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    Index du Forum » » O.G.M » » Inde OGM et suicides de paysans par milliers !  
    AuteurInde OGM et suicides de paysans par milliers !
    Francoise
    10274       

    Francoise
      Posté : 27-11-2005 09:29

    Le coton de la colère

    INDE - Un Etat du Sud de l'Inde vient d'interdire plusieurs variétés de coton transgénique. Un premier pas vers un moratoire? Les milieux anti-OGM indiens suivront attentivement le vote des Suisses ce dimanche.

    Le gouvernement d'Andhra Pradesh a interdit trois variétés de coton transgénique. Le couperet est tombé en mai 2005. Les autorités de cet Etat du Sud de l'Inde – dix fois plus peuplé que la Suisse – ont fini par perdre patience. Elles réclamaient en vain des indemnisations à Mayco Biotech, filiale de Monsanto, pour les pertes subies par de nombreux paysans. Sur le banc des accusés, le coton Bollgard de la multinationale étasunienne, aussi appelé Bt, du nom d'une bactérie naturellement toxique. Les chercheurs en ont extrait un gène tuant le «Bollworm». Ce ver très vorace est le cauchemar des cultivateurs de coton. Le Bollgard, un produit miracle? C'est en tout cas ce qu'ont cru des milliers de paysans indiens.
    Dès leur introduction en 2002, les nouvelles semences ont bénéficié d'une intense campagne marketing. Une star de Bollywood a été engagée pour vanter les mérites du produit. Sur les affiches, on voyait des cultivateurs tout sourire. A côté d'eux, un tracteur flambant neuf acquis grâce au coton transgénique.

    La section indienne de Greenpeace a voulu en avoir le coeur net. L'un des paysans modèles était en fait un petit commerçant. Un autre a déclaré: «Avec les rendements du coton Bt, je ne pourrais même pas acheter les deux pneus d'un tracteur!»


    Paysans ignorants

    «Monsanto a profité du désespoir des campagnes. En Andhra Pradesh, on ne compte plus les suicides de paysans endettés. Avant la révolution verte et l'imposition de solutions agronomiques toutes faites, les gens connaissaient les semences qu'ils utilisaient. La nouvelle génération ne sait plus rien. Elle est totalement dépendante de l'information donnée par les autorités et tombe dans le panneau des publicités mensongères»
    ………..
    La contestation anti-Bt enfle

    La fronde contre le coton hybride dépasse l'Etat d'Andhra Pradesh. La semaine dernière, des activistes ont accusé le gouvernement du Mayha Pradesh (Centre) de passivité. Dans cet Etat, le permis des trois variétés de coton bannies en Andhra Pradesh a été prolongé pour une durée de trois ans, rapporte The Hindu, le quotidien de référence du sous-continent.
    Une vingtaine d'organisations indiennes viennent de lancer des missions d'évaluation dans cinq Etats de l'Inde (Andhra Pradesh, Pendjab, Madhya Pradesh, Maharashtra et Tamil Nadu). «Nous voulons mettre la pression sur les autorités pour qu'elles défendent les intérêts des agriculteurs», plaide Kavitha Kuruganti, du Centre pour une agriculture durable. Les premiers éléments recueillis lors des visites sur le terrain sont accablants pour le coton Bt.

    Dans les milieux anti-OGM indiens, on suivra attentivement les résultats du vote de ce dimanche en Suisse. Un «oui» des Helvètes à un moratoire ferait réfléchir les Indiens, assure P.V. Satheesh. «Ces dernières années, la classe moyenne indienne a vu son pouvoir d'achat et son influence augmenter. Elle croit qu'il suffirait d'attirer davantage d'investissements étrangers dans le secteur agricole pour avoir le même boom que dans les nouvelles technologies. Les adversaires des OGM sont considérés comme archaïques. Le choix de la Suisse bousculera cette conception manichéenne», espère-t-il. »

    Lire tout sur :
    -> http://www.lecourrier.ch/print.php?sid=40466

    Voir aussi :
    Coton : C'est ainsi que se referme le cercle vicieux du poison.
    -> http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=953&forum=7&a_p=


    [ Message édité par : Moderateur : 09-11-2010 09:06 ]

      Profil  Citation   
    Francoise
    10274       

    Francoise
      Posté : 20-04-2006 08:02

    Le suicide des producteurs de coton indiens
    mercredi 19 avril 2006

    Depuis novembre, 451 cottoniers ont choisi de quitter la vie pour échapper aux dettes. 2 300 depuis 2000.

    Comme le père d’une jeune mariée, rencontrée par l’International Herald Tribune , ils ont souvent bu des pesticides. La veuve se rappelle que son mari s’était inquiété des nouveaux coûts engendrés cette année par la plantation d’un coton génétiquement modifié. La variété BT, fabriquée par Monsanto, était pourtant promue par le ministère de l’agriculture.

    Le prix est 4,5 fois supérieur à celui des graines normales, mais sa culture requiert moins de pesticides. Touché par une maladie alors que les fermiers le croyaient indestructible, le coton OGM n’a pas tenu ses promesses.

    La récolte a été maigre. Quand il s’est suicidé, le père de la mariée devait de l’argent aux usuriers locaux, qui compensent la baisse des subventions. Le coton indien n’est plus "l’or blanc". "Des groupes de fermiers ruinés ont mis des panneaux sur le bord de la route, proposant leur village au plus offrant", raconte le quotidien américain. New Dehli a lancé une étude pour évaluer l’ampleur des suicides de fermiers.

    par jamy
    -> http://www.praxion.org/article.php3?id_article=64

    Les OGM vont résoudre la faim dans le monde qu'ils disaient !

      Profil  Citation   
    Francoise
    10274       

    Francoise
      Posté : 04-11-2008 12:25

    Voici un témoignage qu'il me paraît bon de sauvegarder en entier !

    Des milliers de paysans indiens se suicident après avoir utilisé des OGM

    "Les partisans des OGM nous expliquent que ces "plantes extraordinaires" aident à lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde. Au lieu de se contenter de lire les revues ou les rapports de l’industrie, Andrew M est allé sur le terrain. Dans cet article, il nous raconte ce qu’il a vu en Inde :

    "En fait, comme le montre cette enquête, c’est encore PIRE que ce que l’on craignait." C. BERDOT"


    Article de Andrew M, paru dans le Daily Mail, le 3 novembre 2008

    "Lorsque le Prince Charles affirma que des milliers de paysans indiens se suicidaient après avoir utilisé des OGM, il lui fut reproché de jouer sur la peur. En fait, comme le montre cette enquête, c’est encore PIRE que ce que l’on craignait.

    Les enfants étaient inconsolables. Prostrés dans le silence, sous le choc, et luttant pour retenir leurs larmes, ils se blottissaient contre leur mère, tandis que les amis et voisins préparaient le corps de leur père pour la crémation sur le bûcher embrasé, situé sur le sol craquelé et nu des champ derrière leur maison.

    Tandis que les flammes consumaient le cadavre, l’avenir qui attend Gajanan, 12 ans et Kalpana, 14 ans est très sombre. Alors que Shankara Mandaukar avait espéré que son fils et sa fille auraient une vie meilleure grâce au boom économique que connaît l’Inde, ce qui les attend, c’est un travail d’esclave pour quelques centimes par jours. Désormais sans terre et sans toit, ils feront partie des plus pauvres, parmi les pauvres.

    Shankara était un paysan respecté, un bon mari et un bon père, mais il s’est suicidé. Moins de 48 heures auparavant, et confronté à la perte de ses terres pour cause de dettes, il a bu un pesticide chimique.

    Dans l’incapacité de payer l’équivalent de deux années de revenus, il était désespéré et ne voyait plus aucune issue

    Sur le sol, on pouvait encore voir les traces qu’il avait laissées lorsqu’il se tordait, agonisant. D’autres paysans avaient regardé - sachant par expérience que toute intervention serait vaine - plié en deux sur le sol, hurlant de douleurs et vomissant.

    Gémissant, il avait rampé jusque sur un banc devant sa petite maison située à 180 km de Nagpur en Inde Centrale. Une heure plus tard, tout son cessa et sa respiration s’est arrêtée. A 5 heures, ce dimanche la vie de Shandakar Mandaukar avait cessé.

    Alors que les voisins se rassemblaient pour prier devant la maison familiale, Nirmanan Mandaukar, 50 ans, leur raconta comment elle était revenue précipitamment des champs pour trouver son mari mort. « C’était un mari aimant et attentionné » dit elle en pleurant. « Mais il n’en pouvait plus. L’angoisse psychologique était trop forte. Nous avons tout perdu. »

    La récole de Shankara a été mauvaise deux fois. Bien sûr la famine et les épidémies font partie de la vieille histoire de l’Inde. Mais la mort de ce paysan respecté est due à quelque chose de bien plus moderne et sinistre : les plantes modifiées génétiquement.

    On a promis à Shandakar comme à des millions d’autres paysans comme lui, des récoltes et des rentrées d’argent incroyables, s’il passait de la culture de semences traditionnelles à la culture de semences GM. Séduit par ces promesses de richesses futures, il a emprunté l’argent afin d’acheter des semences transgéniques. Mais les récoltes ne furent pas au rendez-vous et il se retrouva dans la spirale de l’endettement et sans revenu.

    Shankara n’est qu’un de ces fermiers – on estime leur nombre à 125 000 - à se suicider à cause de cette offensive brutale qui utilise l’Inde comme champ d’essais pour OGM.

    Cette crise appelée « Génocide OGM » par les militants a reçu un coup de projecteur lorsque récemment, le Prince Charles affirma que la question des OGM était « une question morale mondiale » et que le moment de mettre une fin à son avancée inexorable était venu.

    S’adressant par vidéo à une conférence qui se tenait dans la capitale indienne New Delhi, il provoqua la colère des dirigeants des biotechnologies et de certains politiciens en condamnant « le taux vraiment effroyable et tragique de suicides chez les petits paysans indiens ayant pour cause… l’échec de nombreuses variétés d’OGM ».

    En face du Prince, on trouve de puissants lobbyistes pro-OGM et des homme politiques importants qui prétendent que les plantes modifiées génétiquement ont transformé l’agriculture indienne en donnant des rendements plus élevés que jamais. Le reste du monde devrait choisir « l’avenir » et suivre cet exemple.

    Alors qui dit la vérité ? Pour le savoir, je suis allé dans la « ceinture des suicides », dans l’état de Maharashtra.

    Ce que j’ai découvert est extrêmement dérangeant et a de profondes implications pour les pays – y compris la Grande-Bretagne – où l’on débat pour savoir si on autorise ou pas la culture de semences manipulées par des scientifiques pour contourner les lois de la nature

    Car même les chiffres officiels du Ministère Indien de l’Agriculture confirment que, dans un contexte de crise humanitaire immense, plus de 1000 paysans se suicident chaque mois.

    Des petites gens de zones rurales, qui meurent dans une lente agonie. La plupart ingurgite de l’insecticide – une substance bon marché dont on leur avait pourtant promis lorsqu’ils furent obligés de cultiver des plantes GM coûteuses, qu’ils n’en auraient plus besoin.

    Il apparaît qu’ils sont très nombreux à être endettés massivement auprès des prêteurs de fonds locaux, après avoir sur-empruntés pour acheter les semences OGM.

    Pour les pro-OGM, les vraies raisons de ce chiffre épouvantable sont la pauvreté rurale, l’alcoolisme, les sécheresses et le « désespoir agraire ».

    Mais comme j’ai pu le découvrir lors de mon voyage de 4 jours dans l’épicentre de la catastrophe, ce n’est qu’une partie de l’histoire.

    Dans un petit village que je visitais, 18 paysans s’étaient suicidés après avoir été engloutis dans les dettes dues aux OGM. Dans certains cas, les femmes ont repris le ferme de leur mari défunt, mais pour finalement se suicider elles-mêmes.

    Latta Ramesh, 38 ans but de l’insecticide, après une mauvaise récolte – deux ans après que son mari ne disparaisse lorsque les dettes OGM étaient devenues trop importantes. Elle a laissé un fils de 10 ans, Rashan, confié à des parents. La tante de la défunte, assise sans énergie à l’ombre près des champs, raconte « qu’il pleure lorsqu’il pense à sa mère ».

    Village après village, des familles me racontent comment elles se sont endettées après qu’on les ait convaincues d’acheter des semences GM au lieu des semences de coton traditionnelles. La différence de prix est vertigineuse : 15 euros pour 100 grammes de semences OGM, par rapport à moins de 15 euros pour 100 kilos fois de semences traditionnelles

    Mais les vendeurs ainsi que les représentants du gouvernement avaient promis aux paysans qu’il s’agissait de « semences magiques » avec de meilleurs plantes, sans parasites ni insectes.

    En fait, dans une tentative pour promouvoir l’adoption des semences OGM, les variétés traditionnelles ont été interdites dans de nombreuses banques de semences gouvernementales.

    Les autorités avaient un intérêt matériel dans la promotion de cette nouvelle biotechnologie. En essayant désespérément d’échapper à l’extrême pauvreté des années qui succédèrent à l’indépendance, le gouvernement avait accepté d’autoriser les nouveaux géants des biotechnologies comme le numéro un du marché, l’états-unien Monsanto à vendre leur nouvelles créations semencières

    Déjà dans les années 80 et 90, l’Inde qui avait autorisé l’accès au marché du second pays le plus peuplé de la planète avec plus d’un milliard d’habitants, s’était vu garantir en contre-partie des crédits du fond Monétaire International, ce qui l’a aidé à lancé une révolution économique

    Mais si des villes comme Mumbay et Delhi ont vécu un boum économique, la vie des paysans est retombée dans une période sombre.

    Bien que la surface indienne plantée en OGM ait doublé en 2 ans – passant à 17 millions d’ha – pour de nombreux paysans, le prix à payer est terrible.

    Les semences de coton GM, garanties protégées contre les parasites, se sont révélées ne pas être les semences magiques promises, mais ont été infestées par le vers de la capsule, un parasite vorace.

    On n’avait pas prévenu les paysans non plus que ces variétés nécessitaient deux plus d’eau. C’est ce qui a fait la différence entre la vie et la mort. Avec l’absence de pluie, ces deux dernières années, les plantes GM ont tout simplement séché et sont mortes, laissant les paysans paralysés par les dettes et sans moyen pour les rembourser.

    Comme l’argent a été emprunté à des prêteurs locaux à des taux d’usuriers, des centaines de milliers de petits paysans se sont vus perdre leurs terres lorsque les semences coûteuses ont été un échec.

    Dans le passé, lorsqu’une récolte était mauvaise, les paysans pouvaient toujours conserver des graines et les replanter l’année suivante.

    Par contre cela n’est pas possible avec les semences GM qui contiennent la technologie « Terminator », ce qui signifie qu’elles ont été modifiées génétiquement afin que la plante ne puisse plus produire de semences viables.

    De ce fait, les paysans doivent chaque année acheter de nouvelles semences au même prix exorbitant. Pour certains il s’agit là aussi de la différence entre la vie et la mort.

    Prenez le cas de Suresh Bhalasa, un autre paysan qui était incinéré cette semaine, laissant derrière lui une femme et deux enfants.

    Lorsque la nuit fut tombée après la cérémonie et que les voisins se regroupèrent dehors, tandis que les vaches sacrées étaient ramenées des champs, il ne faisait aucun doute pour sa famille que tous les ennuis avaient commencé au moment où on les avait encouragés à acheter du coton Bt, une plante modifiée génétiquement par Monsanto.

    « Nous sommes ruinés maintenant » dit la femme du défunt, âgée de 38 ans. « Nous avons acheté 100g de coton Bt. Notre récolte a été mauvaise deux fois. Mon mari est devenu dépressif. Il est parti dans les champs, s’est allongé et a bu de l’insecticide. »

    Les villageois le mirent sur un rickshaw et se dirigèrent sur des chemins ruraux cahoteux, vers l’hôpital. Alors que sa famille et les voisins s’amassaient dans la maison pour lui rendre un dernier hommage, elle racontait :
    « Il a crié qu’il avait pris de l’insecticide et qu’il était désolé ».

    Interrogée pour savoir si le défunt était un ivrogne ou souffrait de « problèmes sociaux » comme l’affirment les responsables pro-OGM, cette assemblée calme et digne explosa de colère. Un des frères du défunt nous expliqua « Non ! Non ! Suresh était un brave homme. Il envoyait ses enfants à l’école et payait ses impôts ».

    « Ce sont ces semences magiques qui l’ont étranglé. Ils nous vendent ces semences en nous disant qu’elles n’ont plus besoin de pesticides coûteux, mais ce n’est pas vrai. Nous devons acheter les mêmes semences aux mêmes compagnies chaque année. Ca nous tue. S’il vous plait, dites au monde ce qui se passe ici. »


    Monsanto a reconnu que la croissance de la dette était « un facteur de cette tragédie ». Mais, en pointant sur le fait que la production de coton avait doublé ces 7 dernières années, un porte-parole ajoutait qu’il y a d’autres raisons pour la crise récente, comme « des pluies au mauvais moment » ou des sécheresses, soulignant que les suicides avaient toujours fait partie de la vie de l’Inde rurale.

    Les responsables soulignaient aussi le fait que de nombreuses études d’opinions montraient que les paysans indiens voulaient des semences GM – sans aucun doute encouragés qu’ils sont par des stratégies de marketing agressive

    Durant le cours de mes enquêtes au Maharashtra, je rencontrai trois observateurs « indépendants » parcourant les villages pour se renseigner sur les suicides. Ils insistèrent sur le fait que les semences GM n’étaient que 50% plus chères – mais admettaient plus tard que la différence était de 1000%.

    (Un porte-parole de Monsanto insistait ensuite, affirmant que leurs semences ne coûtaient que le double du prix « officiel » des semences traditionnelles, mais admettait que la différence pouvait être beaucoup plus grande, si les semences traditionnelles étaient vendues par des marchands « sans scrupules » qui vendent souvent aussi de « fausses » semences GM qui sont sujettes aux maladies.)

    Alors qu’il y des rumeurs comme quoi le gouvernement proposerait de façon imminente des compensations pour stoper la vague de suicides, de nombreux paysans disaient qu’ils ont un besoin désespéré de toute forme d’assistance. « Nous voulons juste nous sortir de nos problèmes. Nous voulons de l’aide pour que plus aucun d’entre nous ne doive mourir ».

    Le Prince Charles était si frappé par la détresse des paysans qui se sont suicidés qu’il a lancé une association caritative, la Fondation Bhumi Vaardan, pour aider ceux qui sont touchés et afin de promouvoir des plantes biologiques indiennes au lieu des OGM.

    Les paysans indiens commencent aussi à se battre. Alors qu’ils ont pris en hôtage des distributeurs de semences et organisé des protestations de masse, un gouvernement attaque Monsanto en justice à cause du prix exorbitant de ses semenes.

    Tout cela arrive trop tard pour Shandakar Mandaukar qui devait 80 000 roupies (1 500 euros) lorsqu’il s’est suicidé. « Je lui ai dit que nous pouvons survivre » nous dit sa veuve, ses deux enfants toujours à ses côtés, alors que la nuit tombe. « Je lui ai dit qu’on trouverait un moyen de s’en sortir. Il a juste répondu qu’il valait mieux qu’il meure ».

    Mais la dette ne meurt pas avec lui : à moins qu’elle ne trouve un moyen de la rembourser, elle ne pourra plus payer l’éducation des enfants. Ils vont perdre leur terre et rejoindre les hordes que l’ont voit mendier par milliers, le long des routes de ce pays immense et chaotique.

    Il est cruel de voir que ce sont les jeunes qui souffrent le plus de ce « génocide OGM », cette même génération censée pouvoir sortir de cette vie dure et miséreuse, grâce aux « semences magiques ».

    Ici, dans la ceinture indienne des suicides, le coût de l’avenir modifié génétiquement est meurtrièrement élevé.

    Traduction : C. Berdot pour les Amis de la Terre

    -> http://www.amisdelaterre.org/Le-genocide-OGM.html



    [ Message édité par : Moderateur : 04-11-2008 12:33 ]

      Profil  Citation   
    Francoise
    10274       

    Francoise
      Posté : 09-11-2010 08:40

    Monsanto prend les rênes de l'agriculture du Rajasthan

    Bonjour à tous,

    Voici une très triste et grave nouvelle ! Malgré la situation déjà déplorable en Inde à cause des OGM , voilà que l'Etat du Rajasthan vient de tomber sur la tête en passant les rênes de son agriculture à... Monsanto !!!







    "Monsanto a conclu avec le gouvernement râjasthâni un accord confidentiel de partenariat public-privé en vue de développer et de commercialiser des semences transgéniques non seulement de maïs et de coton, mais aussi de piments, de tomates, de choux, de concombres, de choux-fleurs et de pastèques. Le document a été signé en juillet 2010 au nom du gouvernement par le Département de l'agriculture, le Département de l'horticulture, l'Université d'agriculture Swami Keshavanand du Rajasthan, l'Université d'agriculture et de technologie Maharana Pratap et l'Université des sciences vétérinaires et animales du Rajasthan."
    ..........

    "En voyant Monsanto non seulement prendre les rênes de la production et la distribution des semences, mais également obtenir le feu vert pour utiliser les services de recherche et de développement de l'Etat, des universités et du Krishi Vigyan Kendras (centre de sciences de l’agriculture) afin de promouvoir les technologies agricoles, on est en droit de se demander quel rôle et quelles tâches sont laissés aux universités. Si ces institutions ne sont plus que de simples agences exécutives asservies à la plus grosse multinationale dans le domaine des semences, pourquoi ne pas les fermer tout de suite et éviter de gaspiller l'argent public? Pourquoi les contribuables doivent-ils supporter les coûts de services qui permettent à cette entreprise privée d'augmenter ses bénéfices?"

    Le gouvernement du Rajasthan imagine qu'il va ainsi augmenter les bénéfices des agriculteurs !
    Quel aveuglement !!!

    C'est tout le contraire qui va se passer et , outre la destruction totale des sols, on verra bientôt une nouvelle vague de suicides toucher cette région riche de traditions et précieuse pour l'humanité toute entière. Quelle tristesse !


    Voyez tout le programme de destruction du Rajasthan ici



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