est plus faux.

    En France, le gouvernement prévoit d’introduire un plus grand
    pourcentage d’huile de colza et de tournesol dans l’essence et le diesel. De plus, 500 pompes de bioéthanol E85 doivent être implantées dans l’hexagone d’ici la fin 2007.

    L'E85 n’est pas un carburant 100 % agricole, puisque composé de 85 % d'éthanol (un alcool qu'on produit à partir de betteraves ou de céréales) avec 15 % d'essence, mais déjà très satisfaisant, et pompeusement surnommé Bio-Ethanol. La consommation d'E85 réduit en effet les émissions de
    CO2 de 70 %. Ce nouveau carburant est réservé aux véhicules dont la carburation est prévue à cet effet. Des modèles à double carburation, dit « flexibles », devraient être commercialisés sous peu en France.

    Les cultures agricoles nationales destinées à nos voitures ne
    suffiront bien sûr jamais à remplacer le pétrole. Sinon que mangerions-nous ?

    Nous devrons donc importer ce combustible dit « vert », par exemple du Brésil qui défriche à tout va sa forêt primaire pour satisfaire la demande mondiale grandissante. De même Sumatra et Bornéo, derniers îlots de nature vierge, sont en train de se transformer en cultures intensives de palmier dont l’huile peut être utiliser comme carburant.

    De la folie ! Bonjour le « biocarburant » ! Dévaste tout, fait le vide autour de lui…

    Pauvre petite Terre, tu as déjà du mal à nourrir correctement 6,5 milliards d’habitants, alors comment feras-tu pour alimenter nos centaines de millions de voitures ? Surtout que lorsqu’il n’y aura plus de pétrole, en 2050, on nous annonce également 9 milliards de bouches à nourrir.


    Vous pouvez envoyer votre avis à sos-planete@terresacree.org
    Les meilleures réflexions seront publiées sur la page :
    -> http://terresacree.org/bioethanol.htm

    ***



    (*) Des propositions sur le site du GRAPPE
    Voir l'édito de Février :
    Pour une Ecologie de Transformation , Grappe lance le réseau "renaissance du local"
    -> http://www.grappebelgique.org/

    et..bien entendu :
    -> http://www.sens-de-la-vie.com/Archepages/index-toutes-pages.htm




    [ Message édité par : Francoise : 30-01-2010 17:38 ]

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    Francoise
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    Francoise
      Posté : 09-12-2006 00:49

    Les biocarburants : une grave menace masquée de vert

    « Les biocarburants (produits à partir de la biomasse végétale) ne règleront pas le problème du changement climatique, mais vont en aggraver bien d'autres.
    L’idée de remplacer les carburants d’origine fossile par des biocarburants (produits à partir de la biomasse végétale) peut paraître un pas dans la bonne direction pour éviter l’aggravation du changement climatique. Pourtant, non seulement les plans pour leur production et leur utilisation ne sont pas la solution de ce problème mais ils en aggravent bien d’autres.


    Les biocarburants que l’on propose d’adopter sont le biodiesel (obtenu à partir des plantes oléagineuses) et l’éthanol (obtenu à partir de la fermentation de la cellulose contenue dans les végétaux). Parmi les nombreuses cultures qui s’adaptent à cette fin figurent le soja, le maïs, le colza, l’arachide, le tournesol, le palmier à huile, la canne à sucre, le peuplier et l’eucalyptus.

    Étant donné que les grands consommateurs du Nord n’envisagent pas de réduire vraiment leur consommation démesurée de carburants et que, dans la plupart des cas, ils ne disposent pas de terres agricoles suffisantes pour produire la matière première nécessaire à l’élaboration de leurs propres biocarburants, leurs gouvernements et leurs entreprises prévoient d’encourager, surtout dans les pays du Sud, les cultures destinées à la production de biodiesel et d’éthanol.

    Il faut souligner que, dans les régions boisées du Sud, une telle politique n’impliquera aucun changement en matière d’exploitation pétrolière ou gazière. Celle-ci va non seulement se poursuivre mais s’élargir, puisque les carburants fossiles continueront d’être l’élément principal de la matrice énergétique des pays du Nord. Par contre, l’affaire des biocarburants ajoutera de nouvelles atteintes à celles que subissent déjà les forêts.

    Le soja et le palmier à huile, qui semblent être les principaux candidats pour la production de biodiesel à l’échelle industrielle, suffisent à prouver ce qui précède. Le premier est devenu la principale cause de déboisement dans l’Amazonie brésilienne et au Paraguay, même avant que l’on commence à le planter pour produire de l’énergie. Le deuxième est lui aussi la cause principale de déboisement en Indonésie, et commence à porter atteinte aux forêts dans bien d’autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

    D’autre part, on a déjà commencé à mettre au point des techniques pour transformer le bois en éthanol (en utilisant des organismes génétiquement modifiés), de sorte que l’industrie des biocarburants poussera à élargir encore les monocultures d’arbres à croissance rapide, aussi bien dans les zones boisées (ce qui augmentera la déforestation) que dans les régions de prairie.

    Autant le déboisement que le changement d’affectation des prairies impliquent la libération du carbone stocké. À cela s’ajoutent les émissions découlant de la culture, le traitement et le transport des biocarburants, qui se font surtout à base de pétrole et d’autres éléments émetteurs de gaz à effet de serre : la fabrication des machines utilisées, le carburant utilisé pour les faire fonctionner, la production et l’utilisation d’engrais et de produits agrochimiques toxiques, les camions et les bateaux pour les transporter jusqu’à destination, etc. Autrement dit, le bilan net du carbone dans les zones consacrées à la production de biocarburants risque même d’être négatif, augmentant ainsi la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ; or, c’est précisément cela que l’on prétend éviter.

    En définitive, non seulement l’utilisation de biocarburants ne résout pas le problème du changement climatique mais elle implique d’aggraver encore d’autres problèmes également graves.

    En effet, des dizaines ou des centaines de millions d’hectares de terres fertiles seront concentrées sous le pouvoir de grandes transnationales et passeront de la production d’aliments à la production de carburants... dans un monde où la faim et la malnutrition sont des problèmes très graves. Au cours du même processus, des millions de producteurs ruraux et de petits agriculteurs seront expulsés et devront émigrer vers les ceintures de misère des grandes villes. Les forêts cesseront d’assurer la subsistance de millions de personnes qui en dépendent, pour être remplacées par du soja, du palmier à huile ou d’autres cultures énergétiques. L’eau sera contaminée (par suite de l’utilisation de produits agrochimiques) ou disparaîtra (par suite de la plantation d’arbres à croissance rapide) ; la faune locale sera gravement affectée par d’énormes déserts verts qui ne lui fourniront pas de nourriture ; la flore indigène disparaîtra, remplacée par de vastes monocultures, et de nombreuses espèces seront contaminées par les organismes génétiquement modifiés qui y seront utilisés, tandis que la monoculture et l’usage de produits chimiques dégradera les sols.

    Il est donc évident que cette solution n’est pas la bonne, ni pour les gens ni pour l’environnement. Pourtant, il s’agit d’une excellente opportunité d’affaires pour de grandes entreprises qui opèrent au plan national et, surtout, pour les transnationales : celles du secteur de production et de commercialisation de produits agricoles pour l’exportation, les industries biotechnologique et chimique (qui augmenteront leurs ventes de matériel transgénique et de fournitures agricoles), l’industrie automobile (qui pourra continuer de se développer sous une couverture verte), les nouvelles entreprises apparues sur le sillage des biocarburants et les sociétés pétrolières elles-mêmes, qui sont déjà en train de se joindre à cette nouvelle affaire lucrative.

    C’est la raison pour laquelle tant de gouvernements, d’organismes d’aide, d’agences bilatérales ou multilatérales et d’experts internationaux concourent à promouvoir une solution aussi absurde : pour servir les intérêts de ces groupes économiques puissants qui sont ceux qui dictent les politiques mondiales et les tournent à leur profit.

    Il faut pourtant préciser que le problème ne réside pas dans les biocarburants eux-mêmes. Au contraire : dans une approche appropriée pour la société et l’environnement ils peuvent servir à satisfaire une partie des besoins énergétiques de nos pays et surtout ceux des populations locales. Le problème réside dans le modèle dans lequel ils s’insèrent, qui comporte la production à grande échelle, la monoculture, l’usage massif de fournitures extérieures, l’utilisation de transgéniques, la mécanisation et l’exportation pour alimenter la consommation démesurée d’énergie dans le Nord.

    Il est donc impérieux de faire face à cette nouvelle menace qui plane sur les peuples et les écosystèmes du Sud, et intégrer la question des biocarburants à la lutte pour la défense des forêts et de la diversité biologique, contre l’avancée des monocultures et des transgéniques, pour la souveraineté alimentaire et pour le droit des peuples à choisir leur propre destinée."

    -> http://www.infosdelaplanete.org/article.php?ID=1349


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    Francoise
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    Francoise
      Posté : 20-12-2006 11:05


    Etats-Unis : Explosion de la demande de céréales destinées à la production de carburant vert

    A présent, la récolte céréalière annuelle est à l’abri dans les silos, l’heure est donc venue de considérer l’avenir. La récolte de cette année de 1967 millions de tonnes est inférieure de 73 millions de tonnes à la consommation estimée de 2040 millions de tonnes. Ce manque de près de 4% est l’un des plus importants jamais enregistré.

    Encore plus inquiétant, la production mondiale s’est avérée inférieure à la consommation à six reprises au cours des sept dernières années. Il en résulte que les stocks de céréales de réserve ont atteint les 57 jours de consommation, leur plus bas niveau depuis 34 ans. La dernière fois que l’on a observé un niveau aussi bas, les prix du blé et du riz ont doublé.

    Cette quantité est actuellement en pleine explosion. Les investissements dans la production de carburant vert, qui dépendaient auparavant des subventions du gouvernement, sont maintenant poussés par le prix du pétrole. Le prix actuel de l’éthanol étant deux fois plus élevé que son coût de production, la conversion des produits de l’agriculture en carburant automobile est devenue extrêmement profitable. Aux États-Unis, cela signifie que les investissements dans les distilleries d’éthanol sont contrôlées par le marché et non par le gouvernement.

    Les énormes profits pouvant être tirés de la transformation du maïs en éthanol après la flambée des prix du pétrole fin 2005 ont conduit à une multiplication des nouvelles distilleries d’éthanol au cours des derniers mois. Les rapports du World Ethanol and Biofuels, publiés deux fois par semaine par F.O. Licht, montrent que la construction de 54 nouvelles distilleries d’éthanol a commencé aux États-Unis entre le 25 octobre 2005 et le 24 octobre 2006. Sachant que la période de construction dure environ 14 mois, la plupart d’entre elles seront en exploitation d’ici la fin 2007. Avec une capacité de production d’éthanol de 16 milliards de litres par an, toutes ces usines consommeront 39 millions de tonnes de céréales annuellement, du maïs en majorité.

    Le rythme des constructions s’accélère. De novembre 2005 à juin 2006, la construction d’une nouvelle usine était mise en chantier tous les neufs jours. De juillet à septembre, le rythme est passé à une tous les cinq jours et en octobre 2006, à une tous les trois jours.
    …….
    « Si les prix des céréales atteignent en effet des hauteurs inégalées auparavant, le progrès économique mondial pourrait être affecté par des émeutes de la faim et une instabilité politique dans les pays importateurs de céréales tels que l’Indonésie, le Nigéria, le Mexique et beaucoup d’autres.

    La concurrence pour les réserves alimentaires qui oppose les automobilistes à la population est réelle lorsque 854 millions de personnes dans le monde souffrent régulièrement de faim et de malnutrition et que 24000 d’entre elles, pour la plupart des enfants, meurent chaque jour. L’Objectif du Millénaire pour le Développement des Nations Unies de réduire de moitié la proportion des personnes souffrant de la faim à l’horizon 2015 est actuellement en échec alors que leur nombre est en augmentation, et il pourrait s’effondrer totalement face à la course pour alimenter les voitures.

    En essayant de résoudre le problème de la dépendance croissante des États-Unis vis-à-vis des importations de pétrole, on en crée un autre bien plus grave. Heureusement, cela peut être évité. L’équivalent du gain de 3% en approvisionnement de carburant automobile offert par l’éthanol pourrait être atteint et amélioré, de manière beaucoup moins coûteuse, en élevant les normes automobiles sur la consommation d’essence de 20%.

    Le monde a désespérément besoin d’une gouvernance, d’une stratégie pour gérer la question de la concurrence émergeante entre nourriture et carburant. En tant que premier producteur et exportateur mondial de céréales, et premier producteur d’éthanol, les États-Unis sont aux commandes. »

    Lire tout sur :
    -> http://www.infosdelaplanete.org/article.php?ID=1390

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    Francoise
    10272       

    Francoise
      Posté : 09-03-2007 16:27

    A cause du préfixe « bio » qui y est accolé, ces nouveaux carburants vont faire illusion et abuser beaucoup de personnes sincères qui ne savent pas comment tout cela fonctionne !

    Il est tellement évident que c’est tout repenser, à commencer par le besoin effréné de "mobilité" qu’il faut faire que la seule raison pour laquelle cela n’est pas d’emblée la priorité ne peut être que le profit au mépris du véritable bien de l’environnement et de la multitude de vies humaines saccagées.

    Cfr ‘ We Feed The World’ – le marché de la faim
    -> http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=6568&forum=15&a_p=1

    ***




    Qui tire profit du commerce des biocarburants ?

    par Elizabeth Bravo

    Il y a dans le monde près de 800 millions d’automobiles, qui consomment plus de 50 % du total de l’énergie produite. Ainsi, la voiture individuelle est la première cause de l’effet de serre. Bien que tout le monde soit d’accord que le changement climatique est une réalité, personne n’a sérieusement l’intention de modifier le style de vie qui le provoque.
    Au contraire, on cherche des solutions technologiques pour que les entreprises qui profitent de ce modèle y gagnent toujours autant.

    C’est dans ce contexte que l’on a commencé, ces dernières années, à préconiser les biocombustibles comme solution de rechange au réchauffement de la planète.

    Poussés par leur désir de remplir les obligations contractées en vertu du Protocole de Kyoto, les pays européens veulent à tout prix remplacer leurs systèmes énergétiques à base de combustibles fossiles par d’autres utilisant des biocombustibles, mais la production de ces derniers ne leur suffit pas. Quant aux États-Unis, s’ils disposent de terres agricoles en quantité suffisante, leur consommation d’énergie est si élevée qu’ils dépendront eux aussi des importations pour satisfaire la demande.

    D’où viendront ces biocombustibles ? Eh bien, de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Afrique. Dans toutes ces régions on affectera des terres à vocation agricole ou des écosystèmes naturels à la plantation de cultures appropriées pour la fabrication de biocarburants.

    Ainsi, en raison de la voracité énergétique qui existe au monde, les biocarburants aggraveront les problèmes que suscitent déjà les monocultures de soja, de palmier à huile et de canne à sucre, sans résoudre pour autant les problèmes écologiques et sociaux de fond.

    Mme. Dilma Roussef, chef du cabinet civil brésilien, a dit que les biocarburants sont l’expression du « mariage de l’industrie agricole avec l’industrie pétrolière ». Il faudrait inclure dans cette alliance l’industrie biotechnologique.

    L’exemple le plus clair en est peut-être la nouvelle association créée par la société pétrolière BP et la société biotechnologique DuPont. XXX Ensemble, elles vont développer, produire et commercialiser une nouvelle génération de biocarburants pour accroître la demande mondiale de carburants renouvelables pour les transports. Les deux entreprises y travaillent depuis 2003 et vont introduire sur le marché britannique un nouveau produit, le biobutanol, en tant que bio-composant de l’essence.

    Les entreprises en question sont en train de tirer parti des compétences biotechnologiques de DuPont et de l’expérience et l’expertise de BP en matière d’élaboration de carburants. Elles espèrent devenir des leaders mondiaux dans le développement de biocarburants avancés qui pourraient atteindre 20 % dans la composition de carburants pour les transports dans certains marchés-clés.

    L’industrie biotechnologique a vu dans les biocarburants une occasion d’élargir son champ d’action et, surtout, de rester longtemps en affaires, en dépit de l’opposition des consommateurs du monde entier qui ont refusé les produits transgéniques dans leur nourriture.

    L’utilisation de cultures transgéniques dans l’élaboration de biocarburants permettra à l’industrie biotechnologique de redorer son image, qui s’est considérablement détériorée ces dernières années. Après les nombreuses promesses qu’elle n’allait jamais pouvoir tenir, cette industrie propose aujourd’hui de développer de nouvelles variétés transgéniques mieux adaptées à la production d’énergie.

    Le soja RR sera la principale matière première pour la production de ‘biodiesel’ dans le Cône Sud et peut-être aussi dans d’autres pays de la région. Cette culture couvre déjà de vastes étendues en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et au Brésil.

    L’utilisation du soja transgénique pour la production de biocarburant a été présentée par le président Lula comme une solution à la polémique sur le soja transgénique au Brésil : au lieu de le manger, on en fera du biodiesel et la voiture ne va pas s’y opposer.

    Le principal bénéficiaire de cette affaire sera la société Monsanto, qui percevra des redevances sur la vente de ses semences transgéniques brevetées et sur le produit de la récolte (dans ce cas, le biocarburant), comme elle le fait déjà dans le cas de l’huile de soja produite avec du soja RR. D’autres bénéficiaires seront, par exemple, Cargill, Bunge et ADM, qui se chargeront de la commercialisation.

    En outre, la plupart du maïs utilisé aux États-Unis pour la production d’éthanol est sans doute d’origine transgénique. Chaque litre d’éthanol vendu grossira les recettes des entreprises biotechnologiques détentrices des brevets sur les semences de maïs transgénique, telles que Monsanto, Syngenta, Bayer et Dupont.

    Un autre oléagineux utilisé pour la fabrication de biocarburants est le colza. La Confédération des industries agro-alimentaires de l’Union européenne (CIAA) a demandé à la Commission européenne d’autoriser l’importation de nouvelles variétés de colza génétiquement modifié pour l’industrie du biodiesel.

    D’autre part, on commence à essayer des variétés transgéniques spécifiquement conçues pour la production de biocarburants. Ainsi, la société Syngenta a mis au point un enzyme alpha-amilase exprimé dans le maïs 3272 qui, mélangé à du maïs traditionnel, est destiné à la production d’éthanol. Or, l’enzyme alpha-amilase a été identifié comme un allergène important. Si les gènes qui le synthétisent réussissent à s’introduire dans la chaîne alimentaire, nous nous retrouverons devant une protéine susceptible d’avoir sur la physiologie humaine des effets inattendus.

    Les entreprises alimentaires nord-américaines se sont opposées à l’introduction dans l’environnement de cultures transgéniques non destinées à l’alimentation, parce qu’elles craignent une éventuelle contamination génétique de leurs produits.

    L’industrie pétrolière est encore un secteur qui tirera profit des biocarburants. Les sociétés pétrolières, en Europe surtout, ont décidé de s’engager dans l’affaire des produits « respectueux de l’environnement » pour répondre à la demande de leurs clients et s’adapter aux nouveaux objectifs de la Commission européenne en matière d’énergies renouvelables. Parmi celles qui ont le mieux diversifié leurs activités figurent Total, BP et Shell.

    La société française Total obéit aux politiques de son pays, fortement favorable aux énergies renouvelables. La France est le deuxième producteur de biodiesel et d’éthanol de l’Europe. Total possède dans ce pays 4 500 stations-service et elle a une place importante en Espagne et en Italie, où elle exploite respectivement 1 740 et 1 400 stations-service. Elle prévoit aujourd’hui d’ouvrir de nouvelles usines en Afrique et en Amérique du Sud.

    Les cas de BP et de Shell sont différents car, quoique le Royaume-Uni et les Pays-Bas ne s’efforcent pas de promouvoir les biocarburants, ces sociétés ont des stations-service dans des pays où les consommateurs les demandent. Par exemple, BP exploite 2 700 stations-service en Allemagne (premier producteur de biodiesel de l’Europe) ; Shell en a 2 200 en Allemagne et 1 000 en France.

    Royal Dutch Shell vise à développer une deuxième génération de biocarburants, et elle a fait des essais de raffinage de bioéthanol à partir de lignine et de cellulose en coopération avec l’entreprise canadienne Iongen. Un autre associé stratégique de Shell est l’entreprise allemande Choren Industries, avec laquelle elle travaille à la production de carburant à partir de la biomasse forestière.

    Pour ce qui est des entreprises nord-américaines, Chevron a créé une unité d’affaires en technologies avancées pour profiter des opportunités de production et de distribution d’éthanol et de biodiesel aux États-Unis. Cette unité sera située à Galveston, Texas, et aura une capacité de production annuelle de 100 millions de gallons de biodiesel par an. Chevron produit 300 millions de gallons d’éthanol par an aux États-Unis.

    En Amérique latine, le Venezuela, malgré les grandes réserves de pétrole qu’il possède, s’apprête à rejoindre l’Argentine et le Brésil dans le développement de combustibles d’origine végétale pour la production d’énergie. La recherche de technologies pour la production de carburants de remplacement, dont le biodiesel, fait partie également d’un accord récemment passé par le Venezuela et treize autres pays des Caraïbes, qui a donné lieu à la création de Petrocaribe. Au Brésil, la moitié des carburants qui contiennent de l’alcool à l’état pur ou mélangé sont produits par les raffineries de Petrobras, l’entreprise pétrolière étatique.

    La société espagnole Repsol, qui fabrique déjà du biodiesel en Espagne, investira 30 millions de dollars dans sa première usine de biodiesel en Argentine, dont la construction commencera en 2007. Au départ, la capacité de production sera de 120 000 mètres cubes par an, qui seront intégrés au gazole dans la proportion de 5 %.

    Et finalement, il y a l’industrie automobile, responsable de la plupart de la consommation de combustibles fossiles et de l’effet de serre au niveau mondial, mais elle aussi commence à suivre la nouvelle vague des biocarburants.

    Au Brésil, toutes les grandes marques internationales d’automobiles se sont adaptées à la production de véhicules qui utilisent de l’alcool. La moitié des voitures vendues au Brésil en 2004 sont faites pour fonctionner à l’alcool pur ou mélangé à de l’essence.

    Ailleurs, ces entreprises se sont associées à d’autres dans des projets conjoints afin d’améliorer leur image de marque, de se transformer du point de vue technologique et de continuer dans les affaires pendant longtemps encore. La société allemande Volkswagen AG, par exemple, a annoncé qu’elle allait augmenter la période de garantie des voitures qui fonctionnent avec du biodiesel (B5) mélangé au carburant. Cette annonce fait partie d’un projet conjoint de deux ans avec la transnationale de l’alimentation Archer Daniels Midland Company (ADM), que les deux sociétés ont entrepris après avoir évalué ce biocarburant pendant un an.

    De son côté, la société Toyota a annoncé une coopération stratégique avec BP pour produire de l’éthanol avec de la cellulose extraite des déchets au Canada.

    D’autres entreprises ont suivi la même voie. Ce n’est pas qu’elles s’inquiètent de l’avenir de la planète : elles doivent s’adapter aux nouveaux besoins des consommateurs et aux obligations internationales que certains pays ont contractées en vertu du Protocole de Kyoto.

    Dans le monde entier on préconise l’utilisation de biocarburants et plusieurs pays ont commencé à mettre en oeuvre des programmes nationaux, ont approuvé des lois et ont créé des comités consultatifs à ce sujet. Les arguments utilisés sont, parmi d’autres, que la prolifération de cultures énergétiques telles que la canne à sucre, le palmier à huile, le soja et d’autres peut être un facteur de développement rural important, et que la substitution des combustibles fossiles par des biocombustibles va contribuer à diminuer le réchauffement de la planète.

    Or, l’affaire des biocombustibles contribuera plutôt à mieux positionner l’industrie biotechnologique, à renouveler les industries pétrolière et automobile et à augmenter les profits des entreprises qui commercialisent les biocarburants.

    Cela ne veut pas dire que ce qui précède s’applique à l’utilisation d’huiles végétales, de bagasse de canne à sucre ou d’autres déchets agricoles ou forestiers pour satisfaire la demande en énergie de petites communautés locales. Il s’agit d’une question d’échelle : nous parlons des problèmes qui se posent lorsqu’il faut répondre à la demande de consommateurs qui veulent maintenir leur niveau de vie fondé sur le gaspillage, et qui ont bonne conscience lorsqu’ils mettent dans le réservoir de leur véhicule 5,75 % de biocarburant, sans regarder s’il provient des forêts amazoniennes du Brésil, des terres paraguayennes d’où les paysans ont été violemment expulsés ou de leurs propres terres agricoles.

    À moins de changer le modèle de développement et de nous engager sur la voie d’une transition vers une société post-pétrolière où les modes de consommation de l’énergie seront différents, les biocarburants ne seront pas le moyen d’enrayer le changement climatique.

    Devant cette situation, nous devons continuer de lutter pour une société qui encourage et respecte la souveraineté alimentaire et énergétique de tous les peuples.


    Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du Réseau d'Information et de Solidarité avec l'Amérique Latine (RISAL).

    En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous:

    RISAL - Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine
    -> URL: http://risal.collectifs.net/

    Source : Bulletin mensuel du Mouvement mondial pour les forêts (WRM, World Rainforest Movement), n°112, novembre 2006 - Site Internet :
    -> http://www.wrm.org.uy.

    -> http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=2100


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    Francoise
      Posté : 12-05-2007 11:59

    Voir aussi :

    Les biocarburants menacent l'existence de 2,7 milliards de personnes :
    -> http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=6672&forum=7&a_p=


    Pour continuer notre réflexion sur ce thème.
    On voit au passage que ces carburants ne polluent pas forcément moins !


    « La conversion d’aliments en produits énergétiques est une monstruosité »

    « Fidel Castro revient sur les projets de création de filières de biocarburants. Il affirme que la conversion des terres agricoles du sud pour fournir du carburant au nord conduirait à « viabiliser l’irrationalité d’une civilisation qui, pour soutenir la richesse et les privilèges de quelques-uns, attaque brutalement l’environnement et les conditions écologiques qui ont permis l’apparition de la vie sur la Terre. » »
    ………
    « Le capitalisme s’apprête à pratiquer l’euthanasie massive des pauvres, en particulier des pauvres du Sud, puisque c’est là que se trouvent les plus grosses réserves de biomasse de la planète indispensable à la fabrication des biocarburants. Les discours officiels auraient-ils beau assurer qu’il ne s’agit pas de choisir entre les aliments et les carburants, le fait est que l’alternative est bel et bien là : l’on destine la terre soit à la production d’aliments soit à la fabrication de biocarburants. »
    ………..
    « Une étude de l’Office belge des affaires scientifiques prouve que le biodiesel provoque davantage de problèmes de santé et d’environnement parce qu’il engendre une contamination plus pulvérisée et libère plus de polluants détruisant la couche d’ozone. »
    …….
    La proposition des agrocarburants est à la fois inviable et inacceptable des points de vue moral et politique. »
    …………………..


    « Des sociétés précapitalistes connaissaient déjà le pétrole qui affleurait sous forme de dépôts superficiels et l’utilisaient à des fins non commerciales, telles que l’imperméabilisation des coques de bois des bateaux ou de produits textiles ou l’éclairage au moyen de torches. D’où son nom primitif de « huile de pierre ». »

    Sur ce dernier point , voici l’extrait d’un livre de Christian Jacq :

    « Pharaon interdisait son usage et son commerce. , car la fumée noire qui se dégageait de sa combustion rendait malades les artisans chargés de décorer les temples et tombes et salissait les parois. Les sages affirmaient que ce « pétrole », comme le nommaient les barbares, était une substance nocive et dangereuse, une exsudation maligne des roches, chargée de miasmes »

    Lire l’ensemble de l’article
    -> http://contreinfo.info/article.php3?id_article=964


    « Bien qu’ils connussent le pétrole, les Egyptiens n’en favorisèrent pas l’usage »


    [ Message édité par : Francoise : 12-05-2007 12:10 ]

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    Francoise
      Posté : 12-05-2007 12:07

    Dans le bon sens peut-être...

    La controverse des bilans des agrocarburants est enfin reconnue

    "La Confédération paysanne, qui depuis plus d’un an dénonce la « fausse-bonne solution » que représentent les agrocarburants des filières industrielles, se félicite de la décision de l'ADEME (*) de rouvrir le débat sur leurs bilans énergétique et gaz à effet de serre (cf. Agra Presse du 30 avril). La polémique fait rage en effet, tant aux USA, qu'en Grande Bretagne et en France sur l'intérêt de ces filières très coûteuses pour les finances publiques, sans qu'il soit avéré qu'elles permettent d'économiser de manière significative des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), responsables du changement climatique, et du carbone fossile. "

    Lire tout sur :
    -> http://www.confederationpaysanne.fr/index.php?actualite_id=1103

    ADEME
    Association ayant pour but la protection de l'environnement et la maitrise de l'énergie.
    -> http://www.ademe.fr/


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      Posté : 11-07-2007 01:09

    L'Allemagne s'inquiète du boom de l'utilisation des bio-carburants

    "BERLIN - L'Allemagne s'inquiète du boom dans l'utilisation des bio-carburants, redoutant des retombées néfastes pour l'environnement du fait notamment du déboisement dans les pays en voie de développement.

    "Cela n'a plus rien à voir avec le bio", s'insurge Thomas Henningsen de l'organisation écologiste Greenpeace, qualifiant de "bio-mensonge" la course actuelle aux bio-carburants dans le but de réduire les gaz à effet de serre."

    Lire l’article ici

    Sujet signalé par
    -> -> http://terresacree.org

    Voir aussi:
    Le développement des bioénergies fait peser une nouvelle menace sur les populations autochtones
    -> http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=6795&forum=7&a_p=1

    ***




    Le Japon veut rouler aux algues

    "Et si l'idée des algues ne fonctionne pas, d'autres chercheurs espèrent pouvoir utiliser du riz à haut rendement, impropre à la consommation humaine, comme autre source pour le biocarburant"

    Lire l’article ici





    [ Message édité par : Francoise : 30-01-2010 12:04 ]

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      Posté : 15-07-2007 07:23

    Comment peut-on seulement songer à une telle "solution" dans un monde surpeuplé ou tant de gens meurent de faim !?

    ***



    Non à la folie des agrocarburants ! Numéro spécial de Seedling

    "La ruée vers les biocarburants provoque d'énormes dommages en termes d'environnement et de société pour les communautés paysannes et autochtones. De précieux écosystèmes sont détruits et des centaines de milliers de communautés autochtones et paysannes sont chassées de leurs terres.

    Le pire reste encore à venir [...] Ce dont nous parlons ici, c'est d'expropriation à une échelle sans précédent. [...] La conclusion est à peu près partout la même : la pression en faveur des agrocarburants n'équivaut à rien d'autre qu'à réintroduire et à remettre à l'ordre du jour la vieille économie de plantation coloniale, revisitée pour pouvoir fonctionner selon les règles d'un monde moderne néolibéral et globalisé.

    Les systèmes agricoles autochtones et les communautés qui gèrent la biodiversité locale doivent céder la place devant les besoins en carburant toujours croissants du monde moderne... (dossier en grande partie en anglais, en cours de traduction)."

    Source : -> http://www.grain.org/agrofuels/
    Lire aussi le dossier -> http://www.novethic.fr/novethic/site/dossier/index.jsp?id=107229

    Transmis par la très sympathique lettre de diffusion de
    -> http://raffa.over-blog.com/


    [ Message édité par : Francoise : 15-07-2007 07:27 ]

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      Posté : 18-07-2007 10:10

    Les biocarburants ne réduisent pas les émissions en gaz à effet de serre

    « Contrairement à une idée largement répandue, des scientifiques américains affirment que les biocarburants qui se substituent aux carburants classiques ne réduisent pas les émissions en gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. »

    Lire la suite sur :
    -> http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1286_biocarburants_emissions_gaz_effet_serre.php

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      Posté : 10-08-2007 10:34

    Il faut stopper cela d'urgence, sans quoi on va vers une gigantesque catastrophe humanitaire et environnementale ! Un article à lire et à sauvegarder !

    Les cinq mythes de la transition vers les agrocarburants

    1. les agrocarburants sont propres et protègent l’environnement

    2. les agrocarburants n’entraînent pas de déforestation

    3. les agrocarburants permettront le développement rural

    4. les agrocarburants ne causeront pas la faim

    5. les agrocarburants de « deuxième génération » sont à portée de main

    Tout sur :
    -> http://www.monde-diplomatique.fr/2007/06/HOLTZ_GIMENEZ/14846

    Sujet Signalé par :
    -> http://terresacree.org


    [ Message édité par : Francoise : 10-08-2007 10:38 ]

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    Francoise
      Posté : 09-09-2007 19:12

    Ethanol : l’énergie du … désespoir ou comment affamer des millions de pauvres !

    Article de John Vidal , « The Guardian », Mercredi 29 août 2007. Traduction Amis de la Terre.

    "De plus en plus de terres jusqu’ici cultivées pour produire de la nourriture se transforment en terres pour agrocarburants. Que cela puisse nous aider à combattre le réchauffement de la planète est discutable mais par contre ce qui est sûr, c’est que les prix mondiaux des aliments grimpent, rendant la vie de plus en plus difficile dans des pays du Sud. Ajoutons à cela les problèmes d’approvisionnement en eau, les catastrophes naturelles et une population mondiale en constante augmentation et vous aurez tous les ingrédients pour une catastrophe annoncée."
    ...........
    "Cet accroissement subi de la demande en agrocarburants, comme l’éthanol, frappe de plein fouet l’environnement et les plus pauvres. Le Programme Mondial Alimentaire de l’ONU qui nourrit environs 90 millions de personnes essentiellement avec du maïs états-unien, estime que de par le monde, ce sont près de 850 millions de personnes qui sont déjà sous-alimentées. Ce chiffre va bientôt s’aggraver..."
    ......
    "Aux Etats-Unis, (...) près de 40 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté..."
    ..........
    "« La compétition entre les 800 millions d’automobilistes de par le monde qui veulent maintenir leur mobilité et les deux milliards d’humains les plus pauvres, qui essayent juste de survivre, devient un problème dramatique. »"
    ...........
    "C’est un « parfait cyclone » social et écologique qui est en train de gagner en force, menaçant d’innombrables humains avec des pénuries alimentaires et des augmentations de prix.

    Alors que les grands producteurs agricoles mondiaux arrêtent de produire de la nourriture pour les humains et les animaux d’élevage, la population mondiale augmente chaque année de 87 millions d’humains ;

    des pays émergeants comme la Chine et l’Inde adoptent une alimentation carnée qui nécessite plus de terre agricoles ;

    les changements climatiques commencent à frapper durement les producteurs agricoles ;

    de récents rapports dans les journaux « Science » et « Nature » suggèrent qu’un tiers de l’industrie mondiale de la pêche est sur le point de s’effondrer, que les deux tiers seront en cours d’effondrement d’ici 2025 et qu’en 2048, la pêche sur les grands océans aura pour ainsi dire disparu ;

    le Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis annonce que « Cette année, les réserves globales de céréales ont atteint leurs niveaux les plus bas jamais enregistrés. Hors période de guerre, il n’y a jamais eu un niveau aussi bas en un siècle et peut-être même plus ».
    ........
    "Brown prévient que la crise alimentaire ne fait que commencer. Ce qui l’inquiète autant que cette nouvelle compétition entre nourriture et agrocarburants, est le fait que les populations profitant du boom économique en Inde et en Chine – les deux pays les plus peuplés de la planète avec près de 40% de la population mondiale à eux deux – abandonnent leur régime alimentaire traditionnellement riche en légumes. Elles adoptent le régime nord-américain qui contient plus de produits carnés et laitiers. La demande en viande a quadruplé en Chine en 30 ans et en Inde les œufs et les produits laitiers sont de plus en plus populaires."
    ........
    "IL FAUT AU MOINS 45 L D’EAU POUR FAIRE POUSSER LE MAÏS NÉCESSAIRE À PRODUIRE 1 LITRE D’ÉTHANOL. DES MILLIARDS DE M3 D’EAU SONT GASPILLÉS ALORS QUE DES MILLIONS D’HUMAINS N’ONT PLUS D’EAU !

    Lire tout sur :
    -> http://www.amisdelaterre.org/Ethanol-l-energie-du-desespoir-ou.html




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      Posté : 01-11-2007 10:20


    Jean Ziegler qualifie le recours aux bio-carburants de 'crime contre l'humanité' !
    -> http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=7384&forum=7

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      Posté : 16-01-2008 02:05

    L'UE doute du bilan environnemental des biocarburants

    « BRUXELLES - L'Union européenne devrait fixer des critères plus stricts pour l'utilisation des biocarburants, dont le bilan environnemental est plus médiocre que prévu, estime la Commission européenne.

    Le commissaire à l'Environnement (…) a déclaré dans une interview (…) que le danger pour les forêts tropicales et le risque de hausse des prix de l'alimentation avait été sous-estimé lorsque l'UE avait fixé l'an dernier un objectif de 10% pour les biocarburants dans les transports à l'horizon 2020 afin de diminuer les gaz à effet de serre. »
    ……..
    « Les biocarburants qui (…) par exemple (…) sont produits en détruisant la forêt amazonienne - ne seront pas autorisés à la vente dans l'UE. »

    Lire l’article ici

    Sujet Signalé par :
    -> http://terresacree.org


    [ Message édité par : Francoise : 30-01-2010 12:09 ]

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    Francoise
      Posté : 16-03-2008 18:54


    Les objectifs de l’Union Européenne concernant les biocarburants remis en question

    "L’Union Européenne a émis la possibilité jeudi de reconsidérer sa stratégie concernant les biocarburants, en raison des nombreuses inquiétudes entourant l’approche du bloc à ce sujet. Beaucoup craignent en effet que l’incitation à la production de biocarburants ne fasse augmenter les prix de la nourriture et ne fasse plus de mal que de bien à l’environnement."

    Lire la suite :
    -> http://www.actualites-news-environnement.com/15037-biocarburants-Union-Europeenne.html

    ***



    La Foire mondiale des biocarburants bloquée par des activistes

    " Jeudi matin, le groupe «Agrofools» a bloqué l'entrée de la Foire mondiale des biocarburants. Les participants à la foire ont été accueillis par des activistes et un groupe de percutionnistes de différents pays, munis de banderoles et de tracts intitulés «Biocarburants: une fausse solution pour la dépendance au pétrole». Agrofools a fermé l'accès en bloquant les portes et en s'enchaînant entre celles-ci.

    Par ce blocage humain, les activistes ont protesté contre la promotion éhontée des agrocarburants .../... «Une expansion massive, de l'ordre de plusieurs millions d'hectares, des plantations en monoculture mettra encore davantage en péril la biodiversité, les droits de l'homme, et les moyens de subsistance des populations locales» (...)

    (...) «Les agrocarburants vont aggraver le changement climatique au lieu de le combattre. C'est complètement immoral de promouvoir la consommation d'agrocarburants .....»

    Lire tout sur :
    -> http://liege.indymedia.org/news/2008/03/19854.php




    "

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    Francoise
      Posté : 09-04-2008 02:25

    L'Allemagne stoppe l'essor des biocarburants

    "Le ministre de l'Environnement a annoncé l'abandon de l'augmentation de la part de l'éthanol dans l'essence. L'Autriche pourrait faire de même.

    Championne européenne des biocarburants, l'Allemagne fait machine arrière. Un développement rapide du biocarburant n'est plus à l'ordre du jour outre-Rhin. Afin d'épargner des dépenses supplémentaires aux consom mateurs, le ministre de l'Environnement (...) , a annoncé hier, purement et simplement, l'abandon d'une mesure visant à faire passer la part d'éthanol dans l'essence classique de 5 à 10 % en 2009."
    ........
    "Quant aux Verts, ils jugent peu oppoprtun de consacrer plus de surfaces agricoles pour les biocarburants alors que les prix alimentaires flambent."

    Lire tout ici

    Sujet Signalé par :
    -> http://terresacree.org




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    Francoise
      Posté : 12-07-2008 11:26


    BIOCARBURANTS : INCERTITUDES SUR LA POLITIQUE EUROPÉENNE

    "Alors que la Commission a fixé un objectif d’intégrer 10% de biocarburants d’ici 2020 dans les transports, plusieurs études ont mis en doute leur intérêt environnemental et social. Un nouveau rapport accablant publié par la Banque mondiale les rend également responsables de la crise alimentaire actuelle. Réunis à Saint-Cloud samedi 5 juillet, les ministres européens de l’énergie ont pris des distances avec l’objectif des 10%."
    ............

    "Publiée fin juin, une étude d’Oxfam International -« Une autre vérité qui dérange »-, affirme que le développement des agrocarburants a déjà plongé plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté."
    .................

    "Si Bruxelles est loin d’accréditer cette thèse, l’assouplissement du critère européen montre en tout cas que les biocarburants ne sont plus considérés comme la panacée en matière de transports durables. Le débat reste donc ouvert , mais il ne facilitera pas l’adoption de l’ensemble du Plan climat, censé être bouclée d’ici la fin 2008."

    Lire l’article ici




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    Francoise
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    Francoise
      Posté : 21-08-2008 00:30


    Un appel des Amis de la Terre : stop au financements européens des agrocarburants en Amérique Latine !

    "Les Amis de la Terre demandent aux banques françaises impliquées de cesser immédiatement leur participation à l'expansion rapide des agrocarburants, qui aggravent la déforestation à grande échelle et les conflits sociaux, menacent la souveraineté alimentaire ..."
    ........
    "(Le) chargé de campagne Forêts aux Amis de la Terre, explique : “Les agrocarburants d'Amérique latine sont de plus en plus importés en Europe. Leur production à grande échelle dans des pays comme le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et la Colombie est extrêmement controversée car elle mène à la destruction de l'Amazonie et d'autres écosystèmes précieux, ainsi qu'à la contamination d'eau potable. Les plantations géantes mènent également à la violation des droits humains des paysans locaux qui travaillent dans des conditions allant jusqu'à des formes d'esclavage moderne au Brésil”.

    Toutes les grandes banques européennes ont investi des milliards d'euros ces dernières années dans les entreprises lucratives de production d'agrocarburants ..."
    .......
    "Les Amis de la Terre demandent également à la Commission Européenne la révision de son objectif de 10% d'agrocarburants obligatoires dans les transports d'ici 2020, un objectif « irresponsable » selon les Nations Unies [3] et qui ne fera qu'exacerber les tensions. Les agrocarburants sont présentés comme une solution aux changements climatiques alors que les dernières recherches scientifiques mettent en doute leur intérêt climatique : ils pourraient au contraire accroître les émissions de gaz à effet de serre, notamment en incluant l'impact du changement d'usage des sols."

    Lire tout ici :
    -> http://news.deforestation-amazonie.org/actu.php?id=252

    Sujet Signalé par :
    -> http://terresacree.org



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    Francoise
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    Francoise
      Posté : 26-08-2008 10:00


    Guatemala : les Indigènes face aux agrocarburants

    "Au Guatemala comme dans d’autres pays du Sud, les communautés indigènes et l’environnement paient très cher l’expansion des agrocarburants, qui s’accompagne de déboisement, de déplacements forcés, de menaces, d’arrestations illégales et même de meurtres.

    L’organisation Salva la Selva dénonce une situation qui dure depuis trois ans dans une zone dénommée "Finca de los Recuerdos" où (une entreprise) a défriché des terres indigènes pour y établir des plantations de canne à sucre destinées à la fabrication d’éthanol. "
    ........
    "Au milieu de la crise alimentaire et de la hausse des prix des aliments, le 30 juin de cette année 60 familles keqchi de La Isla, Caserío el Morador Serrano, Corazón de Maíz et Teleman Punto 15, à Panzos, ont essayé de récupérer une partie de leurs terres pour y cultiver des produits alimentaires.

    En réponse
    , selon Salva la Selva ils ont été attaqués par des paramilitaires associés à l’entreprise. Au cours de cette attaque on a tiré sur eux d’un hélicoptère ; un homme de 35 ans, père de trois enfants, a été blessé et il a dû être hospitalisé. Le lendemain, les familles et les représentants de l’organisation paysanne CUC ont organisé une manifestation pacifique, pendant laquelle ils ont été attaqué une fois de plus par des paramilitaires accompagnés de deux représentants d’Ingenio Guadalupe. Il y a eu des coups de feu, des menaces de mort, et deux femmes ont été illégalement arrêtées."Dans la zone de Coatepeque aussi il y a eu des attaques semblables à cause de l’expansion du palmier à huile pour la production de biodiesel.

    D’après les informations fournies par le CUC et par l’organisation internationale des droits de l’homme Rights Action, ces événements sont représentatifs de ce qui se passe aujourd’hui partout au Guatemala"
    ............

    "La production d’agrocarburants au Guatemala a aggravé le déboisement et la désertification, et elle accélère le changement climatique. Elle accroît aussi la faim et viole les droits territoriaux des communautés indigènes, en augmentant la répression violente".


    Lire tout sur :
    -> http://www.icrainternational.org/actualites/560



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    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 16-09-2008 05:56



    Comment les biocarburants détruisent l'Amérique latine

    Les Amis de la Terre International ont publié le 10 septembre 2008 un rapport intitulé « Alimenter la destruction en Amérique latine » au regard de l'impact réel des biocarburants sur ce continent. Basé sur des études menées dans 7 pays, il met en évidence l'aggravation des conflits fonciers, l'éviction des populations locales appauvries, les conditions de travail désastreuses et l'augmentation de la déforestation liées au développement des biocarburants.

    Le nouveau rapport « Alimenter la destruction en Amérique latine » montre que l'explosion des plantations d'biocarburants dans les 7 pays étudiés (1) se fait par des monocultures intensives, qui nécessitent de grandes quantités de terres, de produits chimiques et d'eau. Elles poussent les autres types d'agricultures vers les forêts et les savanes, aggravant la déforestation et la destruction de la biodiversité.

    Lucia Ortiz, des Amis de la Terre Brésil, explique : « Les conditions de travail sont extrêmement faibles, parfois proches de l'esclavage. Le travail forcé des enfants existe dans plusieurs pays. En outre, les superficies de terres exigées par les biocarburants entraînent des déplacements forcés de communautés locales, avec des conflits sur le droit à la terre dans tous les pays étudiés, aggravés par la spéculation foncière et l'usage de la violence dans certains cas ».

    Lire la suite de l'article



    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous

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    Francoise
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    Francoise
      Posté : 12-01-2009 11:34

    Le documentaire : " Réservoirs pleins, assiettes vides" sera présenté à Toulouse le 14 janvier 2009

    " Réservoirs pleins, assiettes vides "
    (Monique Munting, Belgique 2008, 55 min)

    "Pour lutter contre le réchauffement climatique, l’Union européenne veut imposer l’usage de carburants produits par l’agriculture. Le film, réalisé par une ancienne fonctionnaire à la Commission européenne, interroge, au-delà d’un modèle agricole, un modèle de développement et de rapports Nord-Sud. Elle dénonce tant les effets sur la biodiversité de notre planète que les conditions de vie des paysans dépossédés."

    Il est possible d'acquérir ce reportage en DVD.

    Il pose bien les problèmes et permet de prendre conscience de la manière dont un comportement présenté comme remède ici (utiliser des agrocarburants , alias "bio" carburants) cause de dégâts et de mort(s) là-bas (forêts détruites, désertification des sols par leur empoisonnement aux pesticides lâchés par avion , monocultures intensives de plantes bien souvent OGM, populations chassées de leurs terres, massacrées si elles refusent de partir : (" Si vous ne voulez pas vendre vos terres - pour deux fois rien - nous négocierons avec vos veuves ! " ) , allant grossir la masse des pauvres désoeuvrés dans les mégalopoles et, finalement - quelle ironie ! - aggrave le problème qu'il est censé vouloir résoudre (le réchauffement climatique).

    -> http://www.reservoirs-pleins-assiettes-vides.org/

    Voir la bande annonce

    "Les décisions qui conduisent aux problèmes alimentaires mondiaux, à la destruction de la planète, de l'agriculture paysanne et des sociétés rurales se prennent notamment à Bruxelles. Il est possible d'agir dans le sens d'un autre avenir. Un peu... beaucoup... "

    Lire la suite à partir du site



    [ Message édité par : Francoise : 25-01-2009 01:43 ]

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