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Nos erreurs sont nos meilleurs guides
Mandrack
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  Posté : 29-09-2006 20:52

Notre égo : L’Erreur à dépasser.



J’ai moi-même vécu dans multitude d’erreurs personnelles, sans les voir et donc les corriger. Cela a été source de problèmes existentiels (comme pourquoi je vis...), plus des problèmes professionels et familiaux ; si bien qu’à plusieurs reprises, il s’en ait fallu de peu que je réussisse à me suicider.



J’ai remonté doucement la pente via un naturopathe, qui m’a parlé de l’enfant intérieur, de notre Etre véritable qui est étouffé et ligoté par nous même et les autres (y compris nos proches et famille).

Notre Etre qui souffre car on accepte et subit les regards et jugements des autres ; souvent on vit par rapport aux autres, en s’oubliant soi-même car on nous apprend à ne pas faire de vagues dès l’enfance et après on croit aimer en faisant plaisir aux autres, en ne les contrariant pas, en n’affirmant pas notre individualité spécifique.



C’est le moule social qui contribue à nous voiler la face et nous empêche tous d’Etre vraiment qui nous sommes. On souffre alors de ne pas vivre qui on est. Je pensais à ne pas faire de mal, en vivant, plus que moins, selon l’envie de mes parents, ma famille (pour les aimer), mais je ne voyais pas cela, ni que j’agissais de même avec les gens en général.

Cela m’a montré que l’on ne souffre pas tant de manque d’amour que de manque d’Etre qui on Est en Vérité et de vivre comme tel.



Aussi, j’ai réalisé que le commun des gens entretient des relations cordiales avec nous si tant est qu’on va dans le même sens qu’eux ; et eux vont premièrement et quasiment tout le temps dans le sens de leur intérêt personnel ou ce qui leur est agréable, leur plaisir.

Parfois, ça tourne à du chantage affectif : si tu n’est pas ou n’agis pas comme je -crois, veux, ai envie- ça veux dire que tu ne m’aimes plus (ou c’est moi qui ne t’aime plus).



Je crois que les relations régies par les égos ne peuvent être harmonieuses dans la durée. Si il y a harmonie, elle n’est qu’acalmie avant la tempête ; elle est limitée et temporaire. Chacun a vite fait de reprendre « ses bonnes vieilles habitudes » et puisque chacun rejette presque toujours des remises en questions et les appliquer, on ne peux pas s’accorder ensemble vraiment. Comment peux t-on bien dormir ensemble dans le même lit quand chacun tire la couverture de son côté ? ou quand l’un tire la couverture vers lui et l’autre se soumet et finit par attraper froid en dormant sans couverture ?



Quand autrui ne rejette pas notre singularité et qu’il la tolère, c’est souvent par peur, par faiblesse, par manque d’assurance, n’étant pas sûr de lui, ne se connaissant pas qui Il est, son Essence. Car il ne voit pas que lui-même se conforme à tout le monde ou à un groupe particulier et qu’il n’a pas de base personnelle solide.

Tout ce petit monde et ses sous-groupes a ses règles convenues de bonnes conduites ou de pensée qui formattent l’individu et le réduisent à l’état d’une feuille morte ballotée au gré du vent du groupe alors qu’il peut Etre un roc, avec ou sans groupe.



Quand autrui est conciliant avec nous ou quand il fait quelque chose pour nous, souvent arrive après une attente de sa part envers nous, même inconsciemment, ou une demande ou un chantage : fais ça pour moi, car as tu oublié ce que j’ai fait pour toi ?

Quelqu’un qui offre un cadeau qui n’est pas apprécié comme il le pensait va certainement être déçu ou être en colère ou avoir du ressentiment pour la personne qui reçoit. Quant une situation ne se déroule pas comme on l’entendait, pensait, souhaitait, on retrouve les mêmes réactions de l’égo.



Quand cette attente n’est pas dirigée vers quelqu’un en particulier, il peut s’agir d’une attente envers un groupe de gens ou tout le monde, comme une attente de reconnaissance des autres (sentiments, réussite sociale, gloire).

Celui qui s’identifie à son corps est de fait dominé par son égo et les plaisirs liés au corps, et il semble ramener toujours tout à lui et ce qui lui est agréable : moi d’abord, moi je sais, moi je pense, moi je crois que etc.



C’est ainsi, que tout ce qui ne lui est pas agréable personnellement est systématiquement écarté et rejetté, fût-ce pour son Bien, son Bonheur, son Éveil.

L’amélioration personnelle, dans tous domaines, se réalise malgré soi, car à chaque fois il s’agit de quitter notre ancien état pour en embrasser un nouveau, ce qui implique symboliquement une mort et une renaissance.



Ce changement ou cette rupture ne fait pas plaisir à l’égo qui se croit bien comme il est, mieux que tout le monde et qui ne veut donc pas changer. (les cons, c’est les autres !) Or, la vie est changement et progression continus !



Ça ne fait pas plaisir de se voir tel que l’on vit avec nos faiblesses, nos travers, notre ignorance etc. On fait d’ailleurs tout pour se voiler la face.

Ça ne fait pas plaisir de se sentir plus petit qu’on pensait.

Ça ne fait pas plaisir de se remettre en question et de se dire et si j’étais dans l’erreur ou si ça n’était pas suffisant ?

Ça ne fait pas plaisir de faire des efforts pour remédier à nos manquements.



Mais ce travail n’est douloureux que pour notre ego et notre orgueil. Il nous permet de progresser, de s’améliorer véritablement. Une étape importante est la mise à mort de l’égo qui permet de devenir bien au delà de ce qu’on pouvait imaginer avant ; c’est la voie de tous les possibles.

Une fois, que tu as mis ton égo a mort, si jamais il t’arrivait de faire une erreur, ton apprentissage (qui est illimité) passe à la vitesse de la lumière, car tu cherches à la corriger immédiatement !



Le travail sur soi se réalise face à soi même. On peut connaitre des avancées et des reculs ; on peut rester sur la voie droite et aussi s’en écarter. Toute erreur ou faiblesse qui ressurgit, et que l’on ne corrige pas, nous dirige à l’opposé du but de l’accomplissement personnel. C’est donc toujours à notre détriment que l’on s’écarte ou stagne sur le chemin.



Comme le tuteur pour la plante, un regard extérieur et expérimenté est nécessaire à la croissance de qui est en chemin.

C’est toujours le plus expérimenté qui est en mesure de guider le moins expérimenté vers l’étape supérieure. Sans lui, puisqu’il s’agit d’un combat contre soi-même, notre égo, l’égo pourrait bien reprendre de la vigueur et nous dominer alors que notre but est de dominer notre égo. Le guide peut favoriser le maintien de cap mais c’est toujours à qui est en chemin de ramer et de maintenir son cap.

Un voyage d’une journée avec un guide peut prendre 100 siècles sans.



[ Message édité par : Mandrack : 30-09-2006 13:02 ]



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