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  Sens de la vie - Forums [ Accueil ] · [Anonyme - Connexion] · [ Déconnexion ] Lettre de diffusion:  mercredi 12 août 2020
 
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    Index du Forum » » Une autre façon de penser, source de développement personnel » » La morale est incompatible avec la connaissance.
    2 pages [ 1 | 2 ]
    AuteurLa morale est incompatible avec la connaissance.
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 19-12-2005 09:46

    Citation : "19-12-2005 08:53, Grizzly a écrit :
    Alors, on s'y habitue, et on s'apercois qu'il est désormais impossible de revenir en arrière. le contact avec le nagual nous a transformé pour toujours...Le monde ne sera plus jamais le même, car ce que nous pensions être le monde n'est en réalité que l'idée que nous nous en somme fait. Le monde tel qu'il est vraiment est indiciible...

    C'est tout à fait cela

    Encore bravo pour ton travail de synthèse.

    Cordialement

    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous

    [ Message édité par : Alain : 19-12-2005 09:48 ]

      Profil  E-mail  www  
    Grizzly
    209     

    Grizzly
      Posté : 19-12-2005 19:49

    Merci Alain,

    Je vous transmet le texte de Castaneda relatant l'exploit de Ramon, attribué volontairement a Don Genaro...

    "Je regardai. Don Genaro s'était élevé assez haut le long du rocher, et perché sur un rebord, il s'avançait lentement pour tourner autour d'un énorme bloc de rocher. Ses bras étaient largement ouverts comme s'il embrassait le roc. Il se déplaça lentement vers sa droite, et soudain perdit pied. J'eus un hoquet de surprise. Pendant un moment son corps tout entier resta suspendu en l'air. De sa main droite il avait réussi à attraper une prise et très agilement il reprit pied sur le rebord. Pourtant j'avais été certain que j'allais le voir tomber. Avant de continuer il se tourna et nous regarda. Ce fut un rapide coup d’œil, mais dans le geste de tourner la tête il y avait quelque chose de gracieux qui me surprit et incita ma curiosité. Je me souvins alors que chaque fois qu'il avait glissé, il avait eu le même mouvement, il s'était tourné et nous avait regardés. Mais j'avais pensé que, gêné par sa maladresse, don Genaro s’était simplement tourné pour voir si nous nous en étions aperçus.
    Il grimpa un peu plus haut, perdit pied à nouveau et resta dangereusement pendu sur la face d'un rocher en surplomb. Cette fois-ci il se rattrapa de la main gauche, et quand il eut repris son équilibre, il se tourna et nous regarda. Avant d’arriver en haut de la falaise cela se répéta deux fois de plus. La cascade semblait avoir de sept à huit mètres de large à l’endroit où elle commençait à se précipiter dans le vide.
    Pendant un moment don Genaro ne bougea plus. Je désirai demander à don Juan ce que don Genaro allait maintenant faire, mais je n'osai pas le déranger car il semblait complètement absorbé dans son observation.

    Brusquement don Genaro sauta dans l'eau. Ce geste était tellement inattendu que je ressentis comme un coup au creux de l'estomac. Son saut avait été magnifique, extraordinaire. Pendant un instant j’avais eu la sensation bien nette d’avoir vu une série d’images superposées de son corps suivant une trajectoire elliptique jusqu’au milieu du courant.
    Une fois remis de ma surprise, je m’aperçus qu’il avait atterri sur un rocher au bord du vide, un bloc à peine visible de l'endroit où nous étions assis.
    Là, il demeura accroché pendant longtemps. Il semblait devoir lutter contre le courant. Par deux fois il fut suspendu au-dessus du précipice et je ne pouvais absolument pas me rendre compte à quoi il se retenait. Il reprit son équilibre et à nouveau s’accroupit sur le rocher. Puis tel un tigre, il sauta. Je distinguai à peine le rocher sur lequel il arriva, il ressemblait à un petit cône de roche juste au bord de la cascade.
    Pendant au moins dix minutes il resta immobile. Et son immobilité m'impressionna tant que je tremblai de tout mon corps. J'avais envie de me lever, de marcher. Don Juan remarqua mon agitation et m’ordonna de reprendre mon calme.
    Cette immobilité de don Genaro me plongeait dans une frayeur extraordinaire et mystérieuse. J'eus l’impression que s'il restait là plus longtemps sans bouger, je ne pourrais plus me maîtriser.
    Soudain il sauta, et cette fois-ci jusqu’à l’autre rive. Il atterrit à quatre pattes, comme un félin. Pendant un moment il resta accroupi, puis il se leva, regarda de l’autre côté de la cascade, et ensuite, en bas, dans notre direction. Il s’immobilisa face à nous, ses mains à ses côtés comme s’il tenait les invisibles rambardes d'une passerelle.
    Dans sa position il y avait quelque chose d’infiniment gracieux, son corps semblait très fragile, extrêmement frêle. A cet instant je pensai que don Genaro, avec son bandeau, ses plumes, son poncho foncé et ses pieds nus,
    était le plus bel homme de la terre. Il projeta ses bras en l’air, leva la tête, et par une sorte de saut périlleux sur le côté retourna en un éclair son corps vers sa gauche. Il disparut à nos yeux car le rocher sur lequel il avait été perché avait une forme arrondie....

    ...Tout ce qui concernait la cascade m'obsédait. J’avais tourné et retourné tous les détails dont j’arrivais à me souvenir, et je me trouvais réduit à en conclure que j’avais été le témoin d'un incroyable exploit, d’une prouesse physique. Sans aucun doute don Genaro était un maître inégalable dans sa
    pratique de l'équilibre, mais comme chacun de ses mouvements avait été accompli d’une façon très rituelle, il était évident qu’ils devaient avoir une signification symbolique inextricable...

    ...« Je ne voulais pas que tu parles à Genaro, il nous fallut partir. Dommage. Mais rester aurait été bien pire. Pour te montrer quelque chose de splendide, Genaro a pris de grands risques. Dommage que tu ne puisses pas voir>>...

    ...Il me dit que don Genaro, poussé par l’amitié qu’il me portait personnellement, avait tenté d’une manière très dramatique de me ramener à ce moment proche du « voir ». Ayant longtemps réfléchi sur la méthode à adopter, il avait décidé de me montrer l'exploit d’équilibre que constitue la traversée de la cascade. Cette cascade, pensait-il, ressemblait au bord sur lequel j'hésitais encore, et il était certain qu'ainsi il pourrait m'obliger à franchir ce passage délicat.

    Il expliqua l’exploit de don Genaro. Il me rappela qu’il avait dit que les hommes apparaissent pour ceux qui « voient » comme des œufs lumineux composés de quelque chose semblable à des fibres de lumière qui tournaient d'avant en arrière et maintenaient cette forme d’œuf. Je devais aussi me souvenir qu'il m’avait précisé que l’élément le plus remarquable de ces créatures en forme d’œuf était un faisceau de longues fibres qui jaillissait de la région autour du nombril. Dans la vie de l’homme ces fibres avaient une extrême importance, et elles constituaient le secret de don Genaro. Sa leçon n’avait rien à voir avec des sauts acrobatiques au-dessus du vide d'une cascade. Son exploit d’équilibre résidait dans la façon dont il faisait usage de ses fibres « comme de tentacules ».

    Ce sont des tentacules qui jaillissent du corps de l’homme. Ils sont visibles à tout sorcier qui voit. Les sorciers agissent envers les gens en accord avec la
    manière dont ils voient leurs tentacules. Les personnes faibles ont des fibres très courtes, presque invisibles. Les personnes fortes ont des fibres longues et brillantes. Par exemple celles de Genaro sont si brillantes qu'elles semblent épaisses. D'après les fibres tu peux savoir si une personne est en bonne santé, malade, méchante, gentille, ou perfide. Les fibres t'indiquent aussi si quelqu’un peut voir. Et c'est là qu'avec toi il se passe quelque chose de déroutant. Quand Genaro te vit, exactement comme mon ami Vicente, il sut que tu pouvais voir. Quand je te vois, je vois que tu peux voir, et cependant je sais que tu ne peux pas. Déconcertant! Genaro n’en revenait pas. Je lui ai dit que tu étais un drôle de numéro. Je pense qu'il a voulu voir par lui-même, et il t’a amené à la cascade.

    « Tu crois que tout au monde est simple à comprendre, parce que tout ce que tu fais est une routine facile à comprendre. A la cascade, quand tu regardais Genaro se déplacer au travers du courant, tu as cru qu’il était un maître en sauts périlleux, cela parce que tu ne pouvais penser qu'à des sauts périlleux. Et pour toujours c'est tout ce que tu croiras. Cependant jamais Genaro n'a
    sauté au-dessus du courant d'eau. Genaro s'équilibrait avec ses magnifiques fibres brillantes. Il les allongeait, les rendait assez longues pour, disons, rouler sur elles au travers de la cascade. Il a montré la façon d'allonger ces tentacules et comment les déplacer avec précision."

    Pour ceux que ça interesse, vous pouvez télécharger gratuitement tout les livres de Castaneda, sauf le dernier...

    Voici l'adresse:

    http://sannyasa.free.fr/castaneda.htm









    " La vie d'un homme de savoir est une lutte perpétuelle. L'idée que c'est un guerrier menant la vie du guerrier permettait d'atteindre la stabilité des émotions. "
    C. Castanada, L'herbe du diable et la petite fumée, p.203-204

      Profil  
    Etherique
    218     

    Etherique
      Posté : 19-12-2005 20:15

    Merci beaucoup pour le lien Grizzly

      Profil  
    Pat
    1274       

    Pat
      Posté : 19-12-2005 22:14

    Citation : "19-12-2005 08:30, Grizzly a écrit :
    Salut Pat.

    Si tu as lus "Voir, les enseignement d'un sorcier Yaki" tu te rapelles sans doute le passage ou Don Genaro fait une démonstration d'équilibre en virevoltant le long d'une cascade abrupte...

    Cet exploit fut vraiment réalisé devant témoins, par un certain Ramon Medina Silva, authentique chamane Huichol. L'évenement est même photographié pour la référence. Hé bien, Castaneda a recu chez lui a Los Angeles ce Ramon Medina Silva, il a vécu chez Castaneda pendant plus de 6 mois!

    Don Juan dit a Castaneda qu'il doit "effacer" son histoire personelle s'il veut devenir guerrier. C'est peut être a leurs propre demande que les noms véritables des chamanes furent exclus de la litérature.

    Au fond, ce qui est important, ce n'est pas de savoir si le type était Yaki ou Huichol, qu'il se prénomait Génaro ou Ramon, mais bien l'explication de l'exploit, et dans quel but il fut réalisé. Voici le compte rendu d'un des témoins:(...)


    Ok! voilà qui éclaire différemment tout cela.

    Thanks for all frère Grizzly !




    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Pour comprendre les enjeux actuels


    [ Message édité par : Pat : 19-12-2005 22:15 ]

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