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HYPATIA

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Alimentation

notre écologie interne

et ses conséquences externes

 

Hypatia, un site qui rappelle que : " La santé de l'homme est le reflet de celle de la Terre" Héraclite.
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Sommaire:
I - Les conséquences de l'industrie alimentaire.

II - Du carnivorisme à l'anthropophagie du Tiers Monde par les riches.

III - Ma forêt pour un hamburger !

IV - Changer d'alimentation ou l'Apocalypse.

V - Pour que le monde change, l'humanité doit modifier ses habitudes alimentaires.

 

Libérez votre esprit du conditionnement de tous les pouvoirs.

"Il est une question qui m'intéresse tout autrement, et dont le "salut de l'humanité" dépend beaucoup plus que de n'importe quelle ancienne subtilité de théologien: c'est la question du régime alimentaire" Frédéric Nietzshe.

Les conséquences de notre alimentation sur notre écologie externe et interne.  

Je viens de découvrir des informations de l'Université de Genève, Département de Sociologie, provenant notamment des travaux en 1990 du professeur Jean Ziegler et son assistant Tegegne, ainsi que de Mr Denis Bloud sur les avantages de l'alimentation végétarienne, travaux qui mettent en parallèle les graves désagréments - notamment écologiques - occasionnés par la surconsommation occidentale de viande. Bien que ne partageant pas complètement leurs conclusions en faveur d'un régime végétarien exclusif, ils m'ont néanmoins fournis des informations sûres et précieuses.

Sur ces bases solides, il m'est venu une idée de simple bon sens, qui si elle était largement adoptée, suffirait par elle-même à sauver l'humanité et à régénérer notre planète pour nos enfants, comme cela va être démontré ci-après.

Nota : je tiens à remercier et féliciter chaleureusement ces personnes pour avoir eu le courage d'ouvrir une brèche dans le mur du dogmatisme, et ainsi avoir trouvé la faille fondamentale de tout le "système" mondialiste que nous subissons, car si l'homme commence à s'alimenter consciemment, l'emprise des mdm va bientôt disparaître :o)

I - Les conséquences de l'industrie alimentaire.

Comme le disait Héraclite: " La santé de l'homme est le reflet de celle de la Terre ".

Force nous est de constater que l'une et l'autre sont bien compromises principalement par notre façon de nous alimenter.

Démonstration :

Il faut en effet autant de combustibles fossiles pour fabriquer la nourriture moderne qu'il en faut pour chauffer les maisons ou propulser les voitures.

Il faut autant de matières premières pour l'alimentation industrielle que pour fabriquer des voitures ou des machines.

Cette industrie alimentaire utilise 20 fois plus d'eau que les ménages: il faut 400 litres d'eau par heure, 24 heures sur 24, pour faire face aux besoins alimentaires d'une seule personne.

La production de boeuf nécessite 80 fois plus d'eau que celle des pommes de terre ou des bananes.

Le bétail contribue bien plus à la pollution de l'eau que toute l'industrie et tous nos égouts combinés.

Aux états Unis le problème des déjections animales prend des proportions énorme avec les quantités en jeu. L'industrie de la viande aux États Unis, produit 61 millions de tonnes de fumiers, soit 130 fois le volume des déjections humaines, ou 5 tonnes pour chaque américains. Selon l'agence de protection de l'environnement, les porcs, les boeufs et les poulets, ont contribué a polluer 35,000 milles de rivières dans 22 états et contaminé la nappe phréatique dans 17 états.

Un organisme microscopique, le Pfiesteria, qui se nourrit de phosphore et d'azote présent dans le fumier, est très toxique pour l'humain et les poissons.

En 1991, 1,000,000,000,000 de poissons sont morts par le Pfiesteria dans la rivière Neuse en Caroline du Nord. Depuis 1995, un nombre équivalent ont été tués par les déversements de fumiers dans les estuaires et région côtières de Caroline et les rivières du Maryland et de Virginie se déversant dans Chesapeake Bay. Ces décès peuvent être directement reliés au 10 millions de porcs élevés en Caroline du Nord et les 620 millions de volailles sur la rive sud de la baie Chesapeake.

Dans l'état de Virginie, le niveau dangereux de coliformes fécaux pour la santé est fixé à 200 par 100 mililitres d'eau. En 1997, certains cours d'eau avaient des taux jusqu'à 424,000 par 100 mililitres.

Sur une production de 50 millions de tonnes d'antibiotiques produits annuellement aux USA, 20 millions sont donnés aux animaux, dont 16 millions de tonnes sont administrés à la volaille pour qu'ils grossissent plus rapidement. 4 millions de tonnes sont administrés pour contrôler les maladies issues des conditions d'élevage industrielles où les animaux confinés à des espaces restreints, contractent l'anémie, la grippe, diarrhée, mastites pneumonie etc. 20 % des poulets sont porteurs de Salmonelle et 80% sont contaminés par Campylobacter dans les usines d'abattage et de transformation.

Les conditions d'élevage industriel rendent les animaux malades. Par exemple, une étude démontre que 80% des porcs ont la pneumonie à l'abattage.

Ont reporte 5000 morts et 76 millions de cas d'intolérance alimentaire chaque années aux USA.

Les Nations Unis reportent que les 17 principales zones de pêches sur la planète ont atteint leur limite ou sont en déficit et qu'un tiers de toutes les prises de poissons sont pour la nourriture d'animaux d'élevage.

La production, le transport, la préparation et la vente des aliments absorbent environ 16,5 % de toute l'énergie des États-Unis, où 75 % de l'alimentation est d'origine industrielle.

Il a été calculé qu'il suffirait de 5 % des surfaces arables si la population des États-Unis adoptait le régime végétarien, et cela en agriculture dite biologique, sans produits chimiques artificiels. Un programme de reboisement massif pourrait alors être entrepris.

En épilogue: "Although cattle grazing in the West has polluted more water, eroded more topsoil, killed more fish, displaced more wildlife and destroyed more vegetation than any other kind of land use, the American public pays ranchers to do it." - Ted Williams (Audobon, 1991)

Lorsqu'il est question de destruction de l'environnement et d'atteintes à l'homéostasie planétaire, par ce qui se passe dans le tiers monde, nous oublions seulement de considérer que l'Occident le considère comme un réservoir naturel pratique, qu'il saccage sans aucuns scrupules:

C'est ainsi que 50 hectares de forêt tropicale humide disparaissent du globe toutes les MINUTES, pour faire de la viande et rembourser des dettes imaginaires, menaçant ainsi l'approvisionnement de l' humanité en oxygène.

Chaque boulette de viande pour hamburger fait disparaître 5 mètres carrés de forêt tropicale !

C'est pourquoi les végétariens anglais affirment que la viande n'est pas seulement un meurtre, c'est un suicide !

Le désastre écologique du carnivorisme ne concerne pas seulement le tiers monde.
" La désertification du sol grâce auquel nous existons est en cours aussi bien en Europe qu'aux États-Unis. Pour ce pays par exemple, nous citerons quelques données d'un article paru dans la revue mensuelle américaine "The Atlantic" en novembre 1989 sous le titre "Back to Eden", par Evan Eisenberg.

 Cet article rend compte des analyses du généticien Wes Jackson, qui a fondé en Arkansas un "Land Institute" qui prône l'abolition de l'agriculture actuelle et le retour à la prairie de graminées sauvages.

Le processus d'évolution qui a commencé il y a 400 millions d'années pour aboutir aux espèces actuelles s'est inversé il y a 10 000 ans environ, avec l'arrivée d'une forme de vie appelée "le paysan". Le soc de la charrue a sans doute plus privé d'avenir les futures générations que l'épée. La prairie vit du revenu de ses intérêts, tandis que le champ de blé vit sur le capital.

Aux États-Unis, un tiers de l'humus a déjà disparu, brûlé par l'inondation chimique. En 1948, il fallait 7 500 tonnes d'insecticide pour ne laisser aux insectes que 7 % des récoltes. En 1988, 40 ans plus tard, les insectes en consomment le double malgré dix fois plus d'insecticides! "

Tout cela pour la viande, puisque 88 % de toute la matière végétale ainsi obtenue sert à nourrir les porcs, les boeufs et la volaille.

Si 4 millions de paysans américains ont quitté la terre depuis 1938, ce n'est que pour laisser la place à des entreprises de destruction agricole toujours plus performantes, qui exportent leurs méthodes et leurs produits chimiques, et même leurs semences traitées par la biotechnologie, vers le tiers monde.

Ajoutons le fait qu'actuellement nous voyons des régions entières privées d'eau potable en raison de pollution par nitrates et lisiers; ainsi que des épidémies d'encéphalite chez les bovins ingérant des déchets animaux comme nourriture...

Une société entièrement nouvelle pourrait se dégager du chaos actuel si les choix fondamentaux étaient tournés vers un comportement végétarien, ou plus simplement davantage végétarien.

Exemples:

Le meilleur rendement alimentaire à l'hectare est obtenu par les vergers.

Les routes pourraient être plantées de noyers et de châtaigniers : une double rangée de ces arbres, sur une distance de seulement 16 kilomètres, correspondrait déjà à une surface de 46 hectares.

Les arbres fruitiers peuvent participer au reboisement, avec les mêmes avantages écologiques de conservation de la couche d'humus.

Etc, etc ....

Un auteur américain resté inconnu:

Bruno Schubert, avait publié en 1967, en Californie, un petit livre excellent, qui démontrait comment un changement alimentaire de ce type, accompagné d'une réforme économique proche des thèses de l'économie franche de Gesell ou de l'économie distributive de Duboin, pouvait transformer la société et la conduire vers un âge d'or, son titre: " La survie de l'humanité ", hélas il est introuvable !

Sachant que sur la surface de 5 terrains de football, 100 personnes peuvent vivre de graines mais seulement 2 avec de la viande de boeuf, le choix entre carnivorisme ou végétarisme est la clé du problème planétaire et donc de la survie de notre espèce.

 
II - Du carnivorisme à l'anthropophagie du Tiers Monde par les riches.

 

Ce titre peut surprendre mais n'est que le reflet lapidaire d'une réalité concrète et mesurable :

le tiers monde meurt de faim pour que les pays riches meurent de pléthore.
Toutes justifications hygiénistes ou autres du végétarisme mises de côté, ces seules constatations suffisent pour ouvrir les yeux et le coeur :
Le bétail des pays riches mange autant de céréales que les Indiens et les Chinois réunis. Il faut en effet une moyenne de 7 kilos de denrées alimentaires consommables directement par l'homme pour obtenir un seul kilo d'aliment d'origine animale." (Sauvez votre Corps, Dr. Kousmine, p. 215).

Un atelier géant de Californie groupant 100 000 bovins consomme chaque jour 850 tonnes de maïs, de quoi nourrir 1,7 millions d'Est-Africains.

 La moitié de l'eau des États-Unis sert à engraisser le bétail à viande, soit 5 fois la consommation de la population du pays, avec 20 fois plus d'excréments et 85 % de perte d'humus.

Le problème de la faim dans le monde est faussé à la base dans la mesure où il n'est pas tenu compte d'un éventuel retour au végétarisme, souvent traditionnel dans les sociétés du tiers monde. Importer d'Éthiopie, en pleine famine, la nourriture du bétail à viande revient, d'une manière indirecte certes, à retirer le pain de la bouche des exploités et à les pousser à tous les extrêmes, dont la mort.

Les pays de l'Est achètent sur le marché mondial d'énormes quantités de céréales (52 millions de tonnes en 1984 pour l'URSS), dont une grande partie pour alimenter leurs animaux à viande.

 Dans les pays industrialisés occidentaux, seuls 22 % des céréales sont utilisés pour l'alimentation humaine, alors que dans les pays en développement ce taux est de 87 %, selon la FAO (chiffres de 1981). La Suisse importe chaque année 1,4 million de tonnes de céréales, dont 71 % pour les animaux de boucherie.

Il suffirait que les États-Unis, par exemple, mangent 10 % de moins de viande pour que 60 millions de personnes ne meurent pas de faim (valeur citée par le Dr Christian Schaller dans la Tribune de Genève du 30 novembre 1989.

Avec la quantité de céréales que l'on utilise pour nourrir les animaux d'élevage dans les pays occidentaux, on pourrait nourrir toute la population du globe. 1 seul hectare donne 7 800 000 calories avec du pain, 3 millions avec du lait mais seulement 121 576 avec de la viande. En termes de protéines, cela correspond à 255, 153 et 13 grammes respectivement (Dr Schlemmer).

 L'ordre injuste du monde.

Moins de 1 % de gros propriétaires brésiliens possèdent 46 % des terres, tandis que 89 % de petits propriétaires n'en ont que 18 %, le reste (34 % des terres) étant entre les mains des propriétaires moyens (9 %). Quant aux exportations de viande du Brésil, leur croissance est superposable à celle de la "dette" et à celle de la désertification de la forêt amazonienne. Tout cela pour satisfaire la demande en viande des nantis.

 
III - Ma forêt pour un hamburger !
 
Pour chaque kilo de viande exporté par le Costa Rica, ce pays sacrifie deux tonnes et demie de sa mince et unique couche d'humus. Et plus de mille tonnes de boeuf sont transformées chaque jour dans les McDonald des États-Unis.

En 1950, 72 % du territoire du Costa-Rica était boisés. Aujourd'hui, sa couverture forestière n'est plus que de 26 %, 60 000 hectares étant essartés chaque année. Au cours de la première année qui suit l'essartage, il faut un hectare de prairie artificielle pour qu'une tête de bétail mange normalement.

 Au bout de 5 ans, la mince couche d'humus est épuisée au point qu'il faut pour chaque animal 5 à 7 hectares. Il suffit ensuite de 3 à 5 ans pour que le désert soit installé. Alors on allume un incendie plus loin: au cours des mois de juillet et août 1989, 59 000 incendies ont dévasté en Amazonie quelque 33000 kilomètres carrés, soit plus que la Belgique. (Tribune de Genève du 1er septembre 1989, p. 7).

Et, toutes les 17 heures, s'ouvre quelque part dans le monde un nouveau Mc Donald, pour débiter plus de 25 millions de hamburgers par JOUR ; ce qui correspond à 125 kilomètres carrés de désert supplémentaire par jour; et à la disparition d'espèces végétales et animales irremplaçables puisque l'on ne connaît guère que quelques centièmes des propriétés biochimiques des plantes et que l'on découvre constamment de nouvelles espèces vivantes dans ce qui reste de surfaces sauvages.

 L'accumulation de ces données donne le vertige, tant par leur énormité que par leur absurdité fondamentale. Mais à la source de cette frénésie autodestructrice, il y a toujours les deux pulsions de Freud : être grand et se faire plaisir; c'est-à-dire, en termes macro-analytiques, faire du profit financier et consommer des valeurs marchandes. Ce qui nous reconduit aux motivations individuelles et aux déterminations sociales, économiques et politiques. Si, chaque jour, le tiers monde est en mesure de nous verser 200 millions de dollars d'intérêts, c'est que nous prenons au tas sur lui et que lui prend au tas de l'environnement : le résultat sera le même pour tout le monde, sauf que seule une toute petite partie des hommes en aura profité pour ses plaisirs.

Le brûlage de la forêt amazonienne vue par satellite.

Nota :
(ASP) - La forêt amazonienne n'a plus que 20 ans à vivre. Elle qui contient quelque 40% des forêts tropicales du monde, qui joue un rôle déterminant dans le maintien de la biodiversité, de l'hydrographie régionale et du climat mondial, présente aussi le plus haut taux mondial de destruction : deux millions d'hectares par année.

La déforestation ne menace pas que les arbres et la faune, mais aussi les peuples qui y vivent:

(ASP) - LIBREVILLE - Au Gabon, la déforestation abusive de la forêt par les compagnies forestières, et les villageois qui pratiquent les cultures sur brûlis et le braconnage, mettent en péril les rares populations de Pygmées.
 
IV - Changer d'alimentation ou l'Apocalypse.
Albert Einstein disait à ce sujet:
"selon mon point de vue, le mode de vie végétarien, par ses effets physiques sur le tempérament humain, pourrait influencer, d'une manière extrêmement bénéfique, le sort de l'humanité".

La réciproque est que le mode de vie non végétarien peut influencer, ce que nous constatons, de manière extrêmement destructive le sort de cette humanité.

René Dumont avait annoncé le point de non-retour pour l'an 2000 et disait que si d'ici à la fin de ce siècle le végétarisme n'était pas devenu le comportement normal et conscient des hommes, l'apocalypse aurait lieu. C'est peut-être ce que, inconsciemment, la société attend, se sentant confusément tombée dans un monde qui n'est pas le sien. Mais comment retrouver une dimension surhumaine perdue par une chute immémoriale si l'on n'est pas capable de s'harmoniser avec ses congénères et les autres espèces vivantes ?

Mon point de vue est qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, car comme le dit une phrase devenue célèbre : aujourd'hui est le premier jour du reste de votre vie

A vous d'en faire quelque chose de différent !

 

V - Pour que le monde change,

l'humanité doit modifier rapidement ses habitudes alimentaires.

Crédit: http://www.phuketdir.com/baanrimpa/

Il faut dix fois plus de terre arable pour nourrir un carnivore que pour nourrir un végétarien, et nous venons de voir à quelles conséquences la consommation de viandes nous a conduit !

Il est donc évident que par l'adoption d'une alimentation beaucoup plus végétale, et beaucoup moins animale, tous les problèmes de la famine seront résolus, comme ceux de la destruction de la terre notre mère.

De plus chaque citoyen du monde doit avoir le droit absolu à utiliser une parcelle de terre pour y cultiver lui-même sa propre nourriture exempte de poisons.

Depuis Hermès Trismégiste en ancienne Égypte, Pythagore en Grèce et le naturaliste latin Pline l'Ancien, jusqu'à nos jours, de grands sages et thérapeutes n'ont cessé de prôner les vertus nutritives et curatives, pour le corps et pour l'esprit, d'une alimentation naturelle fondée sur le végétarisme. C'est vrai !

Mais je n'irais pas pour autant jusqu'à dire :

"Si l'humanité veut que le monde change, il faut qu'elle modifie ses habitudes de vie, en prenant conscience de la valeur spirituelle du végétarisme. Ce credo du nouveau végétarisme peut paraître ambitieux et aller au- delà d'un simple régime alimentaire. Mais à la réflexion, le choix de la vie contre la mort pose une dialectique rigoureuse avec un enchaînement déterministe implacable, qui n'avait peut-être pas été perçu antérieurement : le comportement végétarien, par sa logique interne en faveur de la vie naturelle contre les antivaleurs marchandes, apparaît comme la base sur laquelle les autres mouvements doivent finalement venir se poser sous peine de rester superficiels. Avant de venir apporter de nouvelles règles de vie pour un monde plus sain, il faut avoir intégré en soi-même ce choix. Or le comportement végétarien me semble être l'attitude la plus sincère qui soit compatible avec une survie dans le monde industrialisé, tout en offrant une solution écologique vraiment à la mesure du problème actuel, auprès de laquelle les thèses des "Verts" actuels paraissent bien timides et bien pâles". D. Bloud

Il n'y a en effet, aucune raison d'être aussi extrêmiste - et donc d'écarter à priori beaucoup de gens - car, à mon avis, si l'humanité veut survivre, elle doit adopter, non pas un végétarisme pur et dur (voire un frugivorisme censé être celui de ses origines selon la Bible) mais bien plutôt un retour à l'alimentation naturelle de ses ancêtres d'avant l'agriculture intensive.

Ce qu'était cette alimentation est facile à définir en observant notre dentition: l'homme est un granivore, frugivore, petit carnivore, et hormis les âges glaciaires, où somme toute il n'avait guère d'autre choix que de consommer presque uniquement du gibier, c'est ainsi qu'il se nourrissait, avec, ajoutons-le, beaucoup d'aliments crus.

C'est aussi ainsi que presque tous les thaïs se nourrissent encore aujourd'hui.

La base de leur alimentation est parfaite :

Elle est composée essentiellement de riz, associé à des épices et à des herbes pour le goût, le tout mélangé à très peu de protéines animales (crustacés, poisson, poulet, porc, gibier ; au plus 30 à 50 gr par jour) auxquels s'ajoutent toujours une assiette de légumes crus et non assaisonnés, et des fruits.

Nous n'avons besoin de rien d'autre, et c'est délicieux.
Nota 1 : soit dit incidemment, les thaïs font une distinction très nette entre la consommation de ces viandes et celle du boeuf qui est chez eux tout à fait exceptionnelle, car la plupart d'entre eux n'en mangent pas, tout comme comme les Hindous, dont à l'éclairage de ce qui est dit ci-dessus, on comprend un peu mieux les croyances religieuses de tabou sur les bovins.

Réduire la consommation de viande de 300/400 grammes par jour (ou plus pour les américains) ne serait-ce qu'à 100 grammes par jour, voire idéalement - comme les thaïs - à 30/50 grammes, diminuerait en conséquence des 2/3 tiers au minimum, et jusqu'à 90 % au maximum, l'impact des élevages sur les forêts ou sur l'agriculture (donc l'usage des engrais et pesticides), mettrait sans doute un terme aux coupes de bois d'Amazonie et d'Afrique (si c'est associé à l'arrêt de l'importation des bois exotiques), et diminuerait considérablement le déficit des assurances sociales car la surconsommation de viande et de sucre est la première cause de toutes les maladies.

Les espaces consacrés à l'élevage du bétail représentant en tout 35,68 % des terres émergées cela permettrait aussi, en conséquence, de rendre à la nature environ 30 % de la surface planétaire.

C'est considérable !

Nota 2 : soit 26 % des terres émergées pour les pâturages du bétail, et 9, 68 % pour les surfaces agricoles cultivées pour lui, représentant elles-mêmes 11% en tout.''

Nota 3 : une idée erronée, fortement implantée, s'oppose à la diminution de l'alimentation carnée, celle-ci rendrait "fort", c'est bien entendu faux ! Le taureau ne mange QUE de l'herbe ! Est-il un symbole de force ou de faiblesse ? Le sanglier, omnivore comme nous, consomme essentiellement des fruits forestiers, ou des céréales s'il en trouve, or c'est l'animal doté d'une vitalité extraordinaire par excellence !

Gandhi à dit: " Vous devez incarner le changement que vous souhaitez voir se produire dans le monde."

Dans chaque pays il y a une ou des variétés de céréales, et si vous ajoutez à cela que tous vos produits soient frais, naturels, du pays, et que vous ne consommiez AUCUNE boisson ou nourriture industrielle, alors les bénéfices d'un tel changement seront incommensurables :

Vous atteindrez rapidement votre poids et votre condition physique idéaux !

Vous économiserez beaucoup d'argent !

Votre énergie montera à un niveau que vous ne soupconniez même pas !

Vos capacités intellectuelles, sexuelles, et en tout genre, progresseront !

Vous réduirez, voire ferez disparaître, vos dépenses médicales !

Vous réduirez très fortement la destruction écologique de la terre.

Vous déstabiliserez gravement le système économique et social imposé par les maîtres du monde !

Vous réduirez drastiquement leurs profits financiers et donc les obligerez à reconvertir leurs activités.

Enfin si vous possédez un coin de terre et de l'eau propre, vous pouvez (à condition évidemment de vous retrousser les manches) aisément devenir totalement autarcique.

ô paradoxe ! Adopter cette alimentation permettant de rendre à la nature, donc aux arbres, aux plantes et aux animaux, dont le gibier, des surfaces immenses, permettrait d'accroître également la variété de nos ressources en aliments naturels et gratuits, et d'améliorer la santé de tous !
Tandis que continuer à manger de la viande équivaudrait à vous suicider maintenant, vous et vos enfants, mais aussi collectivement.

Cette vérité simple, si elle est largement adoptée et appliquée, suffira par elle-même

à sauver l'humanité et à régénérer notre planète.

Passez en fin de page ou retour au sommaire.

Source des information:
UNIVERSITE DE GENEVE - DEPARTEMENT DE SOCIOLOGIE

Cours du 26 février 1990: "Le comportement végétarien dans son environnement social contemporain."

Intervention de Mr Denis BLOUD.

Bibliographie :

J. Ziegler : LES VIVANTS ET LA MORT, Seuil, Paris, 1975.

L. Ossipow : LE VEGETARISME, Cerf, Paris, 1989.

Leakey et alii : Nature 1976, in M. Bader : LES DENTS DE LA VIANDE ET LES DENTS DU BLE, Science et Vie, 11-1985

 H. Ruesch : CES BETES QU'ON TORTURE INUTILEMENT, Favre, Lausanne, 1980.

Dr J.A. Scharffenberg: VIANDE ET SANTE, Soleil, Genève, 1985

A. Dumoulin: MANIFESTE VEGETARIEN, Soc. Vég. de Genève, 08-1985.

C. Lévi-Strauss: LE CRU ET LE CUIT, Paris.

Dr E. Bertholet: VEGETARISME ET SPIRITUALISME, Genillard, Lausanne, 1964

Dr C. Kousmine: SAUVEZ VOTRE CORPS, Laffont, Paris, 1987.

Dr C. Schaller: VIANDE, TdG, 30-11-1989.

R. Suzineau : CLEFS POUR LE VEGETARISME, Seghers, Paris, 1977.

D. Bloud: L'ALIMENTATION ET L'AGRESSIVITE, TdG 26-04-1984, p. 20.

D. Bloud - Société Vég. Romande: LETTRE A MIGROS, 25-01-1989.

D. Bloud : EFFET BOEUF, 24 Heures, Lausanne, 21-04-1989.

D. Bloud : LA FORET POUR QUELQUES BOULETTES, La Grande Relève, Paris, 04-1989.

J. Barkas : THE VEGETABLE PASSION, Routledge & Kegan Paul, London, 1975.

Dr H.G. Bieler : FOOD IS YOUR BEST MEDICINE, Ballantine Books, 1966.  

Dr Bonnejoy : LE VEGETARISME ET LE REGIME VEGETARIEN RATIONNEL, Paris, 1889

Sir William Earnshaw Cooper : LA CULPABILITE SANGUINAIRE DE LA CHRETIENTE.

 Dr P. Dauphin: LE FRUIT-ALIMENT, Marseille, 1934.

 P. Desbrosses: LE KRACH ALIMENTAIRE, Rocher, 1988.

Dr J. Lévy : LA REVOLUTION DE LA MEDECINE, Rocher, 1988.

  Prof. Raoux: MANUEL D'HYGIENE ET DE VEGETARISME, Lausanne, 1881.

  D. Weir et M. Shapiro : PESTICIDES SANS FRONTIERES.

 G. Messadié: L'ALIMENTATION SUICIDE, Fayard, Paris.

" Frères des Hommes" : Des petits plats pour faire avancer les choses

Emmanuelle Aubert : Les 9 grains d'or dans la cuisine, Le courrier du livre, 1983

Danièle Starenkyj : Le bonheur du végétarisme.

Principes de vie et recettes, Orion 1988

 

Ecoagir

Le site de Jean pierre Houde du Québec vous aide pour créer des écovillages et contient une quantité d'informations passionnantes, voir liens.

" Bien que les méthodes se sont raffinées avec le temps, il reste que l’alimentation carnivore de l’homme, n’a aucun avenir, surtout dans un contexte de surpopulation. La perte d’énergie dans les différents niveaux, fait que l’énergie récupérée en haut de la pyramide n’est qu’une fraction de l’énergie disponible en bas. Si dans la nature, les prédateurs sont si peu nombreux, c’est que dans la nature, l’équilibre est naturellement présent. L’humanité ne peut être composée d’une majorité de prédateurs, c’est d’aller à l’encontre de l’équilibre." JP Houde

 

Vous pouvez compléter l'étude de ce sujet par ce qu'est l'élevage industriel, des liens de cette page vers l'Université de Genève et le site Ecoagir, et enfin cette page web :

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