Lien vers l'Index général des pages du site sens de la vie

Devenez membre privilégié en cliquant ici

20 visiteur(s) et 0 membre(s) en ligne.
Recherche
SVP utilisez le moteur de recherche, en bas de page, avant de créer un nouveau sujet. Si celui-ci existe déjà, utilisez le pour vous exprimer.
  Sens de la vie - Forums [ Accueil ] · [Anonyme - Connexion] · [ Déconnexion ] Lettre de diffusion:  mardi 24 novembre 2020
 
Forums
  • Forums
  •  
     
    Activité du Site
    Pages vues depuis 13/10/2003 : 27 033 658
    • Nb. de Membres : 709
    • Nb. d'Articles : 0
    • Nb. de Forums : 40
    • Nb. de Sujets : 0
    • Nb. de Critiques : 0

    Top 10  Statistiques

     
    Modéré par : Moderateur 
    Index du Forum » » Santé » » Le soya ne serait plus un superaliment?
    AuteurLe soya ne serait plus un superaliment?
    jade
    138     

    jade
      Posté : 29-09-2005 05:40


    19 septembre 2005 - Le soya serait-il en train de tomber de son piédestal? Après le gouvernement français, les Américains viennent de publier une méta-analyse qui met un bémol sur ses bienfaits.
    Des chercheurs américains ont examiné les résultats d'environ 200 essais cliniques visant à évaluer l'efficacité du soya pour prévenir ou traiter une foule d'affections1. Leurs résultats indiquent qu'il existe relativement peu de preuves à l'effet que cette légumineuse ait une action thérapeutique.
    Cette synthèse a été réalisée par des chercheurs de l'Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ), dans le cadre d'un programme de recherche sur la médecine complémentaire, financé par le gouvernement américain.
    Elle n'avait pas pour but d'évaluer les mérites du soya en tant qu'aliment, mais de déterminer si on pouvait lui attribuer des effets thérapeutiques spécifiques comme on pourrait le faire pour un médicament.
    Des vertus, oui, mais...
    Le soya contient des phytoestrogènes, qui peuvent imiter l'estrogène, une hormone synthétisée par le corps humain. Les vertus du soya sont d'ailleurs souvent associées à la ménopause en raison de la présence de ces phytoestrogènes. Mais l'analyse des résultats de 21 essais cliniques ne permet pas de confirmer les effets du soya contre les bouffées de chaleur de la ménopause. Il ne serait pas plus efficace qu'un placebo quant à la fréquence et l'intensité des bouffées de chaleur, selon les auteurs de la méta-analyse.
    Les chercheurs ont également examiné des essais portant sur les effets du soya sur la densité osseuse, les facultés cognitives et la glycémie. Ils ont aussi analysé ceux portant sur une possible action protectrice contre le cancer ou les troubles rénaux. Conclusion : aucune donnée ne permet d'attribuer au soya une action thérapeutique spécifique pour chacun d'eux.
    Le soya semble mieux s'en tirer avec les taux de lipides sanguins. Les chercheurs ont colligé 68 essais cliniques à ce sujet. Dans l'ensemble, les résultats indiquent que le soya peut contribuer à abaisser le taux de cholestérol total d'environ 2,5 %, le taux LDL (mauvais cholestérol) d'environ 3 % et celui des triglycérides de 6 %.
    Ces bienfaits laissent entendre que l'incidence des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux pourrait diminuer chez les Américains s'ils consommaient davantage de soya, selon les auteurs de cette méta-analyse.
    Reste qu'aucune étude, parmi celles répertoriées dans cette synthèse, a évalué les effets du soya sur les maladies cardiovasculaires.
    Quelques précautions s'imposent
    Appelé à commenter cette nouvelle, Dr Denis Gingras, chercheur à l'Hôpital Sainte-Justine de Montréal, a lu avec intérêt les grandes lignes de la synthèse américaine. Le soya est d'ailleurs l'un des aliments anticancer que l'on retrouve dans le livre Les aliments contre le cancer3 qu'il a écrit avec Dr Richard Béliveau. « Je suis tout à fait en accord avec la principale conclusion, c'est-à-dire qu'il est toujours difficile d'évaluer avec précision les effets bénéfiques d'un aliment donné à l'aide de la méthodologie actuellement utilisée en essais cliniques. Dans le cas précis du soya, ces difficultés sont encore plus grandes étant donné la très grande variabilité des préparations alimentaires utilisées (suppléments divers, aliments entiers). »
    Or, selon Dr Gingras, les études sont généralement basées sur l'hypothèse que seules les isoflavones sont responsables des effets bénéfiques du soya. Conséquence : les trois quarts des études évaluées ont été réalisées en utilisant des suppléments. Cela constitue une erreur méthodologique importante, qui, d'après lui, est responsable de la très grande majorité des résultats négatifs obtenus, non seulement dans le cas du soya, mais également pour d'autres aliments.
    « L'analyse de l'impact de l'alimentation sur le développement des maladies est excessivement complexe, mais il semble de plus en plus clair qu'il faut considérer l'ensemble du régime alimentaire et le mode de vie en général lorsqu'on tente d'identifier les propriétés bénéfiques des aliments et non un seul aliment... Et encore moins une seule molécule comme dans le cas présent », dit-il.
    D'ailleurs, d'après lui, plusieurs études réalisées sur l'impact du soya sur des populations asiatiques démontrent des effets positifs de cet aliment, tandis que les mêmes études sont impuissantes à le faire chez les Occidentaux. « La consommation de soya sur une très longue période, à partir de la prépuberté, joue également un rôle très important dans les effets bénéfiques de cet aliment. Si c'est effectivement le cas, les études réalisées sur de très courtes durées, comme celles décrites dans le rapport, ont peu de chances d'indiquer un effet positif de l'aliment sur une maladie donnée », rappelle-t-il.
    Dr Gingras souligne aussi que les auteurs de la synthèse se sont restreints aux études réalisées auprès de la population américaine, « une population dont la qualité générale de l'alimentation est, le moins que l'on puisse dire, de mauvaise qualité », selon ses propres mots. Cela peut donc fausser les données obtenues.
    Méta-analyse française : 1 500 études
    Plus tôt cette année, en mars, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments publiait une analyse4 de 1 500 études scientifiques intitulée Sécurité et bénéfices des phytoestrogènes apportés par l'alimentation.
    Selon elle, la consommation de produits de soya ne peut être considérée comme anodine a priori puisque les phytoestrogènes qu'ils renferment interfèrent avec le système hormonal. Elle va plus loin en prônant la prudence pour certains consommateurs : les nourrissons et les jeunes enfants, de même que les femmes atteintes d'un cancer du sein ou qui présentent des antécédents personnels ou familiaux de cancers du sein.
    De nombreux travaux expérimentaux montrent que les phytoestrogènes ont des effets néfastes sur le développement et le fonctionnement neuro-endocrinien et immunitaire chez différentes espèces animales. Mais, rien n'a encore été signalé chez l'être humain malgré la forte exposition des bébés alimentés de façon prolongée avec des substituts de lait maternel à base de soya. « On n'a pas observé jusqu'à présent de troubles particuliers de la croissance et du développement endocrinien. Toutefois, on ne dispose pas d'études à long terme portant notamment sur la fertilité », peut-on lire dans ce document.
    L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments ne met pourtant pas le soya au banc des accusés. « En dehors de la problématique des phytoestrogènes, le soya est un aliment intéressant sur le plan nutritionnel, précise-t-elle dans son rapport. Pris sans autre ingrédient ajouté (sucre, ...), il participe à l'apport de protéines végétales et contient peu de graisses saturées. Il participe donc à la variété alimentaire. »
    Pour en savoir plus, consultez nos fiches sur le soya, les protéines de soya, les isoflavones et les phytoestrogènes, dans la section Plantes et suppléments. Vous pouvez également en apprendre davantage sur le soya dans notre Encyclopédie des aliments.

    Johanne Lauzon et Pierre Lefrançois - PasseportSanté.net

    D'après U.S. Newswire, Consumer Affairs et Medscape.

      Profil  
    Sauter à :
    !!!_else!
     

    Moteur de recherche interne

    Vous pouvez faire une recherche Interne dans sens-de-la-vie.com avec Google (écrire l'objet de votre recherche dans le cadre ci-dessous sans utiliser d'accents, de cédilles ou trémas. Ne marche pas si vous bloquez les pop up) ou voir les Liens sur le sommaire ci-contre à gauche classés par sites et chapitres. Une fois entré dans une page, le lien vers sa suite est en bas de texte.




    Tous les Logos et Marques sont déposés, les commentaires sont sous la responsabilité de ceux qui les ont publiés, le reste @ sens-de-la-vie.com.

    Retour au site WWW.SENS-DE-LA-VIE.COM


    Ce site a été construit avec NPDS Version Sable 5.10, un système de portail écrit en PHP. Ce logiciel est sous GNU/GPL license.